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Assembler son PC !

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Écrit par Pascal Thevenier   
Dimanche, 05 Mai 2002 20:02
A vos disqueuses, foreuses, visseuses et marteaux, nous allons assembler un PC ! Du calme, ces outils barbares ne sont vraiment pas nécessaires au montage d'un ordinateur. Mais il va falloir mettre la main à la pâte ! Quand les configurations proposées par les assembleurs de quartier ne conviennent pas plus que les systèmes de grandes marques, il est temps de prendre le taureau par les cornes et construire son propre PC. L'opération est à la portée de très nombreux utilisateurs et permet de réaliser une machine qui répond à toutes ses attentes. Toutefois, les choses peuvent parfois tourner au drame sans quelques bons conseils…


Les éléments à assembler

Nous avons choisi de monter une machine homogène à base d'Athlon XP 1800+. Le processeur, installé sur une MSI K7N420, est secondé par 256Mo de DDR et un GeForce3 Ti 200. Le système sera équipé d'un disque dur de 40Go, d'un graveur et d'un lecteur de DVD.
  • AMD Athlon XP 1800+
  • MSI K7N420-D
  • Mémoire DDR PC2100 (256Mo)
  • GeForce3 Ti 200 64Mo, DVI, TV-out
  • Seagate Barracuda ATA IV 40Go
  • Toshiba DVD-ROM 16/40
  • Plextor 16/10/40
  • Boîtier ATX midi-tour
  • Lecteur de disquette
  • Dissipateur Akasa icicle 765
  • Arctic Silver II
    L'assemblage n'est pas une opération complexe en soi. De nombreuses erreurs de manipulation sont dues à l'empressement et à l'enthousiasme du moment et/ou à de mauvaises conditions de montage. Pour que tout se passe au mieux, nous vous conseillons de débuter l'assemblage dans le calme avec un espace de travail bien dégagé. Assembler une machine à 3h du matin en rentrant d'une soirée n'est pas la meilleure des idées !


    Le montage du processeur et de la mémoire

    Nous avons choisi un processeur AMD Athlon XP 1800+, un processeur dont le rapport prix/performances est très intéressant. Son seul défaut provient de sa fragilité. En effet, le core est très sensible aux pressions exercées par le radiateur. Un mauvais montage du système de refroidissement peut détruire mécaniquement le processeur en effritant un morceau du core. Mais ce n'est pas tout ! Si le contact entre le die et le radiateur n'est pas parfait, l'Athlon XP peut griller en moins de 3 secondes lors de la mise sous tension !
    1 - Le Socket A va recevoir l'Athlon XP 1800+. Celui de la MSI K4N420 est équipé en son centre d'une sonde de température (thermocouple) pour surveiller la température du processeur. Afin d'obtenir une mesure relativement correcte, il faut que la sonde dépasse légèrement de la "surface" du Socket. Ainsi, quand le processeur sera fixé, elle sera en contact optimal avec le packaging. A noter que les Athlon XP disposent d'une sonde interne comme les processeurs Intel mais que peu de cartes mères l'exploitent…
    2 – Après avoir relevé le levier, la mise en place du processeur doit se faire sans forcer. Un des coins porte un triangle doré qui correspond au pin1 qui doit être aligné avec une marque sur le Socket. Si le processeur ne rentre pas dans le Socket, une des pattes peut être pliée ! Il faut la redresser avec une lame de cutter pour l'aligner avec les autres… A réaliser avec la plus grande des précautions ! Avant de baisser le levier de verrouillage, vous devez vous assurer que le processeur repose entièrement sur le Socket et qu'il ne reste aucun jour. La pression exercée par le radiateur sur un processeur mal monté peut l'endommager.
    3 – Un petit coup d'œil sur le processeur n'est pas un luxe ! Autant profiter de cet instant pour vérifier si le dissipateur choisi ne pose pas de problème avec la carte mère… Parfois, des capacités mal placées empêchent l'emploi de gros radiateurs. Nous vous conseillons de bien prendre note du sens d'installation du système de refroidissement. En général, il est asymétrique…
    4 – Deux solutions existent pour optimiser le contact entre le processeur et le radiateur : Utiliser le pad thermique du radiateur ou le remplacer par une pâte conductrice. Pour les processeurs plus lents, le pad du radiateur est suffisant. Les utilisateurs qui préfèrent optimiser la dissipation devront opter pour une solution plus efficace comme de l'Arctic Silver. Une fois de plus, il faut accorder beaucoup d'attention à l'application de ce produit. Une fine couche bien étalée est plus efficace qu'une grosse goutte déposée au centre… Si vous optez pour la pâte thermique, n'oubliez pas d'ôter le pad du radiateur. Un bon coup de sèche cheveux rendra le pad malléable. Il restera à le racler avec une lame de cutter.
    5 – Le montage du radiateur est LE point critique dans l'assemblage. La prudence est donc de rigueur ! Dans un premier temps, il faut passer les trous de fixation dans les crochets du Socket et déposer le radiateur sur le processeur. Un coup d'œil sur l'ensemble s'impose à nouveau, notamment afin de s'assurer que rien n'entrave le contact optimal entre le processeur et le radiateur. Un problème fréquent provient de l'épaulement du radiateur qui butte contre le Socket (cerclé en vert).
    6 - Ensuite, avec un tournevis, il reste à verrouiller le radiateur sur le Socket. Il faut toujours terminer la fixation par le "côté Socket" des crochets (comme le montre la photo). Le plus dur est fait ! Une nouvelle inspection du système est de rigueur. Il ne faut pas hésiter à regarder sous tous les angles afin de s'assurer que le radiateur et le processeur sont bien en contact. Le radiateur doit se trouver dans le même plan horizontal que la carte mère. Un dissipateur "incliné" est l'indice d'un mauvais montage… et de la mort assurée du processeur à la mise sous tension. N'oubliez pas de brancher le ventilateur !
    7 – Les modules de DDR sont équipés d'un détrompeur central. Il n'est pas possible de les monter dans le mauvais sens. Les cartes mères actuelles supportent un remplissage quelconque des banques Dimm. Pour raison de cohérence, autant remplir les banques par ordre logique : 0,1, 2, 3, etc.
    8 – Le module est verrouillé quand les loquets blancs sont relevés verticalement.
    La partie la plus complexe du montage est réalisée. Vous pouvez aller prendre une tasse de café ou boire un coca pour fêter l'événement !


    Installation de la carte mère

    Les cartes mères sont équipées de 6 trous de fixation voire 9 pour les modèles les plus larges. Le boîtier est livré avec un jeu d'entretoises déjà montées sur les modèles classiques ou à fixer soi-même sur les produits d'entrée de gamme. Il faut bien entendu faire correspondre les points de fixation de la carte mère avec ceux du boîtier ! Attention à la plaque ATX qui contient les découpes pour les connecteurs souris, clavier, etc. Certaines cartes mères sont équipées d'une sortie réseau qui demande le retrait (ou plus exactement l'arrachage) de petits caches en métal. Quand la carte est bien positionnée dans le boîtier, il reste à la visser.
    9 - L'idéal est de commencer par la vis centrale (près du port AGP) qui ne sera pas serrée complètement dans un premier temps. Ceci permet d'hspace="3" aligner idéalement la carte mère sans la forcer. Il reste à placer les autres vis sans serrer à fond. Si tout "tombe bien", le vissage ferme peut alors débuter. Il n'est pas nécessaire de forcer : Vous ne fixez pas la roue d'une formule 1 !
    10 - Attention à ne pas glisser avec votre tournevis, d'autant plus que certains endroits ne sont pas toujours des plus accessibles. Certaines cartes mères n'ont pas tous les trous de fixation. Ainsi l'Asus A7V266 ne possède pas le trou central inférieur. Si une entretoise se trouve à cet emplacement, il ne faut pas oublier de la retirer.
    11 - Il faut aussi assurer la liaison entre les différentes diodes et interrupteurs du boîtier et la carte mère. Les connecteurs de mise sous tension et de reset n'ont pas de sens de montage particulier (tout comme le speaker). Par contre, les diodes de fonctionnement en ont un. Si elles ne s'allument pas lors de la mise sous tension, il suffit de s'assurer qu'elles sont branchées aux bons endroits. Si c'est le cas, il reste à inverser le sens de branchement ! Pour les boîtiers équipés des ports USB en façade, il faut consulter les documentations du boîtier et de la carte mère afin de réaliser le bon câblage (hélas non standardisé).


    Les cartes filles

    12 - Le montage des cartes d'extension est très simple puisqu'il n'est pas possible de les inverser. Certaines cartes mères sont équipées d'un port AGP limité à 1,5volts (i845 ou nForce). Elles ne peuvent donc recevoir que des cartes graphiques récentes. Si la découpe du connecteur AGP de la carte graphique ne permet pas de l'installer dans le port AGP de la carte mère, il y a tout simplement incompatibilité ! Il ne faut cependant pas se tracasser outre mesure avec du matériel nouveau… La carte doit entrer sans forcer.
    13 - Quand la carte AGP est bien enfoncée, le braquet vient au même niveau que le châssis et il reste à la visser. La même démarche est d'application avec les cartes PCI (non présentes dans notre machine) ou les braquets pour sortie sonore, USB, etc. Dans la mesure du possible, nous vous conseillons de ne pas utiliser le connecteur PCI placé sous l'AGP dans le but d'améliorer l'aération du processeur graphique. Il est aussi préférable de laisser un emplacement PCI libre entre deux cartes pour favoriser la dissipation thermique.


    Les unités de stockage

    Avant de procéder au montage, il faut savoir que les périphériques IDE doivent être réglés via un jumper. En effet, les cartes mères disposent de deux ports IDE chacun capable d'accueillir deux unités (soit un total de quatre). Par canal, il doit y avoir une unité master et une unité slave afin que le contrôleur puisse identifier les périphériques. Le choix master/slave se fait grâce au déplacement d'un cavalier.
    14 – Les différents périphériques de stockage se fixent au châssis de manière assez simple. Ils n'utilisent pas tous les mêmes vis. Les disques durs par exemple font appel à des vis assez courtes de section plus importante alors que les autres éléments se fixent avec des vis fines. Il ne faut jamais forcer lors du serrage…
    15 – Comme nous l'avons expliqué, il faut un master et un slave par canal. Le graveur est master tandis que le DVD-ROM est slave sur le canal IDE 2. Le disque dur est généralement installé en master sur le canal IDE1.
    16 – Il faut également alimenter les périphériques en électricité grâce aux connecteurs 4 broches larges sauf le lecteur de disquette qui utilise un modèle plus étroit. La connexion à la carte mère se fait avec des nappes IDE. Il est préférable de respecter les codes de couleurs : bleu sur la carte mère, gris sur le périphérique slave et noir sur le master. Toutefois, nous n'avons jamais observé de problème ni de pertes de performances avec un montage différent…Tous les connecteurs ont un détrompeur qui évite un montage inversé. Le liseré rouge se place toujours près du connecteur d'alimentation électrique (côté périphérique) et sur le pin1 (côté carte mère).
    17 - Le lecteur de disquette est un peu particulier car il n'y a pas de règle réelle pour la fixation de la nappe. Tout est clair du côté de la carte mère, mais pas sur le floppy où le pin1 n'est pas toujours indentifié. Quoi qu'il en soit, pas de panique, une erreur de montage laissera la led du lecteur de disquette allumée. Il suffit alors de faire une rotation de 180° au connecteur côté lecteur !


    Derniers points

    18 – Il reste à alimenter la carte mère en électricité avec le gros connecteur ATX 20 pins. Ce dernier doit être bien enfoncé jusqu'à ce que le crochet de blocage s'arrime au connecteur. Afin de bien agencer les câbles, quelques colliers de serrage et élastiques seront utiles. L'évacuation de l'air chaud est alors bien meilleure. Un ventilateur additionnel peut être ajouté dans le haut du boîtier pour aider celui de l'alimentation à extraire l'air chaud. Après avoir branché les périphériques externes, la machine est prête à démarrer.
  • Mise à jour le Mardi, 10 Novembre 2009 20:23
     
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