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CoolerMaster Centurion 534, la bonne affaire ?

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Écrit par Pascal Thevenier   
Mercredi, 14 Juin 2006 11:19
Le boîtier étant finalement un des éléments les plus « évolutifs » d’une configuration ou plus exactement un de ceux qui perdurent le plus longtemps, autant opter pour un modèle offrant une belle accessibilité et une ventilation correcte. Si en plus il est réussi sur le plan esthétique, qu’il n’est pas hors de prix et qu’il se montre pratique à l’usage, c’est une bonne affaire. Loin de la mode des boîtiers « transformers » d’Advance et des Lian-Li totalement construits en aluminium, la gamme Centurion de CoolerMaster évolue depuis son lancement en 2004… La dernière version en date est le Centurion 534 qui combine un châssis en acier et une façade en aluminium avec un prix franchement attractif…


Le juste prix…

Si un boîtier à plus de 200 € ne grève pas réellement le budget d’une configuration (très) haut de gamme, il en est tout autrement quand l’utilisateur recherche avant tout le meilleur rapport prix/performances. Dans ce cas, les belles grandes tours et les boîtiers en aluminium sont exclus à cause de leur tarif. Faut-il alors se ruer sur les boîtiers peu coûteux livrés avec une « grosse » alimentation ? Certainement pas ! Il sont généralement très mal conçus, les tôles sont fines et coupantes… Quant à l’alimentation, son poids en dit long ! Quand un boîtier d’entrée de gamme complet pèse à peine le poids d’une alimentation, il y a forcément anguille sous roche. Il vaut généralement mieux opter pour un boîtier et une alimentation milieu de gamme plus à même de remplir le rôle avec brio. Le Centurion 534 qui nous occupe aujourd’hui est proposé à partir de 66 €. Associé à une alimentation Fortron ou LC Power de 400 Watts facturée dans les 40 €, l’ensemble revient à une centaine d’euros comme un Antec Sonata II… Le Centurion se positionne naturellement de manière plus agressive qu’un Super Lan boy ou qu’un Lian Li 100% aluminium dont les tarifs débutent aux alentours de 80 €.


La recette d’un bon boîtier…

Pour faire un bon boîtier, la recette est simple. Il faut un bon châssis pour le côté pratique et une bonne bouille pour séduire. Du côté du châssis, tout et n’importe quoi existe dans les boîtiers sans marque. Des modèles où il est impossible de faire rentrer un graveur sans démonter la carte mère, en passant par ceux où rien ne semble « droit » et autres dont un grand nombre de baies sont tout simplement inexploitables, il faut le voir pour le croire.

Pour se maintenir à un tarif agressif, le Centurion 534 utilise comme ses prédécesseurs un châssis en acier. Les bords sont tous correctement travaillés : soit usinés de manière non coupante, soit en étant « enroulés ». La rigidité est excellente tout comme la peinture qui confère une excellente finition à ce Centurion 534.

Pour se hisser un cran au dessus des modèles acier et plastique, CoolerMaster a retenu de l’aluminium pour la partie centrale de la façade. Les grilles placées de part et d’autres sont pour leur part en acier. Là encore, le choix est judicieux et la présentation bénéficie ainsi d’un bon cachet sans grimper dans les prix.

Nous reviendrons plus en détail sur le châssis et la façade lors du montage…


Oh, la belle boîte…

C’est entendu, personne n’achète un boîtier pour son emballage. Cependant, quand le carton fait déjà bonne impression, on se sent rassuré ! Le Centurion 534 est bien protégé dans un emballage plastique et comme toujours entouré de deux blocs de frigolite. Le boîtier accuse 9,7 kg soit le double d’un modèle en aluminium comme le Super Lan Boy. Avec 480 x 435 x 202 mm, le Centurion a une ligne « équilibrée ». Il ne présente donc pas un aspect massif encore atténué par la forme de la façade.

Une fois le panneau latéral démonté, on découvre le système de fixation totalement sans vis. Les 5 unités 5 ¼ et les deux baies 3 ½ placées en dessous utilisent une glissière qui arme des pointes de verrouillage qui entrent à la place des vis. Il suffit d’insérer le périphérique dans la baie et de déplacer la glissière vers l’avant pour qu’il soit fixé. Un loquet permet ensuite l’arrimage de la glissière elle-même. Simple et efficace, ce système est déjà très utilisé. Il présente l’avantage de n’avoir aucun élément qui peut se perdre…
Les trois baies 3 ½ internes placées dans le bas du Centurion sont destinées à des disques durs. Elles sont disposées perpendiculairement, ce qui permet de « charger » les disques durs par le côté. Ces derniers se glissent dans une cage moyennant la fixation de deux rails en plastique de part et d’autre. Ce montage sur rails en plastique élimine les vibrations mais pas autant que les berceaux métalliques d’Antec avec des supports en caoutchouc autour des vis.


Installation

Pour « tester » le Centurion, nous avons transféré une configuration qui se trouvait dans le SunBeam Trio. La fixation de la carte mère se fait par des entretoises. Notre Asus P5N2D SLI nécessite 9 fixations et CoolerMaster livre juste 9 entretoises. Une ou deux de plus ne seraient pas un luxe en cas de perte… Suffisamment spacieux, le Centurion 534 permet de monter la carte mère ou les unités optiques et disques durs dans n’importe quel ordre. Aucun élément ne vient chevaucher un autre.


Le montage de périphériques externes nécessite le retrait de la façade pour pouvoir démonter le cache et donner accès aux baies. La façade tient très fermement au châssis, c’est un plus à l’usage mais le retrait est parfois un peu laborieux. Au chapitre des griefs, comme dans le cas de beaucoup de boîtiers « sans vis », le système d’arrimage du Centurion 534 ne permet pas de fixer un réhobus ou un écran LCD dont la profondeur est réduite. Ce genre d’équipement se vis habituellement sur via le premier trou de part et d’autre de la baie.

Le mécanisme de rétention des cartes filles est lui aussi sans vis. Très bien pensé, il permet de verrouiller tous les types de cartes, y compris les plus larges. Une vis peut quand même venir en complément au cas où…

La façade du Centurion 534 offre deux ports USB, un connecteur FireWire ainsi qu’une entrée et une sortie audio. CoolerMaster a le bon goût de fournir un manuel multilingue, français compris, avec une explication détaillée du câblage fil à fil. Un réel plus même si les connecteurs sont déjà étiquetés. Le connecteur audio est particulièrement soigné avec une prise AC’97, une pour le HD Audio et enfin « fil à fil » pour d’éventuelles cartes mères pas trop standardisées. Le Centurion 534 est également livré avec un collier de fixation et un support adhésif pour soigner le passage des différentes prises : power, reset, speaker ainsi que les deux LED bleutés (activité disque et PC sous tension). Le montage final peut ainsi être très soigné surtout si on prend soin de gainer les fils qui partent vers la façade.

Dans le cas de notre configuration, la nappe ronde qui relie les deux disques Parallel ATA à la carte mère fait un peu « désordre ». Avec des disques SATA, le câblage serait nettement plus propre…


Power…

Le bouton de mise sous tension est très sensible, une légère pression suffit. Le ventilateur de 120 mm livré se montre silencieux. De type 3 fils, il est illuminé par des leds bleues dont la lumière rayonne au travers des grilles de la façade. En combinaison avec les deux leds témoins également bleues, le résultat est du plus bel effet. Même avec une activité importante des deux disques durs 7200 rpm, le Centurion 534 ne vibre pas.
Côté ventilation, il est difficile de rapporter des valeurs « raisonnables » étant donné la température actuelle. Dans une pièce portée à 30°C par un soleil de plomb, le Centurion a du mal avec son unique 120 mm placé en façade. Le ventilateur du Pentium 4 540 tourne à 3000 rpm machine au repos. L’airduct ne suffit pas… Nous avons alors monté un ventilateur de 80 mm alimenté en 5 volts entre le panneau latéral et la base de l’airduct ainsi qu’un ventilateur de 120 mm à l’arrière (en 5 volts également). Dans ces conditions, le système est silencieux et le ventilateur du Pentium 4 maintient le processeur à 49°C mais cette fois en ne tournant qu’à 2000 rpm où il est peu audible.


La face arrière peut recevoir indifféremment un ventilateur de 80 mm, 92 mm ou 120 mm. La grille usinée en nid d’abeille directement dans le boîtier présente une large surface de passage pour l’air. Elle est en outre « bossée » vers l’extérieur, ce qui l’éloigne des pales du ventilateur et contribue à réduire le bruit. Le panneau gauche est ajouré à hauteur des cartes filles pour amener de l’air frais, notamment pour une carte graphique. Avec ses nombreuses prises d’air, le Centurion 534 n’est pas un boîtier isolant sur le plan acoustique. En choisissant des ventilateurs discrets (par exemple un VF700 sur la carte graphique), ses nombreuses prises ouïes créent un bon flux d’air sans qu’il soit nécessaire de ventiler outre mesure.


Conclusion

En comparaison avec le SunBeam Trio, le dernier boîtier que nous avons testé, le Centurion 534 est nettement plus convaincant. En fait, il présente même très peu de défauts et ceux-ci sont vraiment bénins. Relativement « neutre » sur le plan esthétique, ce CoolerMaster en séduira certainement plus d’un par son design sobre. D’un point de vue pratique, il profite d’une excellente accessibilité qui facilite le montage ou une mise à jour. Sans être révolutionnaires, les systèmes sans vis (hérités des générations précédentes) du Centurion 534 sont efficaces et simplifient réellement la mise en œuvre. Sauf dans le cas de quelques périphériques 5 ¼ tels que réhobus ou écran LCD. Au final, on pourrait lui reprocher de n’être livré qu’avec un seul ventilateur de 120 mm mais compte tenu de la qualité générale et du prix, ce n’est pas un grief notable.

CoolerMaster Centurion 534 : 9,5/10
Pour :
Prix, design, finition, ventilateur de 120 mm silencieux, systèmes sans vis, 5 baies 5 ¼, documentation (et marquage câbles).
Contre : Rien de spécial
Mise à jour le Mardi, 10 Novembre 2009 20:23
 
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