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Xigmatek Midgard : que demander de plus pour 60 € ?

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Écrit par Pascal Thevenier   
Vendredi, 02 Avril 2010 09:48

Xigmatek s’est fait connaître par ses systèmes de refroidissement notamment grâce à la technologie Heatpipe Direct Touch introduite par le HDT-S983 et utilisée par les OCZ Vendetta et le Vendetta 2. Comme beaucoup de constructeurs, Xigmatek s’est diversifié en proposant un boîtier PC de type tour moyenne. Le Midgard vise les budgets contenus mais d’après ses caractéristiques techniques, il offre des fonctionnalités souvent réservées aux modèles plus coûteux. Il est ainsi livré avec deux ventilateurs, des filtres anti-poussière, un réhobus pour trois ventilateurs et de nombreux mécanismes de fixation sans vis ainsi que des systèmes anti-vibratoires. Mais de la théorie à la pratique, il y a souvent de grosses déceptions pour les composants visant un bon rapport prix/fonctionnalités… Pari réussi pour Xigmatek avec le Midgard ?



Présentation

Le Midgard est livré dans une très belle boîte qui change franchement de ce que fait la concurrence. Bien entendu, personne ne choisit un boîtier pour son emballage mais Xigmatek a réellement soigné la présentation et même le « background » de son produit. En effet, Midgard (du vieux norrois Miðgarðr) signifie littéralement « enceinte du milieu », une forteresse de la mythologie nordique… Voilà qui change un peu de l’ordinaire et explique l’image présente sur la boite et le livret de montage.

Dès le déballage, le Midgard rappelle qu’il est construit en acier SECC de 0,7 mm et non en aluminium. Avec 9,28 kg, il est exactement deux fois plus lourd que le Lian Li PC-8N testé dernièrement. Le premier contact est cependant très positif. Le boîtier est très rigide et aucun détail de finition ne vient ternir ce premier avis. Le revêtement est de bonne facture, les panneaux latéraux bien ajustés et rien ne « ballotte ».


Extérieur

Côté design, le Midgard a sa personnalité. Il est à la fois sobre et suffisamment original pour se démarquer de la concurrence sans tomber sans le mauvais goût. Chacun jugera bien entendu le critère esthétique à sa manière… De manière beaucoup plus concrète, le Midgard est un boîtier franchement aéré. Ainsi, la face avant et le haut sont intégralement grillagés pour l’entrée et la sortie de l’air. Au niveau de la façade, Xigmatek a placé de la mousse qui limite l’entrée de la poussière mais pas sur le dessus (ce qui ne devrait cependant pas poser de problème étant donné le sens du flux d’air). On retrouve aussi sur l’avant le panneau des I/O qui comporte 2 ports USB, une entrée et une sortie audio ainsi qu’un port e-SATA. Pour utiliser ce dernier, il faudra bien entendu le brancher à un port adapté de la carte mère, configurer le BIOS de manière adaptée (AHCI) et installer le pilote du contrôleur…

Les leds témoins (vert et rouge pour le disque dur) ainsi que les boutons de mise sous tension et de redémarrage sont disposés sur le haut du boîtier. Ces derniers ont un contact franc, ce qui n’est pas toujours le cas sur les boîtiers les moins chers. Le capot du Midgard est amovible et il est possible de monter 2 ventilateurs de 120 ou 140 mm.

Le panneau gauche comporte deux emplacements pour ventilateurs. Celui du bas peut recevoir un ventilateur de 120 ou 140 mm tandis que celui du haut, placé en face du processeur, accueillera au choix un modèle de 80 à 140 mm. On peut regretter les formes très différentes des deux emplacements qui ne sont pas du plus bel effet et l’absence de filtre à air…

Le panneau droit a deux ouïes d’aération en nid d’abeilles placées respectivement en face de la cage à disques durs et au dos du processeur. Ce dernier est bien pratique pour évacuer la chaleur qui s’accumule parfois derrière la carte mère dans la zone du VRM et du processeur.

Le bas du Midgard a deux entrées d’air. Celle pour l’alimentation est munie d’un filtre anti-poussière en plastique facilement extractible et lavable. La seconde sert à un ventilateur de 120 ou 140 mm mais ne comporte pas de filtre. On notera dans la foulée que les pieds sont légèrement souples afin d’amortir les vibrations.

A l’avant, le Midgard est équipé d’origine d’un ventilateur de 120 mm lumineux à 3 broches. Il est assez simple d’accès car il est monté sur un support amovible vissé au châssis et pas directement sur ce dernier.

A l’arrière, Xigmatek livre un second ventilateur de 120 mm lumineux à 3 broches. Très silencieux également, il tourne à 900 rpm comme celui de la façade. Le ventilateur d’origine peut être remplacé par un 92 mm ou un 80 mm mais ce serait bien dommage de ne pas conserver celui d’origine… Enfin, la face arrière est dotée de 4 pré découpes pour le passage de tuyaux de water cooling (deux « passe câbles » souples sont fournis).


Intérieur

L’intérieur du boîtier est intégralement noir et séduira probablement les fans de tuning. La fixation de la carte mère est conventionnelle mais on note une découpe en regard de la zone processeur. Elle permet d’installer facilement un autre système de refroidissement (avec contre plaque) sans avoir à démonter la carte mère. Pratique ! Cette découpe participe aussi à l’évacuation de l’air chaud engendré par le processeur et le VRM…

Le Midgard est équipé d’un mécanisme de rétention des cartes filles sans vis. Mais comme très (trop) souvent, il n’est pas assez efficace pour maintenir une carte graphique haut de gamme double étage… Il faudra donc recourir à des vis pour cette dernière comme pour le réhobus livré d’origine (avec une vis) ! Au passage, on apprécie les 300 mm disponible pour une ou plusieurs cartes graphiques de grande taille…

Les disques durs prennent place sur cinq berceaux à chargement latéral avec chacun 4 patins en caoutchouc. Contrairement à bon nombre de concurrents, Xigmatek a pensé aux SSD et les patins peuvent être déplacés pour recevoir des unités de stockage 2 ½ pouces. Il faut cependant un tournevis pour fixer les disques…
Les cinq emplacements 5 ¼ sont équipés d’un montage sans vis aussi efficace que rapide. Il est cependant nécessaire d’ouvrir les deux panneaux pour arrimer les périphériques. Mais au final, les unités optiques sont bien fixées et on peut se passer de vis… La baie inférieure peut recevoir un périphérique 3 ½ pouces comme un lecteur de cartes mémoire, un afficheur LCD ou encore un antique lecteur de disquettes.


L’alimentation se fixe dans le bas du boîtier. Elle est isolée du châssis par un joint en mousse dense afin de limite toute vibration. Un petit plus qui montre que Xigmatek a le souci du détail.


Bundle

Le Midgard est fourni avec un réhobus alimenté en 12 volts. Il est équipé d’une prise à trois broches et d’un câble triple pour le branchement de 3 ventilateurs. Cependant, même en ne branchant qu’un seul ventilateur, la vitesse n’est pas transmise à la carte mère, le réhobus n’ayant pas de « retour » de sonde qui se fixe à la carte mère.

Parmi les accessoires, on peut aussi signaler 3 supports pour maintenir les câbles dans le boîtier ainsi que deux passe câbles pour des tuyaux de water cooling.

Enfin, la visserie est complétée par un petit speaker pour les « bips » du BIOS.


En pratique…

C’est en montant une configuration que les aspects pratiques mais aussi les défauts sont mis en évidence. Nous avons donc monté une configuration complète dans le Midgard. Premier constat, aucun défaut majeur n’est a signalé. A la fin de l’installation, pas la moindre blessure sur les mains ! En effet, les bords sont bien finis et nous n’avons remarqué aucun endroit coupant. Bien que nécessitant un tournevis, le montage des disques est très rapide. Et de toutes manière, un tournevis se révèle nécessaire pour fixer correctement la carte graphique, le réhobus et … la carte mère. Les câbles des I/O ainsi que des boutons et leds sont assez longs. Le plus « gênant » est encore l’alimentation placée dans le bas, notamment pour l’alimentation ATX 12 volts. Si le câble du bloc est un peu court et que la prise est dans le haut de la carte, il viendra jouer les troubles fêtes…


Au niveau du bruit, le Midgard n’est pas spécialement isolant en raison des nombreuses ouïes et des multiples emplacements pour ventilateurs. En d’autres mots, si les composants sont silencieux, le Midgard reste silencieux. Mais s’ils sont bruyants, il n’atténuera guère le niveau sonore. Ceci étant, les deux 120 mm livrés d’origine sont suffisants pour un système avec un Core i7 870 et une GeForce GTX 260. Nous avons d’ailleurs relevé des valeurs comparables à celles obtenues avec le Lian Li PC-8N.


Au repos et en charge avec la configration de test



Conclusion

Avec le Midgard, Xigmatek gagne son pari. En effet, ce boîtier vendu aux alentours de 60 € n’affiche pas de réels défauts, que du contraire. La finition est sans reproche, les mécanismes de fixation des unités 3 ½ et 5 ¼ sont pratiques et efficaces, les deux ventilateurs sont silencieux, la découpe au dos du processeur et l’évent en vis à sont commodes, le petit réhobus est un plus appréciable tout comme les pieds souples et les principales prises d’air sont dotées de filtres. En contrepartie, si les nombreux emplacements pour ventilateurs sont utiles, ils ne sont pas dotés de filtres. Ces multiples « trous » ne font pas du Midgard un boîtier isolant sur le plan acoustique. Avec jusqu’à 7 ventilateurs, le Midgard devrait être capable de refroidir des configurations très musclées. A chacun de trouver le bon équilibre entre ventilation et bruit. Le seul point faible est à nos yeux le mécanisme de fixation sans vis des cartes filles… Quoi qu’il en soit, c’est sans réserve que nous conseillons ce boîtier dans cette gamme de prix !

Xigmatek Midgard : 9,5/10
Plus :
prix, finition, ventilateurs silencieux, réhobus, systèmes anti-vibratoires, fixation sans vis des unités 5 ¼, filtre et joint en mousse pour l’alimentation, emplacements pour ventilateurs (jusqu’à 7), découpe et ouïe au dos du processeur.
Contre : fixation des cartes filles, nombreuses entrées d’air sans filtre.

Mise à jour le Mercredi, 30 Avril 2014 12:55