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Comparatif de 9 netbooks !

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Écrit par Pascal Thevenier   
Lundi, 13 Juillet 2009 15:06
Un an après la déferlante de l’été dernier, le succès des netbooks ne faiblit pas. Que du contraire ! Si on retrouve toujours la même recette à base d’Atom, la sauce passe cette année à l’assaisonnement « Poulsbo » et le tout est servi sur un écran de 11,6 pouces en 1366x768. Après un volet généraliste et un dossier technique, il est à présent temps de passer au comparatif pur et dur entre les 9 netbooks ! N’ayons pas peur d’être directs : tous les netbooks ne peuvent prétendre au titre… Qui des Archos 10, Compaq Mini 700, Aspire One D250, Asus EEE PC 1000HE, Dell Inspiron Mini 10, Samsung N120, Acer Aspire One 751, Samsung NC20 et Packard Bell Dot-M remportera la palme ? Une chose est certaine, la lutte pour le podium est serrée…


Dans le vif du sujet !

Etant donné la longueur de ce dossier, pas de fioritures. Les tarifs des netbooks sont assez variables et dans le cas de notre panel, les prix vont de 279 € à 476 €. Compte tenu cette « volatilité », nous avons évité tant que possible de nous référer à un tarif précis. En dessous de 300 €, il s’agit d’appareils bon marché pour lesquels certains défauts doivent être relativisés. Entre 300 à 400 €, il ne doit plus y avoir de réelle concession. Au-delà de 400 €, le sans faute semble couler de source…



Environnement…

Dell est le constructeur qui propose les emballages les plus écologiques avec du carton neutre et recyclé. Asus, Packard Bell, Archos et Acer n’utilisent que du carton tandis que Compaq et Samsung font figure de mauvais élèves avec du gros support en mousse ou « plastique moussé ». Le côté écologique ne déterminera certes pas votre choix, mais il s’agit pour nous d’attirer l’attention des constructeurs sur le besoin d’éviter les composants moins recyclables.


Bundle et restauration…

Le « bundle » est un peu un miroir aux alouettes ! Il peut certes faire pencher la balance mais inutile de succomber pour une housse à quelques euros ou une lingette micro fibre… A noter que l’offre de 50 € en films à télécharger offerte par Archos a expiré. Nous avons aussi été surpris de constater que l’Archos 10 est livré sans aucun moyen de restauration : rien ! Asus livre un DVD de restauration intégral. Les Dell, Compaq et Samsung sont livrés avec un CD de restauration de Windows XP et un CD d’installation des pilotes et utilitaires. Il est particulièrement bien fait chez Compaq et Samsung. Le CD d’installation des pilotes Dell pose problème. En l’absence de pilote, Windows reconnaît l’écran en 800x600 et une partie de la fenêtre du logiciel est inaccessible… Acer ne livre plus de média mais un système de restauration depuis le disque dur. Un utilitaire permet toujours de graver le DVD de restauration d’usine.


Sans média de restauration, un problème peut parfois arriver...


Performances

Les machines à base d’Atom Z520 et de Poulsbo sont bien entendu moins véloces que leurs cousines reposant sur l’Atom N280 et l’i945GSE. Pour évaluer les performances, nous avons utilisé des logiciels que tout le monde peut télécharger facilement et généralement gratuitement en version d’évaluation. PassMark PerformanceTest est notamment simple à mettre en œuvre et plutôt pratique pour évaluer un netbook ou un notebook… Les données fournies sont très brutes mais dans tous les cas, les scores les plus élevés traduisent de meilleures performances.


En 3D, le GMA 500 est vraiment en retrait sur le GMA 950. Il ne faut indubitablement pas compter jouer avec un netbook à base de Poulsbo. Need For Speed Porsche qui tourne à merveille sur un GMA 950 est un slideshow sur un GMA 500 (même avec les derniers pilotes).

De nombreux scores sont indisponibles pour le Dell Mini 10 car il a été impossible de passer en 1024x768 (bureau virtuel ou écran externe) nécessaire à certains tests : erreur d’initialisation vidéo en 3D… Enfin, le couple Nano et VX800 du Samsung NC20 court dans la même catégorie que l’Atom et son i945GSE.


Autonomie

A nos yeux, 3 heures d’activité loin de toute prise constituent un strict minimum pour un netbook moderne. Chacun jugera cependant selon ses besoins… Les Samsung N120 et Asus 1000HE sont les grands vainqueurs de ce test. Ils font un peu mieux que l’Acer Aspire One D150 testé précédemment avec sa batterie six cellules. Les Compaq Mini, Dell Mini 10 et Archos 10 sont lanternes rouges.



Comparatif

Nous avons élaboré un tableau récapitulatif le plus complet possible notamment en incluant des informations sur : l’écran, le disque dur, les puces audio, réseau et wifi. L’Acer Aspire One D150 a déjà été testé avec une batterie six cellules, nous ne l’aborderons pas dans le comparatif.


Asus EEE PC 1000 HE
Châssis et Mobilité

L’Asus EEE PC 1000HE n’est pas très différent du 1000H testé l’an dernier. Il reprend les lignes des premiers EEE PC et ce design accuse aujourd’hui le poids du temps. Les qualités de la machine sont toujours au rendez-vous avec des charnières fermes à souhait et un châssis costaud. Le 1000HE reste d’ailleurs toujours le « poids lourd » des netbooks et ce n’est pas forcément péjoratif. S’il est réellement lourd, il fait partie des plus autonomes. Le 1000HE améliore même les excellentes performances de son prédécesseur avec une autonomie qui dépasse largement les 7 heures soit 2 de plus que « l’ancien ». Pour ne rien gâcher, Asus reste fidèle à son adaptateur secteur compact et léger avec prise deux broches et connecteur coudé côté netbook. Dommage qu’il soit toujours aussi « gloss » mais l’écran reste mat.


Ergonomie et périphériques
La critique principale portée au 1000H était son clavier avec le « shift droit » placé nettement trop à droite. Asus a corrigé le tir en le déplaçant à gauche des touches directionnelles. Le clavier « tablette de chocolat » est agréable mais la nouvelle disposition est loin d’être aussi convaincante que nous le pensions… Au niveau du touchpad, Asus continue de rester le leader. Signé Elantech, la zone tactile multitouch ne mérite que des éloges. Les enceintes et le micro stéréo sont toujours bien aussi dessus de la moyenne et figurent parmi les qualités marquantes de ce netbook. A noter également que le 1000HE dispose de 4 touches de fonction dont 2 programmables par l’utilisateur. Fn + F7 et la première des 4 touches de fonction jouent le même rôle certainement par standardisation du clavier (identique sur plusieurs modèles).

Technologie & utilisation
Le 1000H était déjà le netbook le plus rapide lors du premier comparatif. Le 1000HE qui hérite d’un Atom N280 et de 66 MHz de plus réitère cet « exploit ». Petite nouveauté du 1000HE, son disque dur opère à présent en AHCI. Discret et surtout « bidouillable » à souhait grâce à Super Hybrid Engine et EEEctl qui permettent l’overclocking et le contrôle du hardware de bas niveau, le 1000HE conserve encore et toujours les qualités de son aîné. Alors que la majorité des netbooks se contentent du Wifi 802.11g, on retrouve avec plaisir une interface 802.11n nettement plus performante. Un bémol est cependant à noter : le ventilateur de ce 1000HE s’est montré plus sonore que celui de mon ancien 1000H personnel.


Le fond lisse et plat est un bon point pour le 1000HE...

Bilan Asus EEE PC 1000HE
Le papa du netbook a revu la copie de son porte-étendard. Le principal défaut du 1000H est gommé avec un « shift droit » mieux placé mais pas encore de manière optimale. On apprécie bien entendu le passage en AHCI, l’Atom N280, les 2 heures d’autonomie gagnées sur le 1000H, l’excellent touchpad et les enceintes largement au dessus de la moyenne ainsi que SHE mais… Mais si nous n’avons rien à lui reprocher, on regrette un peu qu’Asus n’ait pas innové plus ou changé la ligne. Un des meilleurs netbooks quand même !


Archos 10
Châssis et Mobilité

L’Archos 10 a un design assez particulier et s’il est assez compact, c’est principalement en raison de sa petite batteries 3 cellules qui limite l’autonomie à 2 ½ heures. Heureusement, Archos a eu la bonne idée de suivre les traces d’Asus en proposant un adaptateur secteur compact et léger avec une prise deux pôles. Contrairement à tous les netbooks actuels « rutilants », la finition « soft touch » intégrale de l’Archos 10 est mate et vraiment très agréable. L’écran ne suit pas la même tendance et, sans surprise, est brillant… Les charnières ont une apparence très « mastoc » mais elles sont fermes et évitent tout mouvement indésirable de l’écran. La ligne de ce netbook n’est pas des plus légère et même s’il est assez fin, les bossages des connecteurs sont assez peu esthétiques. Mais c’est un détail, l’appareil est plutôt pratique et bien conçu.


Ergonomie et périphériques
Le tableau s’est malheureusement très rapidement gâché. En effet, l’Archos 10 est doté d’un clavier très étriqué comparable à celui des EEE PC de 9 pouces. Il hérite ainsi d’un certain nombre de tares : la touche « m » est trop petite, le « shift droit » est trop à droite et le rapport longueur/largeur de touches est assez peu agréable. C’est dommage car les touches ont une excellente résistance qui rend la frappe assez agréable.

Toujours au chapitre des regrets, le touchpad n’est doté d’aucune fonction avancée : même pas de scroll latéral ! Une lacune flagrante quand on compare aux meilleurs touchpads multitouch comme ceux d’Asus voire d’Acer. On déplore aussi l’absence de témoin pour le verrouillage des majuscules ou du « pavé numérique ».

La webcam, le micro et les enceintes sont dans la moyenne. Cette phrase est « passe partout » mais elle qualifie si bien un appareil qui se fond dans la masse.

Technologie & utilisation
L’Achos 10 est vraiment le netbook type avec aucune caractéristique spécifique pour se différencier de la concurrence. Il fait même très, pour ne pas dire trop OEM, c'est-à-dire machine vendue par un tiers avec un certain manque de « personnalisation ». En effet, la pré installation de Windows XP faite par le constructeur nécessite l’encodage manuel du numéro de licence placé au dos de la machine. Archos ne fournit aucun moyen de restauration de Windows, seulement un CD de pilotes. A noter que l’offre de 50 € de films offerts sur l’Archos Media Club a pris fin le 30 juin !

A l’usage, l’Archos 10 est bruyant et même très bruyant en charge. Il existe bien une touche « silent mode » qui se contente de bloquer l’Atom N270 à 800 MHz mais elle ne réduit en rien l’activité du ventilateur. Malgré un ventilateur qui s’esclaffe, l’Archos 10 est loin d’être le netbook le moins chaud ! Le Dell Inspirion Mini 10 totalement passif chauffe moins…

Bilan Archos 10
Nettement plus agréable à toucher qu’à regarder et surtout utiliser, l’Archos 10 n’est qu’un netbook anonyme parmi tant d’autres. Il est plutôt bruyant et le clavier est indigne d’un netbook de 10 pouces. Le touchpad est réellement basique… L’autonomie est trop bien trop faible surtout pour l’usage multimédia qu’Archos revendique et ne répond pas à ce qu’on est en droit d’attendre d’un netbook actuel. L’offre de 50 € de films en cadeau a expiré. Mieux vaut passer son chemin…


Dell Inspiron Mini 10
Châssis et Mobilité

Dell n’a pas eu un très grand succès sur le marché des netbooks, surtout avec son modèle de 9 pouces très critiqué… Heureusement, les tests du Mini 10 débutent sous de meilleurs auspices avec un châssis nettement plus rigide. Cette rigidité est obtenue par l’usage d’une coque monobloc sans aucune trappe d’accès à la mémoire ou au disque dur. L’Inspiron Mini profite d’un design vraiment réussi avec une ligne agréable et résolument tendance. Les charnières maintiennent parfaitement l’écran en place. Mais attention aux traces de doigts ! Le capot est ultra gloss et la « vitre » façon MacBook Pro placée devant l’écran sont des aimants à empreintes digitales. Dell a conservé l’adaptateur secteur du modèle précédent (façon téléphone portable) ainsi que la prise droite… Il faudra se coltiner l’adaptateur au moindre déplacement car l’Inspiron Mini 10 est un cancre : 2 ½ heures sur batterie.


Ergonomie et périphériques
Le clavier est toujours chiche en touches ! Ainsi, toutes les fonctions s’obtiennent via la touche Fn… A noter que la touche pause est même passée à la trappe. Malgré ces « défauts », le layout du clavier est franchement bon et permet une frappe agréable et rapide. Déjà peu nombreux sur l’A90, les témoins sont réduits à leur plus simple expression avec seulement une led indiquant la mise sous tension. Le touchpad « granuleux » cède sa place à une zone tactile bien plus agréable qui intègre les boutons. On clique sur le touchpad et on scrolle à deux doigts … comme chez Apple. La led blanche (façon torche) de la webcam est assez gênante lorsque la luminosité ambiante est faible : elle vous « tire » dans l’œil ! Et l’image n’est pas meilleure pour autant… Les enceintes et le micro sont comme toujours dans la moyenne.


Technologie & utilisation
L’Inspirion Mini 10 est équipé d’un Atom Z520 à 1,33 GHz, d’un chipset US15W et d’un disque dur. Sur le papier, il devrait donc être au moins aussi rapide que les Acer Aspire One 751 et Packard Bell Dot-m. Pourtant, ce petit Dell semble toujours peiner à la moindre tâche et même si nous n’aimons guère cette expression, il semble ramer (par rapport aux autres machines). Les tests montrent que la partie graphique du Poulsbo est plus lente. Dell aurait-il underclocké la puce pour concevoir ce netbook 100% passif ? Un des points forts de l’Inspiron Mini est la sortie HDMI, encore très rare sur les netbooks. Mais en contre partie, le Mini 10 a un gros défaut : l’écran se limite à 1024x576 pixels. Mieux vaut prendre l’option 1366x768 ! Il faut souligner que le 1024x576 ne permet pas d’utiliser l’utilitaire Dell d’installation des pilotes !


Bilan Dell Insprion Mini 10
Le Dell Inspiron Mini 10 corrige tous les défauts de son prédécesseur tout en restant un netbook 100% passif. Le clavier et le touchpad figurent parmi les plus agréables et la sortie HDMI est vraiment le point fort de ce netbook. Par contre, on déplore réellement le choix d’une dalle de résolution limitée et une autonomie limitée. Disponible en option, le 1366x768 rend le Mini 10 attractif à condition de faire fi de l’autonomie (ou de dénaturer totalement la machine avec une 6 cellules qui double l’épaisseur).


Compaq Mini
Châssis et Mobilité

A y regarder de près, le Compaq Mini ressemble vraiment au Dell Inspiron Mini, d’ailleurs, même les appellations sont proches. Compaq s’est lui aussi inspiré d’Apple pour l’écran avec une « vitre » façon MacBook Pro et même la charnière et le clavier rappellent les premier MacBook Pro en aluminium. Les similitudes s’arrêtent cependant très vite ! Le châssis du Compaq Mini manque franchement de rigidité. Une tare comparable à celle du Dell Vostro A90 qui s’explique par un châssis fin et la batterie placée au centre de la machine qui nuisent à la rigidité. Les charnières font par contre bien leur office et maintiennent correctement l’écran. Détail original, le port Ethernet est masqué par un cache souple. L’écran et le capot sont « gloss » alors que le repose poignets (soft touch) et le reste du châssis sont mats.


La taille du Compaq Mini est inférieure à la moyenne ; comme son autonomie ! Avec moins de 3 heures, il faudra trimbaler l’adaptateur secteur et sa grosse prise 3 broches.

Ergonomie et périphériques
Le clavier du Compaq Mini a beau ressembler à celui du Dell, il n’en a pas les qualités même s’il propose directement les touches de fonctions. En effet, il est affublé d’un « flex » peu commun et certaines zones s’enfoncent de manière importante. Le touchpad conserve les boutons latéraux déjà présents sur le MiniNote. Si la zone tactile est douce au toucher, elle est légèrement en contre bas par rapport au repose poignets, ce qui n’est pas des plus agréable… Un bouton dont le rétro éclairage est réellement dérangeant sous faible condition lumineuse permet de désactiver le touchpad. L’utiliser permet de se rendre compte à quel point le châssis manque de rigidité. Si nous avons l’habitude de parler de « webcam dans la moyenne ou qui fait son office », le Mini y déroge : elle est médiocre ! Enfin, le bouton de mise sous tension est très pour ne pas dire trop dur tout comme celui qui coupe le wifi…

Technologie & utilisation
Pour obtenir un netbook si compact, Compaq utilise un disque dur 1,8 pouces de 60 Go. Il n’est pas des plus performants… On apprécie la présence d’un témoin de caps lock mais c’est peut-être la seule chose appréciable à l’usage. Non content d’être bruyant (sans égaler l’Archos 10) et peu autonome, le Compaq Mini a une connectique limitée : seulement deux ports USB et une prise audio. Pas non plus de port VGA ou HDMI mais un connecteur propriétaire optionnel ! On peut cependant souligner une installation de Windows sans bloatware ainsi qu’un CD avec le système d’exploitation et les pilotes.


Bilan Compaq Mini
Après l’échec du MiniNote, Compaq revoit sa copie. Si le design est réussi, c’est peut-être la seule chose de plaisante dans ce netbook qui tend à systématiquement être en dessous de la moyenne : rigidité, autonomie, qualité audio, clavier « mou », image de la webcam, etc. Enfin, il fait partie des moins chers mais ne vaut pas plus que son prix ! Dommage, sur papier et en photos, il faisait partie des favoris…


Samsung N120
Châssis et Mobilité

Par rapport à son prédécesseur, le NC10, qui a connu un très large succès, le Samsung N120 profite d’un design plus « doux » et assez unique. Beaucoup d’arêtes ont cédé leur place à des courbes légère et l’ergonomie générale en profite pleinement. Le châssis reste bien rigide mais comme le NC10, le N120 souffre de charnières un peu lâches. En déplaçant la machine, l’écran a tendance à s’ouvrir ou se fermer mais ne conserve pas son angle initial. Dès l’ouverture, on remarque les enceintes qui se trouvent à présent de part et d’autre de l’écran. Le modèle blanc que nous avons testé a une finition légèrement satinée bien plus pratique que les sempiternels traitements gloss…


Le NC10 était déjà un des champions de l’autonomie mais le N120 fait encore mieux. Il dépasse les 8 heures sur batterie et devient le netbook le plus endurant jamais passé entre nos mains. De quoi se passer de l’adaptateur secteur assez encombrant et surtout de la longue prise droite qui dépasse de 50 mm dans le flanc de ce netbook.

Ergonomie et périphériques
Tout en douceur est un terme qui convient parfaitement au N120. On apprécie ainsi le galbe du repose poignets et les boutons du touchpad parfaitement intégrés. La zone tactile sans égaler celle du 1000HE est vraiment très agréable au toucher et offre les fonctionnalités usuelles. Pour ne rien gâcher, le clavier est tout simplement exceptionnel ! Malgré la position très curieuse des touches « Windows » et « ² » placées respectivement à droite et à gauche de la barre d’espace, il ne mérite que des éloges… Il soutient sans problème la comparaison avec les meilleurs claviers de portables (notamment les NMB des Thinkpad). De plus, il est secondé par les trois indicateurs lumineux des claviers « full size ». Dans la foulée, on retrouve aussi des leds d’activité disque, du wifi, de la batterie et de mise sous tension. Les enceintes qui étaient un défaut du NC10 font partie des qualités du N120. Elles n’égalent pas encore celle du 1000HE mais elles sont au dessus de la moyenne.

Technologie & utilisation
Si Asus a fait beaucoup de changements internes en passant du 1000H au 1000HE, Samsung a conservé l’Atom N270 et le disque ne profite toujours pas de l’AHCI. Cela n’empêche pas le N120 d’être un des netbooks les plus véloces mais aussi un des plus silencieux. D’ailleurs avec son ventilateur en activité, il reste plus discret que le Dell Inspiron Mini dont le disque dur est assez audible. Le N120 saura combler les utilisateurs les plus exigeants au niveau du silence de fonctionnement. Sur le plan technique, on regrette que Samsung ne soit pas passé au 802.11n… Enfin, il faut signaler une installation assez « propre » de Windows et des utilitaires réellement utiles comme Recovery Solution III pour créer une image disque.


Bilan Samsung N120
En corrigeant la majorité des petits défauts du NC10 (enceintes et touchpad), Samsung propose avec le N120 un des meilleurs netbooks du marché. Son autonomie est exceptionnelle et l’ergonomie générale est vraiment exemplaire. Pour ne rien gâcher, l’écran est lui aussi un des meilleurs et le N120 peut être qualifié de vraiment silencieux. Le bât blesse un peu au niveau du prix qui tend à dépasser les 400 €.


Acer Aspire One 751
Châssis et Mobilité

Asus peut-être considéré comme l’inventeur du netbook, avec son Aspire 751, Acer n’est plus seulement un « suiveur » mais devient un des moteurs du marché. A l’heure où rien ne ressemble plus à un netbook qu’un autre netbook avec un ramage pour masquer le plumage, le « 751 » casse la monotonie. Exception faite de quelques rares modèles haut de gamme, aucun netbook n’est aussi fin que cet Acer. La ligne de l’Aspire One 751 ressemble plus à celle d’un vrai ultra portable qu’à celle d’un netbook. Pourtant, malgré la grande taille imposée par l’écran de 11,6 pouces, il est plus rigide qu’un Compaq Mini alors qu’il possède plusieurs trappes d’accès aux composants. Les charnières sont aussi à la hauteur…


Côté autonomie, le bilan est bon mais « sans plus ». Avec 6 heures 40 minutes sur batterie, l’Aspire One 751 s’incline devant les Asus 1000HE et Samsung N120. En outre, la batterie six cellules dépasse à l’arrière façon « sac à dos », une mode inaugurée par les Thinkpad T40… Compact, l’adapter secteur pèche par une prise à trois broches. Côte netbook, la petite prise est coudée.

Ergonomie et périphériques
L’ergonomie progresse de manière spectaculaire ! Grâce au 1366x768, il n’est plus nécessaire de scroller dans tous les sens pour parcourir le Web. Acer qui avait déjà réussi à introduire le meilleur clavier sur un netbook de seulement 9 pouces persiste et signe. Hélas si le layout est parfait, on déplore un léger flex sur une grande partie du clavier. On retrouve deux leds témoins pour le clavier ainsi qu’une volée d’autres : wifi, bluetooth, activité disque, batterie et power on. Assez critiqués pour les boutons latéraux, le touchpad des premiers netbooks Acer cède sa place à un modèle plus conventionnel et multitouch. Le son profite également de l’augmentation de la taille et la qualité est proche de celle de l’Asus 1000HE, ce qui est assez flatteur. Dernier point à signaler, l’Aspire One 751 est équipé de deux interrupteurs permettant de (dés)activer wifi et bluetooth.


Technologie & utilisation
Quand les premiers netbooks à base de Celeron sont arrivés, tout le monde s’est mis à rêver du « Poulsbo », le chipset basse consommation par excellence taillé pour ces petites machines. Il est aujourd’hui bien ancré dans la réalité et appairé généralement à un Atom Z520. Si leur frugalité n’est pas à remettre en cause, le nouveau couple vedette manque un peu de patate ! D’autant plus que dans le cas du « 751 », l’Atom Z520 est underclocké à 1240 MHz (contre 1333 MHz par défaut). Le recul de 22% au niveau de la fréquence est tangible en utilisation réelle. Ce qui est donc gagné d’un côté semble être repris de l’autre. L’Aspire One 751 est un netbook peut-être un peu trop orienté « net » et un peu léger pour plus… A noter que malgré la faible dissipation thermique de l’Atom et du Poulsbo, Acer a monté un ventilateur heureusement très discret. A peine plus audible que le disque dur, il n’empêche pas ce netbook de briguer un titre de machine silencieuse.

Bilan Acer Aspire One 751
Avec un écran de 11,6 pouces en 1366x768 et un design élégant, l’Aspire One 751 ressemble plus à un ultra portable qu’à un netbook. De cette grande taille, il découle des avantages comme un clavier confortable, un espace de travail digne de ce nom et de meilleures enceintes mais l’Atom Z520 underclocké à 1240 MHz et le Poulsbo manquent un peu de répondant… Dommage ! L’Acer Aspire One 751 reste cependant une machine très attrayante.


Packard Bell Dot-m
Châssis et Mobilité

Acer a acheté Packard Bell et sans grande surprise, le second 11,6 pouces du marché, le Dot-m, est un « clone » de l’Aspire One 751. Le clonage se fait cependant essentiellement sur la partie interne. Avec un design très high-tech, le Dot-m jouit d’une véritable personnalité. Les charnières pour le moins originales sont un rien moins fermes que sur l’Acer. La texture du repose poignet est par contre moins réussie et laisse une sensation peu agréable. Quant au châssis, il offre la même rigidité et les mêmes trappes d’accès.


Alors que l’Acer est livré avec une batterie de six cellules, le Packard Bell se contente d’une trois cellules. Elle ne dépasse donc plus à l’arrière de la machine, ce qui est bénéfique pour le look mais réduit significativement l’autonomie. Le Dot-m passe aisément le cap des 3 heures mais c’est à peu de choses près la moitié de l’autonomie du « 751 ». L’adaptateur secteur, identique, souffre de la même critique : une grosse prise 3 broches…


Ergonomie et périphériques
Avec exactement les mêmes composants, difficile de différencier les deux machines. On retrouve le même problème de « flex » assez léger au niveau du clavier, la même qualité audio, la même webcam, les mêmes leds, etc. Par contre, la barre de boutons du touchpad est bien plus agréable sur le Dot-m que sur l’Aspire One 751. Le Packard Bell ne conserve que l’interrupteur mécanique du wifi, celui du Bluetooth passant à la trappe. Au jeu des « 7 différences », le marquage des touches associées à la fonction Fn passe du bleu sur l’Acer à l’ambre sur le Packard Bell. Les deux compères partagent hélas un point commun : l’installation de Windows XP est plombée par une collection impressionnante de bloatwares ! C’est d’autant plus malheureux que l’Atom Z520 est ici aussi limité à 1240 MHz (10 x 124 MHz) et non 1333 MHz (10 x 133 MHz).

Technologie & utilisation
A l’usage, il devrait pour ainsi dire être impossible de différencier les deux machines (exception faite du touchpad) mais le Dot-m souffre d’une maladie hélas courante : il fait du bruit ! Le ventilateur tourne non seulement beaucoup plus souvent que sur l’Aspire One 751 mais en plus il est nettement plus sonore. Contrairement à son cousin, le Dot-m ne peut plus être qualifié de silencieux ni même de discret. De tels choix techniques sont réellement incompréhensibles…


Le bruit mis à part, on se retrouve avec les mêmes avantages et inconvénients : un grand écran très agréable et un bon clavier mais un relatif manque de puissance. Cependant, malgré le petit Atom Z520, ces netbooks sont plus réactifs que les premiers EEE PC à base de Celeron mais affublés de SSD lents. Enfin, il faut aussi souligner que nous jonglons avec une petite dizaine de netbooks et qu’à après avoir testé 25 machines en moins d’un an, nous sommes devenus très sensibles aux petites variations de performances…

Bilan Packard Bell Dot-m
En soit, cloner l’Aspire One 751 tout en lui offrant une ligne très personnelle est une initiative parfaitement louable. Malheureusement, si le bilan est positif au niveau du look, l’emploi d’un ventilateur aussi souvent actif que sonore limite vraiment l’intérêt du Dot-m. De plus, même si le prix est revu à la baisse, il perd aussi la batterie six cellules… Bref, mieux vaut s’orienter vers « l’original » quitte à faire son deuil du design.


Samsung NC20
Châssis et Mobilité

Prenez un Samsung NC10 et passez-le au « rayon agrandissant » avec la molette sur 120% et vous obtenez le NC20 ! De loin, il faut un œil averti pour les différencier mais d’aucun diront que ce n’est pas un mal. Plus grand, le NC20 est par contre un rien moins rigide que son petit frère de 10 pouces. Le châssis se tord plus facilement mais rien de comparable avec le plus mauvais élève de cette fournée (le Compaq Mini). La très grande trappe d’accès aux composants en est certainement la cause… Si le capot est gloss, le reste de la machine profite d’une finition « soft touch » que nous adorons.

Côté autonomie, le NC20 atteint 5 ½ heures. Une bonne performance mais elle est aujourd’hui en dessous de la moyenne des netbooks équipés d’une batterie six cellules. L’adaptateur secteur est identique à celui des autres netbook Samsung. Son plus gros défaut est son connecteur droit très long (50 mm), et la grosse prise à trois broches ne joue pas non plus en sa faveur.


Ergonomie et périphériques
Compte tenu de sa grande taille, le NC20 embarque un « bon grand clavier », le même que le N120, ainsi qu’un touchpad aux dimensions généreuses. Si les « 11,6 pouces » ont toujours une ligne assez légère, le NC20 fait plus penser à un ultra portable premier prix, c'est-à-dire franchement épais et il présente un encombrement final assez important. Son gabarit joue en faveur du confort. Le clavier fait partie des meilleurs, le son est bon, le touchpad offre suffisamment de fonctionnalités et Samsung a placé tous les témoins nécessaires : les trois leds des claviers full size, activité disque, wifi, batterie et mise sous tension.


Technologie & utilisation
Le NC20 est le seul netbook équipé du processeur VIA Nano et du jeu de composants VX800 avec une puce graphique Chrome9 HC3. Le Nano dispose d’une puissance brute plus élevée que l’Atom mais en contrepartie, il n’a pas de technologie comparable à l’HyperThreading. Parfois plus à l’aise que l’Atom, il se montre naturellement moins véloce en multitâches. Face aux vidéos en Flash comme celles de Youtube et de DailyMotion, Atom et Nano sont à la peine… Côté 3D, il n’y a rien à attendre de mieux du Chrome9 HC3 que du GMA 950.


Le NC20 chauffe peu mais plus qu’un netbook à base d’Atom, le Nano étant gravé en 65 nm. Samsung a heureusement conçu un système de refroidissement aussi efficace que discret. L’écran est de très bonne facture mais après avoir goûté aux 11,6 pouces en 1366x768, un « grand » 12 pouces en 1280x800 perd de son charme.

Bilan Samsung NC20
Lors de son lancement fin 2008, le NC20 avait toutes les cartes en mains pour jouer les troubles fêtes dans le petit monde très rangé des netbooks. Le Samsung NC20 avait et a d’ailleurs tous les atouts nécessaires pour y parvenir sauf le principal : le prix. Avec un tarif plus proche des 500 que des 400 € et une autonomie seulement correcte, il se situe entre deux mondes. Un no man’s land qui ne semble intéresser personne. Dommage, car le NC20 n’a pas de vrais défauts…


Acer Aspire One D150
Déjà testé dans un article dédiée.


Conclusion

Fin 2008, nous constations déjà que tous les constructeurs pouvaient proposer un netbook. Mais proposer une bonne machine est une autre affaire. L’Archos 10 est une déception et c’est le moins intéressant du comparatif. Compaq aussi nous déçoit avec un Mini certes très joli mais bruyant et affligé d’un réel manque de rigidité. Le Dell Mini 10 laisse un souvenir mitigé : agréable, il souffre d’une résolution trop modeste qui se traduit par un bureau très étriqué. Ces trois netbooks sont les moins autonomes du lot. Mais si les Compaq Mini et Archos 10 ont l’excuse d’un tarif plancher (moins de 300 €), le Dell Mini 10 est plus proche des 400 que des 300 €. L’Acer Aspire One D150 est probablement le plus intéressant des netbooks les moins chers ! Vendu aux alentours de 320 €, il n’a pas de qualité marquante mais pas non plus de lacune. Même l’autonomie est bonne avec la « 3 cellules ». L’Asus 1000HE reste quant à lui une valeur sûre : bourré de qualités, il n’a plus de défaut depuis que son prix est de l’ordre de 350 €. Si le Samsung N120 nous plait un peu plus que le 1000HE principalement pour son ergonomie générale liée à des courbes douces, son prix (400 €) n’est pas justifié par rapport à l’Asus. Il reste cependant un vrai coup de cœur…

Au rayon des netbooks en haute résolution, le Samsung NC20 est une excellente machine mais il est un peu gros et surtout trop cher pour courir dans la catégorie des portables low cost. Il reste nos deux clones en 11,6 pouces ! L’Acer Aspire One 751 récolte nos faveurs. Il faut certes composer avec des performances en recul mais le rapport poids/prix/résolution/autonomie/encombrement nous a séduits. Le Packard Bell Dot-m rate le coche en raison d’un ventilateur aussi actif que bruyant et d’une finition peu agréable du repose poignets.

L’Aspire One 751 est selon nous le netbook de cet été 2009 principalement en raison de son 11,6 pouces en 1366x768 mais aussi pour ses qualités intrinsèques et l’absence de points faibles. Dans les 10 pouces, le Samsung N120 nous tient en partie par les sentiments mais le titre revient au 1000HE dont le prix est moins élitiste. Une petite anecdote pour boucler ce très long dossier : les trois machines qui restent sur mon bureau son les Aspire One 751, Asus 1000HE et Samsung N120… Un peu de mal à les voir partir !

Prêtés par Rue Du Commerce que nous remercions : Archos 10, Compaq Mini 700, Aspire One D250, Asus EEE PC 1000HE, Dell Inspiron Mini 10, Samsung N120, Acer Aspire One 751, Samsung NC20 et Packard Bell dot-M