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Test fun : Roccat Kova[+] et Alumic

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Écrit par Pascal Thevenier   
Mardi, 08 Novembre 2011 13:17
S’il y a bien un périphérique auquel on peut sérieusement s’accrocher, c’est la souris ! Elle passe le plus clair de son temps dans notre main droite (ou gauche pour certains). En matière de souris, tout le monde a ses petites préférences : avec ou sans fil, compacte ou massive, remplie de boutons ou basique, légère ou lourde, etc. Si vous les aimez performantes, légères et filaires, la Roccat Kova[+] est un modèle particulièrement intéressant. Sans verser dans le registre des mulots « bourgeonnant » de boutons, elle offre de nombreuses fonctionnalités grâce à la fonction l'EasyShift[+]. Pour ne rien gâcher, la Kova [+] est ambidextre… Tant qu’à tester cette bête de course, nous l’avons associée à son tapis Roccat Alumic.


Chacun sa souris…

Lors du test d’une souris, il n’y a pas vraiment de critères objectifs à moins de comparer des specs techniques. Mais même avec les meilleures caractéristiques possibles, une souris n’est pas forcément agréable. C’est d’autant plus vrai que les goûts diffèrent d’un utilisateur à l’autre. Certains préfèrent une souris sans fil quitte à ce qu’elle soit plus lourde, d’autres préfèrent un modèle très léger, d’aucuns sont partisans d’une volée de boutons, etc. Enfin, au fil du temps, des habitudes finissent par naître à force d’utiliser « sa » souris. Utilisateur d’une Razer Viper depuis sa sortie, je me suis finalement rabattu sur le Krait depuis la disparition de la Viper… en 2005 ! Aucun des mulots testés occasionnellement ne m’a donné la même satisfaction. C’est dire s’il existe une certaine accoutumance à la souris… Comme pour les Icemat Gear 2nd Edition et Siberia, je vous livre un avis personnel, sans aucun bench (sic), sur les Roccat Kova[+] et Alumic.


J’apprécie la Krait pour ses boutons géants « soft touch » particulièrement agréables au toucher dont les clics sont légers, nets et précis. Il en va de même pour la « roulette » dont la résistance est optimale et le clic aisé bien qu’un peu plus ferme que celui des boutons. Le revêtement latéral translucide est idéal pour un bon grip. La hauteur sous paume est parfaite pour ma main. Enfin, quand on passe un certain temps pour ne pas dire un temps certain à manier une souris, on apprécie de déplacer un poids plume plutôt qu’un poids lourd.


Emballé ?

La boîte de la Kova[+] laisse présager du meilleur sauf au niveau écologique mais c’est un autre débat. Nous avons droit à un package haut de gamme avec une partie de la face avant qui s’ouvre pour admirer le mulot et se referme grâce à un aimant. A l’intérieur, une pochette en plastique transparent renferme une pochette en carton qui renferme… Ah non, le jeu des poupées russes s’arrête là sauf pour le CD de pilotes. La pochette en carton contient donc une notice de démarrage rapide et une carte de crédit ID-card Roccat. Tout respire la qualité même si dans 90% des cas, ce bel emballage connaitra une fin tragique !


Roccat Kova[+]

La Kova[+] est une amélioration de Kova lancée en 2009. Il s’agit d’une souris légère de 90 grammes (à titre comparatif, la Krait ne pèse que 78 grammes) en comparaison avec les habituels « pavés » gamers. La forme de la partie supérieure de la Kova[+] m’a laissé perplexe dans un premier temps en raison d’une arête marquée sur le dos et d’une forme assez anguleuse. En pratique, elle ne constitue en rien une gêne. Que du contraire : elle joue un rôle de repère pour le centrage et permet donc directement la prise en main voulue. De plus, elle tombe exactement dans une ligne de la (ou peut-être de ma) main.

Le contact avec la Kova[+] est particulièrement agréable étant donné que la partie supérieure est constituée d’une seule pièce intégralement en matériau « soft touch » avec une découpe centrale pour les deux boutons géants. Leur partie translucide est à peine perceptible au toucher et nullement dérangeante. L’inscription Roccat en relief dans le bouton droit est une moins bonne idée. Pour moi, elle est trop en avant car sensible de manière bien plus marquée que les zones translucides dans certain cas. L’avant des flancs est également en plastique soft touch ce qui contribue encore à l’agrément de prise en main. Le grip global est bon bien qu’un peu inférieur à celui d’une Krait ou d’une Viper mais nous y reviendront.

Comme déjà signalé, le contact avec la Kova[+] est très agréable mais les boutons sont eux aussi particulièrement réussis. Les deux principaux sont absolument excellents ! Leur clic est tellement léger et discret qu’on a l’impression de devoir bourriner sur la Krait. La roulette est plus large et offre aussi une bien meilleure adhérence que sur la Krait, un point faible de cette dernière. Le clic central est par contre un peu trop dur à mon goût, surtout en comparaison avec les deux autres. Les boutons latéraux sont bien placés même si j’aurais préféré une position un rien plus en avant. Ils ne nuisent en rien dans la prise en main mais à l’image du clic central, ils sont un peu durs.


Spécifications

La Kova[+] est équipée d’un capteur optique réglable sur 400, 800, 1600 ou 3200 dpi. Le « pooling » peut quant à lui être réglé à 125 Hz, 250 Hz, 500 Hz ou 1000 Hz. Elle supporte des accélérations jusqu’à 30 Go avec une détection maximale de 130 ips. Comme beaucoup de souris destinées aux gamers, elle dispose d’un câble de 2 mètres et d’un « data path » en 16 bits. Depuis bien longtemps, les capacités de réaction des mulots ont dépassé celles de nos mains (en tout cas, des miennes)… D’ailleurs en lisant bon nombre de commentaires sur les souris les plus performantes, un grand nombre d’utilisateurs réduisent les dpi voire le « pooling ». Dès lors, plus que les spécifications, ce sont l’ergonomie et surtout les pilotes qui leur permettent de s’adapter aux mieux à nos attentes.


Presque sans pilote…

Le pilote de la Kova[+] (ici en version 1.25) n’est pas traduit en français. Une aide rapide affiche cependant dans le bas de la fenêtre le rôle de chaque fonction quand elle est survolée par le pointeur.
  • L’onglet « Main control » regroupe comme son nom l’indique les principaux contrôles qui régissent le de déplacement du curseur : vitesse du pointeur et accélération (identiques aux options de Windows), sensibilité, vitesse du double clic, vitesse de défilement de la molette, etc. Vu la vitesse que peut acquérir le pointeur pour un déplacement minime, une option permet de remettre les réglages d’usine. On note au passage que 5 profils sont disponibles.


  • L’onglet « Button assignement » sert à configurer les boutons. Toutefois, ils ne sont pas tous exploitables. La souris étant ambidextre, les boutons de droite ne servent pour ainsi dire que pour les gauchers. L’EasyShift[+] assigné au bouton latéral le plus reculé joue un rôle comparable à ALT ou SHIFT. Quand il est pressé, il active la seconde fonction des autres boutons. Les possibilités offertes d’origine par le pilote sont très larges et couvrent : Windows lui-même, des changements des réglages de la souris, des fonctions de navigateurs, le pilotage d’un lecteur multimédia, le contrôle du volume, des « timers » (compte à rebours par exemple) et des jeux. Au besoin, un éditeur de macro permet de modifier les possibilités existantes ou d’en créer de nouvelles. Au total, 9 fonctions peuvent être assignées de base et 8 avec l’EasyShift[+] soit 17. Mais étant donné que certaines combinaisons ne sont pas vraiment réalisables, « 11 sont exploitables de manière réaliste avec une main normale ».


  • L’onglet « Advanced Control » permet de configurer les leds qui illuminent la souris : cycle ou non entre les couleurs, effet de « respiration » ou changement net, leds allumées ou non, effet sonore lors des changements de mode (profile, dpi et sensitivité), modification du pooling rate. Cette dernière semble d’ailleurs défectueuse. Dès que la valeur est abaissée à moins de 1000 Hz, des lags insupportables apparaissent lors des scrolls : pour 10 tours de molette, un seul semble pris en compte… Pas vraiment le comportement attendu !


  • L’onglet « Update/support » affiche la version du pilote et celle du firmware. Il permet de télécharger le dernier pilote, contacter le support, aller sur le site du support, le forum de la marque, etc.


On notera que la Kova[+] peut partiellement se passer de pilote. La majorité des fonctions une fois sauvegardées restent dans la mémoire de la souris : couleurs des leds, dpi, sensibilité, etc. J’avais assigné « fermeture de la fenêtre » (ALT + F4) au bouton latéral avant gauche mais cette commande ne fonctionne plus si le pilote n’est pas chargé. Inversement, le réglage du volume assigné à EasyShift[+] avec la molette fonctionne très bien tout comme EasyShift[+] avec les deux boutons principaux pour « page suivante » et « page précédente » dans l’Explorateur et le navigateur même sans driver. Enfin, le temps de chargement de l’interface est un peu long à mon goût sans oublier qu’il faut systématiquement passer par « Apply » pour appliquer les changements (afin qu’ils soient sauvés dans la souris).


Dérouler le tapis !

Quitte à tester la Kova[+], autant le faire avec un tapis de la marque. C’est le géant Alumic qui s’y colle ! Avec 331 x 272 mm, il prend de la place même sur un bureau spacieux. A côté, mon Func Surface1030 semble bien petit… Comme la majorité des tapis gamers, il dispose de deux faces : une lisse et une plus granuleuse. Ce genre de tapis est un complément nécessaire pour une souris performante et permet d’affiner au mieux la glisse ainsi que le ratio déplacement main/pointeur. Ce n’est finalement pas la taille ni le cœur en aluminium, ni les pieds réellement antidérapants qui sont le plus agréables avec ce tapis mais le repose poignets en gel. Il est d’autant plus agréable qu’il ne glisse pas et que ça hauteur est parfaite dans mon cas. La glisse de la Kova[+] est excellente sur l’Alumic. Comme je le signalais plus tôt dans cet article, si la Kova[+] a un grip légèrement moindre que la Krait, elle glisse mieux peu importe le tapis malgré des pieds plus gros.


A l’usage, la Kova[+] m’a séduit une fois le pilote réglé à 1600 dpi avec l'Alumic sur sa face plus fine sans autre modification des réglages de vitesse ou de pooling. Au final, le comportement est similaires à celui de ma Krait sur le Surface1030 (face fine également). Les seuls bémols qui reviennent concernent la molette en tant que bouton et les boutons latéraux un peu trop durs. Si l’EasyShift[+] est pratique en bureautique, il me laisse vraiment perplexe dans un FPS. Peut-être que des boutons moins durs rendraient cette fonctionnalité plus commode… Dans un RPG, certains simulateurs ou plus généralement dans des jeux qui ne demandent pas un temps de réaction réduit, l’EasyShift[+] apporte un certain confort.



Conclusion

Alors que je désespérais de trouver un jour une souris pour prendre la relève de ma bonne vieille Razer Krait, la Roccat Kova[+] a pointé le bout de son nez. Voilà enfin une souris ambidextre légère, avec d’énormes boutons aux clics légers et un revêtement soft touch presque intégral. Malgré un design qui m’avait laissé initialement perplexe, la Kova[+] tombe parfaitement dans le creux de ma main. Ni trop large, ni trop haute, elle s’aligne facilement grâce à son « arête » dorsale. Pour ne rien gâcher, la molette de la Kova[+] est bien plus agréable grâce à un meilleur grip que celle de ma bonne vieille Krait. Même s’il est un peu plus lourd, le mulot de Roccat compense par une meilleure glisse. La souris étant adaptée aux gauchers comme aux droitiers, tous les boutons latéraux ne sont pas exploitables. De plus, j’aurais aimé qu’ils soient un rien plus en avant et surtout qu’ils soient un peu moins durs. Côté pilote, les possibilités sont très larges et les préréglages disponibles nombreux. Il reste à espérer que le bug du pooling sera corrigé prochainement. J’en oublierais presque les leds de couleurs variables de la Kova[+], totalement inutiles, elles sont donc indispensables pour tout geek qui se respecte. Le Roccat Alumic est certainement un bon compagnon pour ceux qui aiment les grands mouvements du poignet pour balader leur mulot un peu partout. Etant un adepte des moindres déplacements, c’est surtout son repose poignets que j’ai apprécié.

Roccat Kova[+] :
Pour :
Taille, poids plume, glisse, revêtement soft touch, finition, clic des boutons principaux, grip de la molette, leds de couleurs, EasyShift[+] pratique en bureautique et dans les jeux lents, peut se passer (partiellement) du pilote une fois réglée.
Dans la moyenne : Prix, options du pilotes.
Contre : Boutons latéraux et clic central un peu durs, bug du pooling, (certaines commandes ne fonctionnent pas sans le pilote).


Roccat Alumic :
Pour :
Repose poignets, pieds antidérapants efficaces, finition, grande surface.
Dans la moyenne : Prix.
Contre : Quand même encombrant...