Test fun : Icemat Gear 2nd Edition et Siberia

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Écrit par Pascal Thevenier   
Jeudi, 16 Juin 2005 11:17
Une fois n'est pas coutume, nous nous laissons aller à un test beaucoup moins formel puisque nous avons essayé un tapis de souris Icemat ainsi qu'un casque audio du même constructeur. Ces produits – surtout l'Icemat Gear 2nd Edition – visent les joueurs passionnés. Est-il nécessaire d'être un « gamer » pour s’intéresser au casque Icemat Siberia et à l’Icemat Gear ?


Juste un tapis ?

Quand on utilise simplement son PC pour de la bureautique, on n’a pas forcément besoin d’un tapis de souris. C’est encore plus vrai quand on utilise une souris optique récente capable de s’accommoder de nombreuses surfaces. Quand on joue, les choses sont assez différentes. Certains constructeurs comme Func l’ont rapidement compris et bon nombre de joueurs raffolent de ce tapis. En tant qu’ex-grand fan de Quake III, j’utilise à titre personnel un des Func Surface 1030. Je dis bien « des » vu qu’au fil du temps, la surface la plus utilisée du tapis finit par être usée. Les patins en nylon viennent généralement à bout de mon tapis qui ressemble à un slik en fin de course. La précision chute alors de manière dramatique. Fini les tirs précis au « rail gun » dans QuakeIII et les « tirs à la tête » d’Unreal Tournament…
Un bon ensemble souris et tapis donne également un certain confort lié à une plus grande précision dans d’autres domaines. Pour la retouche d’images, cette précision est très importante à mes yeux. A force de switcher très souvent entre ma propre machine et des PC de test montés avec des souris et des tapis plus communs, c’est toujours un grand plaisir de retrouver ma Razer Viper et mon Func Surface 1030… Un ensemble dont la précision et la légèreté de « glisse » me procure toujours le même plaisir.


Icemat Gear 2nd Edition

A raison de deux Surface 1030 par an, le budget tapis de souris finit par être conséquent : ~50€ par an. C’est quand même un luxe certain ! Icemat propose son tapis de souris Icemat Gear 2nd Edition à un prix comparable à celui du Func soit ~25€. La première chose qui surprend, c’est le poids ! Un tapis de souris pèse généralement 250 gramme, ici on dépasse les 700 grammes. C’est tout à fait normal vu que l’Icemat Gear 2nd Edition est en verre et beaucoup plus grand (250 x 300 mm) que le Func. Le moins que l’on puisse dire est qu’on est surpris au déballage… Sous ce tapis, Icemat a placé six plots mi-durs qui en combinaison avec le poids du tapis évitent tout glissement. Vu le matériau utilisé, j’ai craint le pire au niveau des arêtes, imaginant déjà les pires sévices à mon pauvre poignet. Heureusement, il n’en est rien, les bords sont tous arrondis et au final, ils se révèlent même moins agressifs que ceux en caoutchouc du Func.


La première chose qu’on fait pour essayer un tapis est de mettre une souris dessus sans autre forme de procès. A ce moment, on se demande comment il est possible de commercialiser un tel produit ! Ma Razer est certes précise mais les déplacements sont peu agréables et le bruit de frottement presque insupportable. Puis, on jette un coup d’œil dans la boîte où se trouve un petit « autocollant » noir et une notice. Du tape pour coller le fil de la souris ? Non, un Padsurfer à découper et à coller sur ou mieux à la place des pieds de la souris. « Optimisé » pour glisser sur le verre, il donne une glisse incroyablement légère à la souris. Un simple coup d’index et ma Razer traverse la largeur de l’Icemat Gear 2nd Edition. Du pur bonheur ! Au niveau de la précision, ce tapis écrase bien entendu un Func usé mais face à un nouveau, pas vraiment de différence…

Malgré les Padsurfer, le bruit de glissement reste assez caractéristique du glissement sur la surface en verre. Personnellement, je n’apprécie pas outre mesure mais je dois reconnaître que le toucher le l’Icemat et sa « glisse » pèsent bien plus lourd que ce détail auquel je finirai certainement par m’habituer. Sans compter qu’au niveau du look, il n’y a pas vraiment photo. Le Func est sympa en noir mais le lettrage orange ne me plait que moyennement… L’Icemat avec son look verre givré dégage une toute autre classe.




Conclusion ?

Quand on m’a proposé d’essayer ce tapis, j’ai failli répondre : Que peut-on raconter à propos de ce genre de trucs ? Bien m’en a pris, j’ai préféré répondre pourquoi pas même si je ne voyais toujours pas un grand intérêt dans une manœuvre qui me passionnait bien peu. Au final, je suis loin de regretter cet essai. Je suis même ce qui pourrait s’appeler – dans un autre monde – un switcher. Oui, je l’avoue, l’Icemat Gear 2nd Edition m’a franchement séduit. Au niveau des points positifs, il est clairement bien fini, très beau (question de goût), particulièrement « ergonomique » (entendez par-là que les bords ne sont pas agressifs), glisse à merveille, agréable au toucher. En comparaison avec mes « habituels Func », il ne s’use pas ! Il est vrai que j’ai toujours un peu de mal à me faire au bruit de la souris mais je ne pense pas revenir à mes premiers amours ! Autre point regrettable, cet Icemat Gear 2nd Edition n’est pas facile à trouver dans le commerce…


Icemat Siberia

Oui, vous l’avez deviné, j’ai croisé Mr Icemat dans la rue et il m’a filé ces choses qui ne m’intéressent habituellement pas. Les casques audio sont encore logés à une plus mauvaise enseigne que les tapis de souris car je ne les aime pas. Habituellement, ils me font mal aux oreilles et me procurent le plus grand inconfort. Je reste fan d’un bon kit d’enceintes 2.1 comme mes ex-exceptionnelles Altec Lansing ACS 45.1 « malheureusement » remplacées par des Altec Lansing FX 6021 un peu moins équilibrées à mon goût… Bon, me voilà avec un casque Siberia (~70€) qui, comme le laisse présager son nom, est blanc, blanc iPod même.

Bon, je n’ai pas le choix, il fait chaud et il va falloir se coller ce (gros) truc sur la tête puis écouter de la musique, jouer et téléphoner. Le Siberia est encombrant, mais finalement, une fois qu’on le porte, on n’a pas d’impression de lourdeur (244 gr). Le câble d’origine est un peu court. Il ne fait qu’un mètre, heureusement que les FX 6021 ont une base de contrôle du volume avec une sortie casque répliquée. Dans le cas contraire, il faut utiliser l’allonge de 1,80 m équipée d’un contrôle de volume. Avec 2,80 m de câble, ça commence à faire franchement long et encombrant. En fait, il aurait était plus judicieux de placer le contrôle de volume directement sur le câble du casque. Si on souhaite l’utiliser avec un PDA ou un baladeur, la longueur de 1 m est suffisante mais on doit s’en remettre au contrôle de l’appareil ou vivre avec 2,80 m de câbles dans les poches… Icemat a apporté du soin aux connecteurs qui sont tous plaqué or. Certains diront que ça ne sert à rien mais n’étant pas ze mélomane, je m’abstiendrai de juger. Même l’adaptateur jack 3,5 mm vers 6,3 mm est entièrement « plaqué or ». Au moins, c’est beau et ça fait pro !

Ca fait maintenant plusieurs heures que j’ai le casque sur la tête et que j’écoute de la musique. Un record, en général, je ne tiens pas une heure surtout qu’il fait chaud. C’est donc que les petites ouilles d’aération sont utiles ! Le siberia reste bien en place et ne me provoque pas l’habituelle et désagréable impression d’oppression. J’aime particulièrement bien le système de soutien du casque. Il s’adapte parfaitement sans avoir à tirer sur les trucs et raccourcir des machins. Serait-ce un premier casque plug’n’play ? Dans mon cas, il semble que oui.

Au niveau audio, c’est assez surprenant. Il y a de quoi se demander comment un simple casque restitue aussi bien le spectre audio. Bien entendu, on ne sent pas les basses comme avec un caisson en bois (d’enceintes PC) de 400 x 200 x 200 mm mais elles sont bien là. En tous cas, plus présentes que je ne le présageais. Le son me semble équilibré sans dominance d’aigus, medium ou basses. Enfin, face à mes FX6021 qui séparent fort bien les médiums des aigus, cette séparation me manque avec le casque. Mais, je suis agréablement surpris…

Le casque Siberia est livré avec un micro « cravate » et un fil très, très long. En fait aussi long que l’allonge du casque. On n’aura donc pas de mal à le placer de manière optimale. Testé sur la carte son intégrée de ma MSI K8N Neo2 Platinum, même avec le « Micro Boost » activé et le curseur au maximum, le niveau sonore est faible. Ca ne pose pas de problème en utilisation Voice over IP mais qu’en sera-t-il dans une lan avec un bruit de fond plus élevé.

Icemat a le souci du détail. Le petit micro dispose d’un interrupteur, ce qui n’est pas des plus courants. Nous avons déjà évoqué la longueur du câble micro, mais il ne faudrait pas oublier la section du câble du casque. On est loin des fils à deux francs et six sous de section ridicule qui s’enroulent sur eux mêmes et se coupent… Même s’il est « gros », le fil du casque est souple. Pour bien faire, il faudrait que je vous parle un peu du casque en lui-même, mais un problème se pose. Il faudrait que je le retire… Et l’envie me fait cruellement défaut. Bon, c’est quand même fait. Les matériaux sont de très bonne qualité, on ne craint pas qu’un plastique casse et les petits câbles métalliques rétractables dans … euh, comment dire… dans le truc qui pose sur la tête laissent une impression de solidité. Les écouteurs sont profonds et entourés de bonne épaisseur de mousse ni trop dure ni trop molle.


Conclusion

Une fois encore, il s’agit essentiellement d’un avis personnel, ce genre de produits n’était pas « benchable » avec nos moyens. Toujours est-il que je regrette de n’avoir pas sorti ce foutu casque de sa boîte plus tôt. Ca m’apprendra à faire le boulay qui ne prête pas toujours de l’intérêt à d’autres choses qu’à des cartes graphiques et des processeurs. Pour quelqu’un qui ne supporte ou plus exactement qui ne supportait pas les casques, ce Siberia m’a plu. D’une part il est bien fini, mais surtout, il n’y a rien à régler. Il tombe pile poil sur la tête et les oreilles. C’est déjà un très bon point. Ensuite, il est agréable à porter et ne donne pas l’impression qu’on transpire des oreilles (c’est affreux quand ça arrive). Pour ne rien gâcher, j’aime beaucoup son look mais vu sa taille, je ne m’en servirais quand même pas dans la rue. Enfin, le son est largement au dessus de ce que j’attendais d’un casque. Quant au micro, on peut vraiment dire que c’est la partie qui m’intéresse le moins, il manque un peu de volume dans le cas de ma configuration de test. Le seule reproche que je fais à ce casque est la longueur un peu juste de sa prise : 10 cm de plus auraient suffit dans bien des cas et éviteraient d’avoir à dégainer l’allonge de 1,80 m.
Mise à jour le Mardi, 10 Novembre 2009 20:23