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Dossier netbook 2009 : Quid des technologies ?

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Écrit par Pascal Thevenier   
Lundi, 06 Juillet 2009 16:44

Après avoir examiné une petite dizaine de netbooks pour dégager les « tendances 2009 », il est temps d’examiner les entrailles de ces petites machines. Si l’an dernier, tout le monde se réjouissait de l’arrivée de l’Atom en remplacement du Celeron 900 MHz, il y avait toujours de quoi faire la fine bouche en raison d’un chipset pas vraiment adapté. Alors que l’Atom se voyait secondé par le sempiternel chipset i945GSE, certains rêvaient déjà à un « vrai » jeu de composants mobiles… Aujourd’hui, le Poulsbo est bien encré dans la réalité ! Il va même de pair avec de nouveaux Atom Z520 plus compacts mais aussi cadencés à des fréquences moindres. Le nouveau couple vedette qui anime les derniers netbooks. Faut-il vraiment sacrifier les performances sur l’autel de l’autonomie ? L’ensemble VIA Nano, VX800 et Chrome9 HC3 est-il une réelle alternative ?



A tout seigneur…

Le processeur est le composant le plus connu dans un système. Il est vrai que c’est la tête pensante de chaque machine… Au niveau des netbooks, le choix n’est pas vraiment très large. Le menu se compose à 99% d’Intel Atom. Celui-ci existe en quelques variantes : N270 à 1,60 GHz, N280 à 1,66 GHz et Z520 à 1,33 GHz. La concurrence se limite au VIA Nano dont la version U2225 à 1,50 GHz équipe le Samsung NC20 et une variante de l’Ideapad S12 de Lenovo.

L’Atom N270 est le plus ancien modèle. Lancé durant l’été 2008, il utilise un FSB de 533 MHz. Le cœur se compose de 47 millions de transistors répartis sur 25 mm² grâce à une gravure en 45 nm. Une grande partie des transistors composent les 512 Ko de cache L2. L’Atom est un processeur simplifié qui n’a pas d’unité d’exécution « Out Of Order ». Il mange donc le code tel qu’il le reçoit. Son pipeline digère 2 instructions par cycle (contre 5 pour un « vrai » processeur). L’HyperThreading permet à l’Atom de se présenter comme « deux processeurs » et de traiter avec un certain succès deux tâches en parallèle. L’objectif visé par Intel est atteint : l’Atom N270 offre des performances suffisantes avec une dissipation thermique maximale de 2,5 watts.

L’Atom N280 aurait mieux fait de s’appeler « N272 » mais cette dénomination aurait été moins vendeuse. Par rapport à son petit frère, l’Atom N280 gagne 66 MHz, soit 4,125% et son FSB passe de 533 MHz à 667 MHz (+25%). Les autres caractéristiques ne changent absolument pas. On retrouve 32 Ko de cache L1 pour les instructions et 24 Ko de cache L1 pour les données. Le succès de cet Atom reste timide et beaucoup de constructeurs retiennent encore l’Atom N270. Seuls les machines de conception très récentes ou en « Rev B » en profitent…

L’Atom Z520 équipe les netbooks les plus « tendances » de l’année (11,6 pouces 1366x768), à savoir les Acer Aspire One 751 et Packard Bell Dot-m. La principale différence entre les Atom N et Z vient du format avec respectivement 22 x 22 mm et 13 x 14 mm. En raison d’une fréquence de 1,33 Ghz au lieu de 1,6x GHz, la consommation maximale passe de 2,5 à seulement 2 watts. Initialement, les Atom de la série Z étaient destinés aux « MID » (Mobile Internet Device), des appareils un peu plus gros que des PDA pour un usage basique. Avec leur taille et leur TDP réduits, les Atom Z sont parfaits pour les netbooks fins, légers et autonomes avec éventuellement un refroidissement passif.

Le seul concurrent qui se dresse devant l’Atom d’Intel est le Nano de VIA. Il s’agit ici d’un « vrai » processeur avec toutes les unités de calcul habituelles. Le Nano compte d’ailleurs 94 millions de transistors (2x plus que l’Atom). Un grand nombre est dévolu au cache L2 de 1 Mo ainsi qu’au 2 x 64 Ko de cache L1 (données et instructions). Produit en 65 nm, le Nano occupe 63,3 mm². La version embarquée dans le NC20 exploite un FSB à 200 MHz pour une fréquence finale de 1300 MHz. VIA ne précise pas la dissipation de chaque modèle et indique de 5 à 25 watts pour les extrêmes (1 GHz ULV et 1,8 GHz). Il faut donc tabler sur une petite dizaine de watts pour le 1,3 Ghz soit 4x plus que l’Atom. Enfin, si le Nano est un processeur simple core sans HyperThreading, il supporte par contre les instructions 64 bits.


Les Atom délivrent des performances proportionnelles à leur fréquence finale. Le FSB 667 MHz et les 66 MHz de plus du N280 n’induisent aucun gain de performances significatif. Par contre, les Atom Z520 sont « considérablement » plus lents que leurs cousins d’autant plus que dans deux de nos machines de tests, ils ne fonctionnent qu’à 1,24 GHz… Le VIA Nano se montre au moins aussi performant que l’Atom N280 même quand ce dernier profite de l’HyperThreading (Cinebench, Main Concept Reference, Fritz chess benchmark). En puissance brute, il dépasse son concurrent sans problème (CPU et FPU Mark, test CPU de 3D Mark, Cinebench sur 1 processeur). Enfin, Nano ou Atom, multi-tâches ou non, les performances sont comparables à celles des premiers Pentium-m des Centrino de 2003…


Chipsets et puce 3D

L’i945GSE est une « antiquité » au même titre que sa partie graphique, le GMA 950. Il dispose de 4 unités de pixel pipeline avec chacun leur unité de texturing mais pas de H&L hardware. L’ensemble fonctionne à 166 MHz dans la majorité des cas (parfois 200 MHz ou seulement 133 MHz). Le Poulsbo ou US15W (diagramme sur la gauche) contient un GMA 500 et comme son nom le laisse présager, il bien moins puissant que le GMA 950. Il comporte 4 processeurs de flux unifiés (comme les GPU de dernière génération). Leur fréquence est inconnue tout comme le nombre d'unité de texturing et les documents d’Intel sont assez vagues sur les capacités 3D du GMA 500. Compte tenu du fillrate, elles ne doivent pas être nombreuses... Les chiffres parlent cependant d’eux-mêmes : un dizaine d’images par seconde dans des jeux du siècle dernier (1998 et 1999) ! C’est 3x moins que le GMA 950 déjà rachitique. Mais l’US15W a heureusement des avantages ! En une seule puce de 2,5 watts, il remplace l’i945GSE et son ICH7 dont la consommation en pointe approche 10 watts. En outre, il dispose d’un moteur de rendu vidéo qui prend matériellement en charge les normes H.264, MPEG2, MPEG4, VC1 et WMV9 jusqu’en 1080i à 30 images par seconde.

Le VX800 est au moins aussi vieux que l’i945GSE et son core graphique est encore plus ancien que le GMA 950. Il se compose de deux « pixel pipelines » avec leur unité de texturing et une unité de vertex shader. L’ensemble fonctionne à 250 MHz avec des performances 3D comparables à celles du GMA 950. D’après les documents de VIA, me Chrome9 accélère les formats MPEG2, MPEG4, WMV9, VC1 et DivX. Exit donc le récent H.264… Côté consommation, le VX800 et sa puce complémentaire consomment au maximum 5 watts.


Les netbooks ne sont pas taillés pour le jeu ! C’est encore plus vrai avec l’US15W… Quant aux capacités de décodage matérielles des IGP, elles sont intimement liées aux logiciels mais aussi aux vidéos utilisées. Les vidéos HD de Youtube ou DailyMotion ne sont pas fluides. Quant aux vidéos Full HD en 1080i, c’est au cas par cas… Les documents d'Intel et de VIA ne définissant pas précisément quels logiciels, quels codecs et quels vidéo (bitrate) sont fuildes ou non. Le moteur vidéo peut accélérer leur lecture et c'est tout !


Stockage

La capacité maximale du disque dur commercialisé dans un netbook est passée de 80 Go à 160 Go fin de l’été dernier. Aujourd’hui, rien n’a changé ! L’espace de stockage plafonne toujours à 160 Go. Mais alors que certains portables sont bridés au SATA 150 Mbps, certains netbooks s’offrent une interface SATA 3 Gbps voire même l’AHCI (plus rare). Dans le cadre des netbooks, il faut cependant relativiser l’importance de ces modes de fonctionnement plus performants. En effet, le processeur est loin d’avoir les capacités de traitement d’un Core 2 Duo… En outre, nous avons monté un Intel X25-m sur l’Acer Aspire One 751 à base de Poulsbo et d’Atom Z520, le taux de transfert n’a jamais dépassé 50 Mo/s. En se référant aux données de l'US15W, on constate qu'il ne supporte pas l'interface SATA. Or les netbooks à base de Poulsbo ont un disque SATA. L'explication est assez simple : un bridge ! Sur l’Asus 1000HE, le débit reste bridé à ~100 Mo/s… Il en va de même pour le NC20 limité à ~100 Mo/s.

Il faut également souligner que les « SSD » de 4, 8, 12 ou 16 Go n’ont plus cours dans les netbooks récents.


Intel X25-m sur l'Acer Aspire One 751 (Atom Z520 et Poulsbo).



Ecrans de rêve…

Les netbooks sont tous équipés d’écran à rétro éclairage led. Il en découle deux qualités marquantes : une consommation plus faible et une luminosité plus élevée. La généralisation des dalles brillantes est avérée avec seulement un écran mat sur nos neuf machines de test. Exception faite de ce « détail », la qualité des dalles est généralement excellente surtout compte tenu du prix des netbooks.

La plus grande avancée au niveau des écrans vient de la montée en résolution : 800x480 puis 1024x600 (le standard actuel des 9 et 10 pouces) avec une exception en 1280x800 (12 pouces) pour le NC20. La nouvelle tendance est le 1366x768 des 11,6 pouces. Ce format est réellement taillé pour la HD et procure un confort d’utilisation inconnu jusqu’alors sur un netbook.


Batteries : deux poids et deux mesures…

… et un gros cul ! La batterie, c’est le nerf de l’autonomie. Si les six cellules garantissent généralement plus de six heures d’autonomie, elles sont aussi plus lourdes et plus encombrantes que les petites trois cellules. Grâces au couple Atom Z520 & Poulsbo, les petites batteries permettent de se passer d’une prise pendant 3 heures contre parfois à peine 2 heures sur les premiers netbooks. La plupart du temps, une batterie 3 ou 4 cellules permet de concevoir une machine fine et compacte. Les plus grosses dépassent soit légèrement en dessous (Samsung N120, Asus 1000HE) ou à l’arrière (Acer Aspire One 751 et D250). Mais certains modèles comme le Dell Mini 1010 se voient affublés d’une excroissance qui double leur épaisseur ! Le look et la « portabilité » en prennent un fameux coup… Si l’autonomie est primordiale, mieux vaut se documenter sur l’intégration de la batterie 6 cellules (qui augmente le poids de +/- 150 grammes).

  • Trois cellules : 24 à 26 Wh soit jusqu’à 3 heures
  • Six cellules : 48 à 62 Wh, de 6 jusqu’à 8 heures
  • Les photos des constructeurs montrent très rarement l'intérgration d'une batterie six cellules dans les machines conçues avec un bloc de 3 ou 4 cellules...


    Equipement général…

    Tous les netbooks testés embarquent à présent la technologie BlueTooth 2.0 avec EDR. Personne ne se plaindra de sa généralisation. Le Wifi 802.11n par contre est loin de percer. Asus l’avait introduit avec les EEE PC 901 et 1000H et reste pour ainsi dire le seul constructeur à le proposer.

    Par contre, la connectique introduite par les premiers netbooks de 2008 reste inchangée. On retrouve presque toujours : 3 ports USB, les entrée et sortie audio, un connecteur VGA, une prise Ethernet 100 Mbps, le lecteur de cartes SD, un micro et un webcam 0,3 ou 1,3 Mpixels. On peut souligner la présence d’un connecteur HDMI sur le Dell Inspirion Mini 1010 qui, testé sur un téléviseur Full HD de 46 pouces, donne une excellente qualité d’image. Enfin, d’après les retours dans les forums, la connectique « par défaut » convient généralement aux utilisateurs…


    Netbook tu es…

    ... et tu resteras ! Les netbooks à base d’Atom et d’i945GSE ne changent guère par rapport à ceux de 2008. Beaucoup de constructeurs proposent des versions améliorées de leurs premières moutures. Les performances ne changent pas avec le passage de l’Atom N270 au N280 par contre l’autonomie a bien progressé et certains modèles sont vraiment très aboutis comme les Asus 1000HE et Samsung N120.

    Mais nos yeux restent inévitablement tournés vers les netbooks de 11,6 pouces en 1366x768. Equipés d’un Atom Z520 et du chipset Poulsbo, ils sont très fins et ressemblent vraiment à des ultra portables. On regrette cependant que le couple Z520 et US15W soit un peu « mou ». L’évolution des composants offre habituellement au moins autant de puissance à consommation égale. Mais cette fois, ce n’est pas le cas et on regrette la perte de performances introduite par la « nouvelle » plateforme. Le Nao et son chipset VX800 avec Chrome9 HC3 proposés par VIA pour les netbooks sont aussi satisfaisants que les Intel Atom et leur i945GSE. Hélas, les netbooks à base de Nano sont rares et chers dans le cas du NC20 !

    Mise à jour le Vendredi, 15 Mars 2013 12:39