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Home Tests Dossiers 5 netbooks pour faire le point début 2010...

5 netbooks pour faire le point début 2010...

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Écrit par Pascal Thevenier   
Vendredi, 26 Février 2010 13:05

Deux ans après l’apparition du premier netbook, ces petites machines ne cessent d’évoluer. Sur le plan technique, on retrouve presque toujours le sempiternel couple Atom N2xx et i945GSE. Heureusement, les constructeurs proposent des alternatives intéressantes basées sur la nouvelle plateforme Pine Trail d’Intel mais également des machines à base d’AMD Neo. Au niveau du format, des diagonales, des résolutions, de l’autonomie et du design, les progrès sont également importants. Certes, les machines de 9 pouces ont définitivement disparu mais certains netbooks deviennent réellement efficaces grâce à leur résolution HD et les modèles de 11 pouces apportent un confort d’utilisation non négligeable. Pour dresser un bilan le plus représentatif de l’offre en ce début d’année 2010, nous avons retenu 5 machines intéressantes : Asus EEE PC 1005HA, Compaq Mini 331c, MSI Wind 12, Samsung N220 et Sony Vaio.



Chacun son point fort…

Cette fois, nous passerons les rappels sur l’évolution technologique des netbooks mais vous pouvez la retrouver dans nos anciens articles. Les cinq machines ont été retenues pour des raisons précises, sauf peut-être l’Asus EEE PC 1005HA qui, sans être péjoratif, a tout du netbook « banal ». En effet, il s’agit d’une machine de 10 pouces en 1024x600 avec un Atom N270 et un i945GSE. Le Compaq Mini 311c est très plébiscité car il s’agit d’une machine très réussie sur le plan esthétique mais également parce qu’il est le moins cher des (rares) netbooks basés sur l’ION de NVIDIA (Atom N et GeForce 9400m). En outre, et comme le veut la tendance actuelle, son prix est très agressif... Le Sony Vaio pourrait lui aussi séduire les fans de « hautes » résolutions. C’est à notre connaissance le seul 10 pouces doté d’un écran HD, c'est-à-dire 1366x768. Le Samsung N220 qui a déjà fait l’objet d’une étude préliminaire est un des premiers netbooks basé sur la nouvelle architecture Pineview-m qui hérite des avancées de Westmere, elle-même dérivée de Nehalem. Enfin, le MSI Wind 12 utilise un processeur AMD Neo, une alternative aux solutions d’Intel et NVIDIA. L’analyse de ces machines ayant toutes des caractéristiques assez uniques devrait nous permettre de dresser un bilan intéressant sur le plan technique mais aussi de donner des réponses claires à des questions courantes relatives à l’achat d’un netbook.


Question de prix

Les prix de nos cinq netbooks de test s’échelonnent de 250 € à un peu plus de 400 €. Le plus cher du lot, le MSI Wind 12, est ainsi 60% plus cher qu’un Asus 1005HA « premier prix ». Aujourd’hui, le prix moyen ou « normal » d’un netbook est de l’ordre de 330 € alors qu’il dépassait largement les 350 € un an auparavant. Il faut donc à présent de solides arguments pour justifier l’existence des modèles les plus chers... Pourtant comme nous le verrons plus loin dans ce comparatif, peu de choses justifient de tels écarts de prix. On peut cependant citer le système d’exploitation dont l’impact n’est pas toujours négligeable. En effet, le Compaq Mini 311c avec Windows 7 est 40 € plus cher que la version Windows XP. Mais curieusement, le 1005HA est livré avec Windows 7 Edition Starter... Les écarts de prix se justifient aussi en partie par certains composants comme le GeForce 9400, la présence d’un port HDMI ou la taille de l’écran et la résolution qui en découle. Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’un netbook reste un netbook avec une puissance de calcul limitée et au final des caractéristiques techniques finalement très proches. Au chapitre des bonnes nouvelles, les batteries six cellules sont devenues le standard et Bluetooth est toujours présent mais ce n’est pas encore le cas du 802.11n...

Entre la mise en oeuvre de ce comparatif et sa publication, l'Asus 1005HA a été remplacé par l'EEE PC 1005PE (299 €) basé sur la plateforme Pine Trail...


Sortis de leur boîte...

Avant d’entrer dans les comparaisons techniques plus poussées, certains détails nous ont marqués dès le déballage des machines. Ainsi, l’Asus 1005HA nous a désagréablement surpris par son déséquilibre. En effet, la batterie se trouve à l’arrière de la machine et le poids est assez mal réparti. Du coup, dès que l’écran est ouvert, ce netbook tend à basculer dès qu’il n’est plus posé sur une surface bien plate. Il ne s’agit pas d’un défaut rédhibitoire mais cette tendance est assez désagréable et nuit au confort d’utilisation quand on a la machine sur les genoux. Enfin, les micros aspérités qui définissent la zone tactile ne contribuent pas vraiment au confort d’utilisation...
Le Sony Vaio est une magnifique surprise dans les premiers instants du déballage : présentation soignée, qualité de la machine, design, etc. Malheureusement, l’enthousiasme retombe très vite une fois la batterie six cellules installée. Une rangée complète de cellules dépasse largement hors de la machine, relevant ainsi fortement l’arrière... En outre, le bouton de mise sous tension est une glissière placée à l’avant comme sur le Samsung N220. Un dispositif relativement peu pratique en comparaison avec un bouton classique. Dernière surprise des premières minutes d’utilisation, le dispositif de pointage du MSI Wind 12 ne dispose pas de fonctionnalités avancées : même pas de défilement virtuel !

Tant que nous parlons de déballage, on peut épingler les boîtes elles-mêmes et souligner qu’Asus, MSI et Sony n’utilisent que du carton là où Samsung et Compaq maintiennent leur netbook avec deux blocs en « plastique moussé »....


Design, rigidité, accessibilité et finition

Nos cinq netbooks donnent entière satisfaction au niveau de la rigidité et de la finition. Compte tenu de leur prix, c’est même assez surprenant car bon nombre de portables d’entrée de gamme n’arrivent pas à ce niveau. Nous avions émis quelques craintes initiales envers le Compaq 311c suite à une prise de contact rapide avec la machine dans une grande surface (certainement manipulée excessivement) mais elle s’est avérée non fondée avec la machine de test. Les premiers netbooks avaient un design assez « lourd » en raison notamment de l’intégration des charnières en partie dans un des cylindres de batteries. Nos cinq machines de test utilisent des charnières plus discrètes mais toutes efficaces. Les écrans sont tous bien maintenus avec suffisamment de fermeté et quasiment aucun balancement. Seul le 1005HA « décolle » de l’avant quand on cogne légèrement l’écran ouvert.

Le design joue un rôle important dans le succès d’un netbook. Dans ce domaine, le Compaq Mini 311c a une longueur d’avance ! Très fin, il ressemble à un croisement entre un MacBook Pro de première génération (clavier) et à un Unibody (écran). Difficile de résister à son charme... Le Sony Vaio est lui aussi très réussi avec un look très personnel qui fait son petit effet. Ah si seulement il n’y avait pas cette batterie disgracieuse qui dépasse... Avec le design SeaShell, Asus a déduit pas mal de monde. Mais face au Sony ou au Compaq, il a du mal à tenir la comparaison d’autant plus qu’il apparaît plus épais en vrai que sur photos (où les pieds sont tronqués). Les MSI Wind 12 et Samsung N220 apparaissent somme tout assez banals à côté de leurs concurrents du jour. Le N220 fait même un peu kitsch avec son pourtour chromé... Question de goût !


L’accessibilité est excellente sur les Compaq Mini 311c, Sony Vaio et MSI Wind 12 grâce à un grande trappe qui donne accès à tous les composants : disque dur, mémoire et carte wifi. Malheureusement, sur le MSI, un autocollant fait office de scellé et son altération invalide la garantie... Il faut cependant souligner qu’un tel autocollant était déjà présent sur d’autres modèles de la marque et que MSI préservait la garantie si la panne n’était pas liée au remplacement d’un des composants. Les Samsung N220 et Asus 1005HA ne sont équipés que d’une petite trappe pour changer la mémoire...


Ecran et résolution

Le « netbook type » a une diagonale de 10 pouces et un écran en 1024x600 pixels. Cette résolution apparaît aujourd’hui de plus en plus étriquée et cantonne les machines à la consultation de données avec beaucoup de « scrolling » en hauteur mais aussi en largeur. Avec l’arrivée de machines de 12 pouces comme le Samsung NC20, la résolution est montée en 1280x800. Depuis l’avènement des 11 pouces, les écrans travaillent en HD, c’est à dire en 1366x768. Cette combinaison de résolution et de diagonale est particulièrement agréable et offre un bon compromis entre encombrement de la machine et espace de travail. Le Sony Vaio est le seul à proposer une résolution HD sur une dalle de 11 pouces. La lisibilité en prend un coup et une telle définition ne conviendra pas à tout le monde.


1024x600 est la résolution par défaut des netbooks.

 


1366x768 offre un bureau digne d'un vrai ordinateur portable.



Les Samsung N220 et Asus 1005HA ont une dalle 1024x600 de qualité assez moyenne dont l’image est assez neigeuse et granuleuse. Le MSI Wind 12 s’en tire un peu mieux mais l’effet de neige peu agréable est aussi présent sur sa dalle. L’écran du Compaq Mini 311c est exemplaire et ne souffre d’aucune critique (excepté le fait qu’il est très brillant). Seul Sony fait mieux avec une dalle (brillante) réellement impressionnante qui contribue à une bonne lisibilité malgré la petite taille des caractères. En raison d’un rétro éclairage LED, la luminosité est excellente sur tous les écrans (surtout sur les Sony et Compaq). On notera des écarts importants au niveau du rendu des couleurs, tous les écrans ayant une dominante... Enfin, il faut noter que ces remarques ne peuvent pas systématiquement être étendues. Il est courant de trouver des dalles différentes sur un même modèle de netbooks.


Clavier et souris

Aucun de nos netbooks n’a un clavier avec des touches traditionnelles. Le Compaq Mini 311c a des touches similaires à celles des MacBook Pro de première génération. Nous trouvons ce type de clavier particulièrement plaisant et c’est lui qui récolte, et de loin nos, faveurs. Sony et Samsung ont retenu des claviers tablette de chocolat avec des touches plus petites et séparées de manière marquée. Si cette configuration est, pour nous, agréable sur un portable de plus grande taille, nous sommes partagés quant à l’utilisation de ce layout sur des machines de 10 pouces. Les touches sont finalement assez petites et même si les erreurs de frappe sont rares, il faut « bien viser ». Mention spéciale au Vaio dont le feeling des touches est excellent. Les 1005HA et Wind 12 ont des touches plates de grande taille. Dans les deux cas, il n’y ni éloge ni critique...

Au niveau des touchpads, celui du 1005HA est le plus désagréable au toucher. Heureusement, sa sensibilité est bonne, il est multi touch (zoom, défilement à un ou deux doigts) et les boutons aussi agréables que faciles d’accès. Le touchpad du Mini 311c est un peu l’antithèse de celui du 1005HA. Il glisse très bien et offre les mêmes fonctionnalités mais les boutons sont désagréables au possible : ils sont durs et sonores. S’il n’y avait pas ces deux boutons un peu trop bas, le touchpad multi touch du N220 serait parfait... Le Vaio bénéficie lui aussi d’un bon système de pointage avec une glisse agréable et de bons boutons. En l’absence de fonctionnalités évoluées, le MSI Wind 12 fait figure de parent pauvre. De plus, les boutons sont sonores et la zone tactile pas des plus agréables.


Technologies

Nous l’avons vu dans un dossier consacré au Pineview-M, la nouvelle plateforme Pine Trail d’Intel pour netbook n’apporte « pas grand-chose ». Entendez par là que les performances ne changent pas mais d’une conception basée sur un trio de puces, la nouvelle solution se contente de 2 composants avec un espace nécessaire nettement réduit. Il en va de même pour la consommation. Déjà évalué dans le test du Samsung N510, l’ION est certainement la plateforme netbook la plus avancée. On peut également souligner qu’elle utilise aussi deux puces mais le GeForce 9400m est nettement plus encombrant que le NM10. Il est aussi autrement plus performant. De son côté, AMD propose l’Athlon Neo MV-40 et le RS690 avec une Radeon X1270. Nous avons déjà testé cette solution graphique lors de l’essai du Packard Bell Dot-M. Elle s’avère nettement plus performante que les GMA 950 et GMA 3150 mais ne peut absolument pas rivaliser avec un GeForce 9400m. Par rapport à l’Atom, l’Athlon Neo MV-40 (Huron) est un « vrai » processeur avec toutes les unités de calcul habituelles (pas d’OOO et entrées sur le pipeline limités dans l’Atom). Par contre, il ne dispose que d’un cœur d’exécution sans technologie comparable à l’HyperThreading. Le principal défaut du MV-40 est sa gravure en 65 nm duquel il découle un TDP de 15 watts. A tire de rappel, un Atom N280 affiche un TDP de 2,5 watts et un Atom N450 qui intègre le contrôleur mémoire et le cœur graphique se contente de 5,5 watts. De plus, le RS690 a lui aussi un TDP énorme de 13,8 watts auxquels il faut encore ajouter ~3 watts pour le southbridge…

  • Athlon Neo MV-40 et RS 690 : 32 watts
  • Atom N280 et GeForce 9400m : 15 watts
  • Atom N270 et i945GSE : 12 watts
  • Atom N450 et NM10 : 7,6 watts

Pour clôturer la partie technologie, on peut souligner la généralisation du 802.11N et de Bluetooth mais les modules 3G et Wimax restent très rares pour ne pas dire quasi inexistants, même en option. Soulignons au passage la présence d’un slot Mini-PCIe libre dans le Compaq 311c… Ce slot permet d’étendre les possibilités de la machine en interne, une possibilité qui n’existe pas même sur des portables bien plus chers.


Système d’exploitation

A notre grand regret, les netbooks sous Linux ont pour ainsi dire disparu… Actuellement, Windows XP et Windows Vista cohabitent avec Windows 7 Edition Stater. A l’usage, Windows XP se révèle être le plus léger, ce qui est normal compte tenu de son âge, et bien qu’il ne bénéficie pas de « raffinements » comme Windows Vista et 7, il reste bien adapté aux netbooks. Windows 7 Edition Starter nous semble plus réactif que Windows Vista mais il est limité au niveau des effets graphiques avec notamment l’absence de la transparence… Nous avons installé Windows 7 Professionnel sur les Compaq Mini 311c et MSI Wind 12 qui se révèlent parfaitement à la hauteur. Sur les machines à base d’i945GSE et/ou équipées d’un écran en 1024x600, le résultat est moins probant.


Windows 7 : à l'étroit en 1024x600 !


Mais bien plus que l’OS, c’est la collection impressionnante de « blotwares » qui infeste les machines qui nuit à la réactivité. On trouve en général un anti-virus limité à 1 ans, ce qui n’est pas un mal, mais aussi une collection d’(in)utilitaires, de programmes résidents, de jeux, de services et de logiciels en version d’essai. L’Atom n’étant pas un foudre de guerre et l’Athlon Neo étant mono core, ces tâches finissent par peser… En outre, certains netbooks sont équipés de disques peu véloces, notamment les modèles Toshiba avec la palme de la lenteur pour le 160 Go du Vaio. Enfin, c’est peut-être un détail, mais Windows Vista et Windows 7 n’ont plus le très pratique assistant de transfert de photos intégré à Windows XP qui permet d’utiliser très facilement la webcam. Il faut passer par un logiciel tiers, parfois en version limitée, à l’ergonomie souvent douteuse… Au final, Windows XP conserve nos faveurs mais un Windows 7 installé proprement est une solution plus que sympathique surtout pour profiter des réglages plus avancés de gestion de l’énergie (réduction de la luminosité de l’écran).


Multimédia

Si dire que nos cinq netbooks sont dans la moyenne semble être un raccourci un peu facile, il serait difficile d’en dire beaucoup plus. Les webcams font leur travail de manière correcte mais le résultat est variable selon le logiciel utilisé et les réglages. Cependant, le MSI Wind 12 sort du lot grâce à sa webcam 1,3 Mpixel et une fois de plus, le Compaq Mini 311c sort du lot malgré un modèle 0,3 Mpixel.
Au niveau audio, une fois encore, nos netbooks sont dans la moyenne. Seul le Compaq se montre au dessus de ses concurrents.


Caractéristiques



Performances


Tant que les performances dépendent essentiellement de l’Atom, les résultats sont quasiment identiques. Les plateformes Pineview-M et ION n’apportent pas d’avantage significatif. Grâce à son architecture plus avancée, l’Athlon Neo MV-40 se montre jusqu’à 60% plus puissant qu’un Atom N270 ou N280 voire même 2x plus véloce dans les calculs en FPU ainsi que dans l’indice CPU du 3D Mark 2003.

En 3D, la GeForce 9400m écrase tout simplement les autres circuits graphiques y compris la Radeon X1270 qui n’est jamais que 50% plus rapide que les GMA d’Intel. Par rapport au Samsung N510 lui aussi à base d’ION, le Compaq Mini 311c atteint un score 3D Mark 2003 21% plus élevé en raison de l’utilisation de mémoire DDR3 (alors que les fréquences du GPU sont identiques). Le GeForce 9400m tire directement parti du supplément de bande passante offert par le passage de la DDR2-800 à la DDR3-1066. Comme le montre le détail des scores 3D Mark, ces 20% permettent de passer de 20~24 fps à un minimum de 25 fps et 30 fps dans le meilleur des cas. Ces résultats se retrouvent également dans les jeux… Il s’agit donc d’un écart significatif qui permet au 311c de briguer le titre de meilleur netbook pour jouer.

Les performances globales dépendent du processeur mais aussi du disque dur. Grâce à la puissance de l’Athlon Neo MV-40, le MSI Wind 12 atteint un des plus hauts score PC Mark avec un indice de plus de 1800 malgré un disque Toshiba lent. Seul le Samsung N510 fait mieux grâce à son disque dur correct... Alors qu’il est plutôt bon en performances pures, le Vaio est pénalisé par son disque dur Toshiba de 160 Go particulièrement lent. Avec un indice de seulement 1251, il s’agit du netbook avec disque dur le plus lent de tous ceux que nous avons testés. Le N220 est lui aussi en dessous de la moyenne en raison une fois de plus de son disque (Toshiba) plutôt médiocre. Seul le 1005HA atteint l’indice escompté pour ce type de machine.


Autonomie

Nos cinq machines sont loin d’être à égalité en terme d’autonomie. En effet, avec seulement 3h25, le MSI Wind 12 est très décevant. Sa batterie ne fait que 48 Wh, ce qui n’est pas énorme, et le TDP des composants est bien plus proche de celui d’un portable classique que de celui d’un netbook. Avec plus de 6 heures, le Compaq Mini 311c nous a impressionnés. Sa batterie est moins puissante que celle du Samsung N510 et il le devance pourtant d’une bonne heure. Une partie de cette performance revient à la DDR3 moins gourmande mais Compaq a dû mieux optimiser que Samsung la gestion de l’énergie. Affublé d’une grosse batterie qui dépasse, le Sony Vaio tient 7 heures loin de toute alimentation externe. Une bonne performance mais l’Asus EEE PC 1005HA parvient à faire encore mieux avec presque 8 heures (7 h 50). Sans surprise, et grâce au TPD très faible de la plateforme Pineview-M, le Samsung N220 termine sur la première marche du podium avec 9 h 40 minutes… Sans appel !


Nuisances

Le ventilateur des cinq netbooks ne s’arrête plus une fois activés. C’est un peu dommage compte tenu des températures faibles relevées. Les deux machines les plus bruyantes sont incontestablement les Asus EEE PC 1005HA et Sony Vaio. Leur ventilateur est réellement audible et finit par déranger. C’est d’autant plus pénible que le niveau sonore grimpe dès que la charge du processeur augmente… Le MSI Wind 12 est bien plus agréable à ce niveau. Il ventile certes tout le temps mais le type de bruit est bien moins désagréable. Sans parler d’un netbook silencieux, il est « acceptable ». Le Compaq Mini 311c est vraiment discret et nous le classons dans les machines silencieuses. A titre indicatif, il se situe à un niveau comparable au Samsung N510 équipé de composants comparables. Le titre de netbook silencieux peut sans problème être attribué au N220. Il n’y a rien à lui reprocher…


Conclusion

Les netbooks ne cessent d’évoluer et l’offre est de plus en plus large avec à présent plusieurs choix au niveau des diagonales et des résolutions mais aussi des alternatives aux Atom de première génération. Intéressante sur le papier, la plateforme AMD accuse son âge et si les performances pures sont bonnes, le circuit graphique est dépassé et, pire, en raison de l’utilisation de composants d’ancienne génération en 64 nm, l’autonomie est bien trop faible. La plateforme Pineview-M est en quelque sorte l’antithèse de la solution d’AMD. Elle est parfaitement adaptée aux netbooks et, à défaut de délivrer plus de puissance, elle leur offre une autonomie vraiment exceptionnelle. L’ION nous avait un peu déçus principalement à cause de l’autonomie « juste correcte » du Samsung N510. Mais le Compaq Mini 311c montre qu’il est possible de concilier GeForce 9400m et très bonne autonomie. Au niveau des écrans, après avoir goûté au 1366x768, difficile de revenir en arrière sur du 1024x600. La résolution HD étant selon nous l’idéal pour un netbook, il ne semble pas nécessaire de monter jusqu’à une diagonale de 12 pouces qui accroît l’encombrement sans avantage notable. Le format 11,6 pouces demeure selon nous le compromis idéal. Compte tenu de toutes ces observations, le Compaq Mini 311c est pour nous le meilleur choix actuel en netbook d’autant plus que son prix est loin d’être dissuasif. Certes les modèles premier prix comme l’Asus EEE PC 1005HA rendent les netbooks très accessibles mais le manque de réels points forts limite leur intérêt. Les Sony Vaio, Samsung N220 et MSI Wind 12 sont quant à eux bien trop chers pour ce qu’ils offrent…

Mise à jour le Jeudi, 22 Juillet 2010 14:34