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SunBeam Trio en test...

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Écrit par Pascal Thevenier   
Jeudi, 01 Décembre 2005 11:56
Sunbeam est très connu pour ses accessoires PC orientés « tuning ». Le constructeur s’est fait principalement connaître par ses rhéobus et un des premiers boîtiers en acrylique puis par différentes réalisations controversées comme les Samurai et les Transformer. Avec ses nouveaux Trio, Sunbeam revient à un design plus classique et une touche d’originalité. En voyant les trois « vumètres » en façade, on ne peut s’empêcher de faire un lien de parenté avec les Cavalier de CoolerMaster, mais ce trait commun ne signifie pas un clonage d’une marque par une autre comme cela avait déjà été le cas. Chacune des trois tours du Trio a sa propre personnalité : argent, noir et argent/noir. Au-delà de ce look plutôt réussi, le côté technique est-il à la hauteur ?


Un Trio pour qui ?

Proposé au prix très (trop) élevé de ~80€ en France et en Belgique (mais seulement 55€ en Allemagne), le Trio entre en concurrence avec des boîtiers comme l’Antec SLK 3700 BQE ou le Cooler Master CAV-T01 Cavalier 1 mais ceux-ci ne sont d’une part pas très tuning et d’autre part, ils ont l’avantage d’être livrés avec une alimentation. De ce fait, le SunBeam Trio cible plutôt l’Antec Super Lanboy et dans cette gamme de prix, il se « heurte » également au premier prix de chez Lian Li, à savoir le PC-7 Plus. Construit en acier alors qu’on peut déjà se procurer des boîtiers en aluminium dans cette gamme de prix, le Trio doit proposer des éléments distinctifs pour faire pencher la balance en sa faveur. En regardant les spécifications, le Trio dispose de plusieurs éléments intéressants : un panneau latéral avec un plexi équipé d’un ventilateur 80mm lumineux bleu, un ventilateur 120mm à l’arrière, trois vumètres en façade (puissance des ventilateurs, niveau audio et température), des connecteurs USB et un FireWire sur le côté droit ainsi que qu’un variateur de vitesse pour les ventilateurs et une molette d’ajustage du niveau sonore. Avec ces fonctionnalités – surtout la sonde de température et le réglage des ventilateurs – le Trio a de quoi sortir son épingle du jeu…



Réception…

A la réception du colis, on se demande si on n’a pas affaire à une tour en aluminium tant le colis est léger… Bonne nouvelle, après le déballage, la tour est en parfait état. Son carton de protection est solide et le boîtier est maintenu par deux gros blocs de « frigolite ». Enfin, le Trio accuse quand même presque 6.5Kg sur la balance soit bien plus qu’un Lian Li PC-7 (5Kg) ou qu’un Antec Super Lan Boy (4Kg). Il est vrai qu’on est maintenant loin des premières tours ATX en acier bien épais…


Avec ses dimensions de 440 x 430 x 200 mm, le Trio est moins massif que le Super Lanboy (435 x 419 x 208 mm) mais ils présentent tous les deux le même volume interne. Le Trio s’inscrit donc au rayon des boîtiers spacieux même si on est encore loin d’un Lian Li classique (490 x 450 x 210 mm). A l’intérieur de la tour, on trouve un sachet avec des vis et une documentation des plus sommaires. Elle explique juste qu’il faut brancher quelques prises pour que les vumètres fonctionnent. On aurait aimé quelques détails sur le branchement de la prise USB2 « splittée » broche à broche tout comme celle destinée à l’audio...


Côté refroidissement, les deux ventilateurs sont translucides et portent un autocollant SunBeam. Ils sont hélas équipés d’une simple prise Molex, exit donc leur monitoring… En examinant les câbles qui viennent du module avant, on remarque qu’il existe bien une sortie Molex destinée à piloter deux ventilateurs pour un maximum de 0.6A. Bref, de quoi brancher les deux fans qui équipent le Trio.


Installation…

Un des points importants dans les boîtiers est la simplicité d’installation des composants. Nous avons commencé par monter une alimentation Fortron avec un ventilateur de 120mm. Petit détail, la patte qui supporte le bloc vient buter contre la grande grille du ventilateur. Le problème est vite réglé, il suffit de plier un rien le bout de métal (pas bien rigide). L’alimentation se monte alors sans encombre.


L’installation de la carte mère n’est pas bien difficile mais il faudra faire attention lors du retrait de la backplate. Celle-ci est emboutie dans la tôle et reste fixée par deux points non prédécoupés. La plaquette et surtout les deux fixations déchirées peuvent se révéler coupantes… Il suffit ensuite de monter la backplate livrée avec la carte mère et de visser cette dernière au châssis. Le système de fixation est classique et se compose d’entretoises.
Le montage des cartes PCI se fait sans vis. Une bonne idée mais assez mal mise en pratique. Les loquets de verrouillage n’ont pas assez de recul et leur forme ne permet pas de venir serrer correctement une carte graphique large. La GeForce 6600 GT entre de justesse sans démonter le système « screwless » mais pour installer plusieurs cartes, le plus simple rester encore de démonter ce système et s’en remettre à des vis. Signalons au passage que les braquets sont prédécoupés et que SunBeam ne fournit qu’un seul cache… Il y a donc du travail de ce côté.


Le montage des disques durs, lecteurs de disquettes et autres graveurs se fait sans vis. SunBeam a utilisé un montage conventionnel des disques durs qui se trouvent dans l’axe de la tour et non perpendiculairement comme sur les Antec Super Lanboy. Le système de fixation est simple et rapide mais il faut quand même démonter le second panneau latéral pour accéder à toutes les fixations. La capacité d’accueil du Trio est plus que correcte : 4 baies externes 5 ¼, 2 baies externes 3 ½ et 5 baies internes 3 ½.


Le branchement des éléments de la façade est un peu plus long que sur un boîtier normal. Outre la connexion des traditionnelles fiches power, reset, hdd led et power led, il faut aussi connecter une molex pour alimenter les trois vumètres, brancher les connecteurs FireWire, USB et audio. Les deux derniers étant splittés, il faudra s’armer de patience et de prudence surtout pour l’USB... Enfin, il reste à raccorder la sortie molex du rhéobus aux deux ventilateurs de la tour et placer la sonde de température à un endroit intéressant.


Au final, le montage s’est révélé très rapide et sans avoir à faire face à des difficultés ou de grosses erreurs de conception. Les deux points faibles étant le retrait de la backplate (d’ailleurs pourquoi en mettre une vu que chaque carte mère a son modèle ?) et le système de fixation des cartes d’extension.


Et le résultat…

Comme le montrent les photos, la configuration montée dans le Trio est très propre. Sans avoir passé beaucoup de temps à ranger les câbles, l’ensemble ne manque pas d’allure même si notre configuration est assez dépouillée. La grande baie latérale en plexi permet de voir tout ce qui se trouve dans la tour et même peut-être de trop. Elle aurait pu s’arrêter avant la colonne de fixation des disques durs pas spécialement esthétique.


La façade du Trio est assez originale sans pour autant tomber dans le kitch. La partie inférieure abrite les trois vumètres et la partie grillagée fait office de prise d’air, notamment dans le cas du montage d’un ou de plusieurs ventilateurs. Le dos de la façade dispose de trous de fixation pour pas moins de 4 ventilateurs de 80mm, un 92mm ou mieux, un de 120mm (mais son insertion risque d’être scabreuse car la colonne de fixation des disques est très proche). La façade est équipée d’une porte avec des charnières solides. Elle cache les 4 baies 5 ¼ et les 2 3 ½ ainsi que les boutons power et reset. La fermeture est assurée par deux aimants fixés aux châssis et les vis qui maintiennent le grillage sur la porte. Les témoins de mise sous tension et d’activité du disque dur sont masqués par la structure de la porte. Dommage… Placés derrière la grille, ils auraient été du plus bel effet.


Sur le côté droit du Trio, on retrouve le module avec les ports USB, FireWire et audio ainsi que deux molettes : une pour la vitesse des ventilateurs et l’autre pour ajuster le son. En déplaçant le boîtier, nous avons remarqué un léger manque de rigidité surtout quand les portes ne sont pas fermées. Il est vrai que l’acier utilisé est assez fin vu le « poids plume » de cette tour…


Mise sous tension et performances…

Une très bonne surprise nous attend ! Après avoir pressé le bouton power, les deux ventilateurs du Trio se révèlent très silencieux. Le petit 80mm est illuminé en bleu et donne un très bel effet. La circulation d’air interne est assez efficace car même après de nombreuses heures de tests, le ventilateur du Pentium 4 540 n’est jamais monté dans les tours. Il est toujours resté à 1795rpm et se montre peu audible à cette vitesse. Les bonnes performances sont bien entendu liées au 80mm qui alimente directement le HSF du processeur en air frais. Le potentiomètre du Trio permet d’ajuster le voltage des ventilateurs de 6v à 11v. Mais ces derniers n’ayant pas de monitoring, nous ne savons pas à quelle vitesse de rotation correspondent ces tensions. Au minimum, le Trio est réellement très silencieux. A plein régime, il est audible mais peu bruyant. Pour se faire une idée des performances du Trio, nous avons monté sa sonde de température entre le processeur et le chipset, un endroit très chaud sur les configurations Intel. Afin de vérifier la précision de la sonde et de son vumètre, nous avons monté celle de notre voltmètre juste à côté.


La sonde du Trio est très correcte mais l’affichage sur le vumètre n’est pas très précis. Il permet cependant de se faire une idée de la température interne. Comme le montre le tableau, l’écart de température pour le chipset et le processeur entre les régimes min et max est assez faible surtout en charge (2°c pour le processeur et 1°C pour le chipset). Par contre, on observe 5°C d’écart sur la sonde placée entre les deux points chauds. Silencieux et performant avec les ventilateurs d’origine, le Trio marque de bonnes notes.


Conclusion

Avec le Trio, SunBeam propose un boîtier bien plus conventionnel que les précédents. Construit en acier assez fin, il est léger. En contrepartie, il manque un peu de rigidité. Mais le Trio affiche des avantages assez intéressants comme une facilité de mise en œuvre et une rapidité de montage appréciable. Ses réels points forts sont la présence des trois vumètres dont celui de température bien pratique et le rhéobus qui permet de contrôler ses deux ventilateurs silencieux. De plus, le Trio est efficace et, dans notre cas, ne présente aucune vibration. Le report de la connectique sur le côté droit est un plus, notamment le contrôle du volume, mais on retrouve ce genre d’équipement sur d’autres boîtiers. Il reste cependant quelques détails à améliorer comme la fixation sans vis des cartes d’extension, la backplate ou encore des braquets en L réutilisables (et non des « plaquettes jetables »). Dans l’absolu, le Trio nous a bien plu. Cependant, si on se penche sur les tarifs pratiqués en France et Belgique, il est affiché à 79€. Or au même prix, on trouve déjà un Lian Li PC-7A+ certes sans vumètre ni rhéobus mais en aluminium, super rigide et qui bien que « rustique » ne souffre pas de détails de finition. Par contre à 55€ comme en Allemagne, le Trio est une très bonne affaire…

SunBeam Trio : 7.5/10 (prix français) - 9/10 (prix allemand)
Plus :
Simplicité de mise en œuvre, les 3 vumètres, le rhéobus, la sonde de température, les ventilateurs silencieux et efficaces, le look
Contre : Prix (en France), manque un peu de rigidité, quelques détails de finition : braquets, fixation screwless des cartes, backplate, etc.
Mise à jour le Mardi, 10 Novembre 2009 20:23
 
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