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3 cartes mères P35 Express : Asus - Foxconn - Gigabyte

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Écrit par Pascal Thevenier   
Mardi, 01 Avril 2008 17:44
Même si les cartes graphiques et les processeurs font souvent la une de l’actualité, la carte mère reste la colonne vertébrale de toute configuration. Même dans les forums, les utilisateurs portent beaucoup plus d’intérêt au CPU et au GPU qu’à la carte mère. Effet boule de neige, les tests suivent la loi de l’offre et de la demande. Actuellement, on constate un intérêt grandissant envers les cartes mères à base de P35, notamment pour upgrader des configurations âgées à base d’Athlon 64. Parmi les cartes les plus populaires et les moins chères se trouvent deux modèles particulièrement intéressants et souvent plébiscités : l’Asus P5K Pro et la Gigabyte EP35-DS3P. Disposant également d’une P35AP-S de Foxconn, nous l’avons ajoutée à ce petit comparatif de trois cartes mères « P35 »…


Le composant oublié ?

Il y a bien longtemps dans une galaxie perdue sans cartes 3D, les cartes mères faisaient l’objet de tous les soins… Depuis que les GPU se succèdent à un rythme infernal, elles sont un peu oubliées ! Les causes de cette situation sont multiples. Mi-2004, Intel lance le PCI-Express alors que l’Athlon 64 est le processeur du moment. Fin 2004, l’Athlon 64 en socket 939 a enfin droit à la technologie PCI-Express grâce au nForce4. L’Asus A8N-SLI, une des premières cartes disponibles sera aussi une des plus populaires. On peut également citer les DFI LanParty nF4 et MSI K8N Neo4 qui ont connu un très grand succès jusqu’à un « renversement de vapeur ». En effet, après des « Pentium D » totalement largués par les Athlon 64 X2, Intel lance les Core 2 Duo durant l’été 2006. Les cartes mères à base de i975X qui supportent aussi les Core 2 Duo partent comme des petits pains sans que personne ne se pose trop de question. L’Intel BadAxe fait un tabac tout comme l’Asus P5W DH Deluxe. Le coûteux et déjà ancien i975X a ensuite « cédé » sa place à l’i965 lui aussi assez rapidement remplacé par le P35. Alors qu’un nouveau GPU déchaîne les passions, les chipsets intéressent peu. La raison est simple : de l’i975X au P35, il n’y a pas grand-chose comme évolution. Certes, les fréquences de FSB et de bus mémoire augmentent et Intel pousse la DDR3 sans grand succès. Mais côté fonctionnalités, la messe est dite depuis longtemps : au moins un port PCI-Express 16x, une volée de ports USB 2, une puce HD audio correcte, un port Gbig et assez de connecteurs SATA. Que demander de plus à l’exception éventuellement de ports eSATA ou FireWire (disponibles en carte fille) ? L’arrivée des Core 2 Duo 8000 avec leurs performances de très haut niveau et leurs excellentes capacités d’overclocking conduit aujourd’hui beaucoup d’utilisateurs à passer à cette nouvelle architecture. Cette migration est d’autant plus intéressante que des cartes mères P35 sont disponibles pour une centaine d’euros…


Le P35 reste favori…

Dans de très nombreux cas, le P35 reste le chipset le plus populaire pour un upgrade. Il faut bien avouer que dernièrement, les différences entre le chipset mainstream d’Intel et son modèle haut de gamme sont ténues. Actuellement, le X38 n’offre concrètement que le support du PCI-Express 2.0, un plus qui ne semble pas suffisant pour séduire. Quant à la DDR3, supportée par le P35 et le X38, elle est tout simplement boudée en raison de son tarif qui reste élevé. Nous avons déjà détaillé les fonctionnalités du P35 lors du test de la Gigabyte P35C-DS3R et il n’y a pas lieu d’y revenir plus en détail. Il nous semble préférable de porter plus d’attention aux trois cartes de ce comparatif et à ce qui pourrait faire pencher la balance en faveur de l’une d’elles.



Le chipset à l’image du GPU…

Comme dans une carte graphique où le GPU conditionne les performances et les fonctionnalités, les cartes mères dépendent principalement de leur jeu de composants. Il n’y a donc en théorie pas de miracle à attendre d’une carte ou d’une autre en termes de performances. D’autant plus que lors de notre comparatif de modules de DDR2-800, nous avons mis en évidence que le CAS – facteur qui jouait de manière notable sur les performances par le passé – apporte aujourd’hui « bien peu » aux processeurs de type Core 2 Duo. Côté overclocking, c’est aussi comparable sauf si le constructeur a « bâclé » son produit ou que le processeur n’est absolument pas coopératif ce qui est relativement rare avec les derniers processeurs Intel. Dès lors, d’autres critères peuvent prendre le pas dans le choix d’une carte mère comme le bundle logiciel ou matériel, le layout de la carte, la garantie, la disponibilité, le prix, des fonctionnalités et/ou utilitaires spécifiques, etc.


Les trois cartes

  • Connectique


    Comme le montre le tableau récapitulatif, aucune des trois cartes n’est parfaite. Seule le modèle de Foxconn offre des ports eSATA mais il est limité au niveau USB. Exception faite de l’absence de port eSATA, la Gigabye EP35-DS3P est la plus complète avec notamment une prise pour un connecteur parallèle qui peut également servir. A noter également la présence d’un connecteur série sur les Asus P5K Pro et Gigabyte EP35-DS3P. La P35AP-S dispose d’un port propriétaire pour la connexion de périphériques multimédia Foxconn. Côté ventilation, les trois cartes disposent de 4 (5 dans le cas de la Foxconn) connecteurs à 3 (ou 4) fils pour des ventilateurs. Seules la prise destinée au processeur ainsi qu’une seconde sont toujours réglables de manière personnalisée. Les autres sont seulement suivies au niveau monitoring mais sans pilotage.

  • Layout

    Deux zones à problèmes dont une particulièrement mal agencée.
    Avec seulement 218 mm de large, l’Asus P5K Pro est une carte mère compacte. Cet avantage au niveau de l’encombrement se paie par contre au niveau du layout. Le connecteur « 24 broches » se trouve en dessous des ports externes et la grosse tresse de câbles vient jouer les troubles fête sans n’importe quelle configuration bien rangée. En outre, 3 des 4 prises pour ventilateur se trouve à proximité et leur accessibilité s’en trouve particulièrement réduite. Quand à la dernière prise pour ventilateur qui se trouve dans le prolongement du slot PCI-Express 16x, elle est utilisable de justesse avec une carte graphique double slot comme la GeForce 8800 GTS 512 Mo : le carter de son ventilateur bute alors contre la prise… A moins de monter un CrossFire avec des Radeon double slots, les 6 ports SATA sont facilement accessibles tout comme les autres connecteurs internes.

    Les boutons sont pratique tout comme les led de POST. La version finale de la carte diffère de la photo de Foxconn.

    La Foxconn P35AP-S est une carte mixte qui peut recevoir de la DDR2 ou de la DDR3 mais pas les deux en même temps. Ce concept qui existe sur d’autres cartes nous semble de moins en moins intéressant compte tenu du prix très faible de la DDR2 et du faible intérêt de la DDR3. Le layout est franchement bon et tous les connecteurs sont accessibles facilement. Le système de déverrouillage de la carte graphique est difficilement accessible avec une carte double slot. En effet, l’ergot est situé du « mauvais » côté… Comme toujours, en cas de CrossFire avec deux cartes double slot, une partie des ports SATA est inaccessible et les LED de « debug » seront masqués. C’est d’ailleurs un des points forts de la P35AP-S : elle dispose d’un système de LED qui affiche les codes du POST et de trois boutons (power, reset et clear CMOS). A noter également que le radiateur du Northbridge est vissé et non monté avec des broches en plastique avec des ressorts. Un heatpipe relie ce radiateur à celui du VRM qui reçoit le flux du ventilateur du processeur.

    L'accès au Clear CMOS n'est pas toujours optimal mais nous n'en avons jamais eu besoin...

    La Gigabyte EP35-DS3P utilise un layout proche de celui de la Foxconn. Sauf que Gigabyte signe un sans faute ! Enfin, presque devrions-nous dire car comme toujours un CrossFire de Radeon double slot condamne 4 ports SATA. Mais comme la carte en offre 8, ce n’est qu’un demi-mal. Les esprits chagrins pourront éventuellement reprocher les broches du Clear CMOS moins accessibles avec une carte double slot. Le choix le plus curieux est en fait celui de l’orientation des ailettes du radiateur du VRM. Elles sont en effet disposées perpendiculairement au flux d’air expulsé par le ventilateur Intel box… Un choix qui s’explique en partie par le système de fixation du heatpipe mais dont la disposition est quand même peu convaincante.

  • VRM

    Les trois cartes ont retenu un VRM différent. L’Asus P5K Pro dispose du modèle le plus évolué avec un système à 8 phases piloté par la puce maison EPU. Les 2 groupes de 4 étages sont recouverts d’un radiateur en cuivre qui reçoit directement le flux d’air du ventilateur (de référence). La Gigabyte EP35-DS3P est équipée d’un VRM à six phases mais seul un groupe de trois phases est recouvert par un radiateur. Etant donné que ce VRM est géré par une puce « intelligente » Intersil qui n’active les étages qu’au fur et à mesure de la charge, on peut supposer que ce sont les étages systématiquement actifs qui sont refroidis. Mais nous n’avons pas l’équipement pour le vérifier… Foxconn a retenu un VRM à seulement 4 phases dont trois sont refroidies par un radiateur. Aucun constructeur ne fait figure de pingre : toutes les cartes font appel à des capacités solides.


    Overclocking

    Toutes les fonctions d'overclocking de la GA-EP35-DS3P sont regroupées dans un seul et même menu appelé MB Intelligent Tweaker (ou M.I.T.). Cette page est découpée en quatre sections distinctes. La première regroupe les réglages génériques du processeur et du chipset : fréquence du FSB, multiplicateur, strapp, ratio FSB/MEM, etc. C'est dans cette section que débutent les réglages simples pour un overclocking. Le second volet concerne les quatre paramètres de base de la mémoire : RAS, CAS, RAS to CAS et tRAS. Point fort de la GA-EP35-DS3P, elle affiche dans une première colonne la valeur lue dans le SPD. La troisième partie concerne sept autres paramètres avancés de configuration de la mémoire avec toujours la valeur d'origine affichée en marge. Cette section est réservée aux utilisateurs plus avertis... Le dernier volet regroupe tous les réglages de tension : mémoire, PCI-Express, FSB, MCH, loadline et CPU.

  • CPU : 0,70000 volt à 2,35000 volt pas de 0,00625 volt jusqu'à 1,6 volt puis 0,05 volt jusqu'à 2,35 volts
  • MEM : +0,05 volt à +1,55 volt pas de 0,05 volt
  • MCH : +0,025 volt à +0,375 volt pas de 0,025 volt
  • PCIE : +0,05 volt à + 0,35 volt pas de 0,05 volt
  • FSB : idem


    BIOS Gigabyte


    BIOS Gigabyte

    La Foxconn P35AP-S utilise la section Gladiator pour centraliser les fonctions d'overclocking. La page comporte trois sous menus. La section CPU Features n'est pas spécialement utile et sert à configurer l'EIST, le mode C1E, l'Execut Disable Bit et d'autres fonctions auxquelles on a rarement besoin de toucher en overclocking. Le second sous-menu est dédié aux timings mémoire. Il propose cinq options en plus de CAS, RAS, RAS to CAS et tRAS. Le dernier sous-menu sert à régler les tensions des différents éléménts : CPU, mémoire, northbridge, VTT et southbridge/PLL. Au niveau des tensions, la carte offre le choix d'une valeur mais pas d'une tension additionnelle. Il faudra donc prendre note manuellement des valeurs par défaut ou remettre les réglages du setup d'origine. Le BIOS affiche cependant des codes de couleurs selon le risque lié à la surtension. La tension par défaut du processeur est toujours affichée à titre indicatif, ce qui est intéressant étant donné qu'elle varie sensiblement d'un processeur à l'autre. Le reste de la page Gladiator est destiné aux réglages d'overclocking : FSB, strapp, fréquence mémoire, multiplicateur, etc.

  • CPU : 0,8250 volt à 1,600 volt pas de 0,0125 volt
  • MEM : 1.665 volt à 3.365 volts pas de 0.45 volt
  • MCH : 1.156 volt à 2.395 volt pas de 0.03125 volt
  • FSB : 1,200 volt à 1.725 volt pas de 0.075 volt
  • SB : 1.388 volt à 1.950 volt pas de 0.0375 volt


    BIOS Foxconn


    BIOS Foxconn


    BIOS Foxconn


    BIOS Foxconn

    L'Asus P5K Pro comporte deux volets pour l'overclocking. Comme avec la P35AP-S, un menu est dédié à la configuration du processeur (EIST et compagnie) tandis qu'une autre section contient le nécessaire à l'overclocking comme sur la GA-EP35-DS3P. Le menu Advanced est décomposé en plusieurs sections : réglages chipset/processeur (FSB, multiplicateur, fréquence mémoire), timings, tensions et fonctionnalités avancées (telle que Loadline calibration). Ce BIOS a deux points forts : il permet d’encoder directement les valeurs (au lieu d’appuyer sur + et -) et il permet de sauver des profils. On peut également apprécier les quelques remarques concernant les options « peu documentées » où le BIOS affiche par exemple : Disable can help overclocking… C’est toujours mieux que rien…

  • CPU : 0.85 volt à 0,7 volt pas de 0,00625 volt
  • MEM : 1,8 volt à 3,08 volts pas de 0,02 volt
  • MCH : 1,25 volt à 1.91 volt pas de 0.02 volt
  • FSB : 1.2 volt à 1.5 pas de 0,02 volt
  • PLL : 1,5 voltà 2,78 pas de 0.02 volt
  • SB : 1.05 volt ou 1.2 volt
  • Clock overcharging : 0.7 volt à 1.0 volt pas de 0.1 volt


    BIOS Asus


    BIOS Asus : load-line calibration ne nous a pas aidé beaucoup...


    Les tests réalisés avec un Core 2 Duo E6750 donnent le classement suivant :
  • Gigabyte EP35-DS3P : FSB 498 MHz
  • Asus P5K Pro : FSB 486 MHz
  • Foxconn P35AP-S : FSB 485 MHz
  • Nous attendions mieux de la P5K Pro qui dispose quand même d’un VRM à 8 phases. A l’inverse, la P35AP-S nous a surpris en faisant jeu égal avec l’Asus malgré son simple VRM à seulement 4 phases. Ce classement peut aussi changer avec les révisions du BIOS. En effet, avec son BIOS initial, la P5K Pro ne permettait pas d’atteindre 500 MHz avec le kit Transcend. Cette fréquence peut maintenant être dépassée… Bien entendu, nous avons pris soin de tester le kit utilisé pour les tests à une fréquence plus élevée que celle nécessaire à l’overclocking du Core 2 Duo afin de ne pas être limités par la mémoire. Malgré le temps passé à tester les options avancées et à augmenter la tension de certains composants (PLL, FSB, MCH), nous ne sommes jamais arrivés à stabiliser le processeur à 4 GHz (8 x 500 MHz) pour qu’il supporte au moins une heure de Prime. Si ces différents survoltages n’ont pas été d’une grande utilité dans notre cas, presque 4 GHz avec un E6750 est quand même un overclocking très important en air cooling, ils peuvent s’avérer utiles avec un autre processeur, d’autres modules de mémoire voire une autre alimentation… Ne perdons pas non plus de vue que les cartes testées ici sont des modèles abordables et ne sont nullement reprises comme ténors de l’overclocking.


    Logiciels

    Les cartes sont toutes proposées avec différents utilitaires notamment pour flasher le BIOS sous Windows, overclocker le processeur et surveiller les paramètres. Nous avons testé les applications importantes à nos yeux : mise à jour du BIOS, monitoring et overclocking sous Windows.


    Asus : serveur toujours occupés... Annulation comme seule option.


    Gigayte : austère mais rapide et efficace !


    Foxconn : le bon compromis...

    La mise à jour du BIOS est une opération délicate. Dans cet exercice, Gigabyte remporte le match haut la main. L’utilitaire @BIOS est peut-être austère mais il se met très vite à jour et les serveurs de Gigabyte répondent vite et bien. L’utilitaire Fox liveupdate de Foxconn est un peu plus réussi graphiquement que celui de Gigabyte et les serveurs répondent rapidement. Cependant et contrairement à Gigabyte, nous avons trouvé un BIOS plus récent sur le site que ce qui était proposé en téléchargement… Le logiciel d’Asus est très abouti graphiquement mais il est mal conçu. Quand le serveur ne répond pas, ce qui se produit 90% du temps, l’application se ferme et il faut la relancer. En outre, il reste préférable d’aller manuellement et péniblement télécharger le BIOS sur les très lents serveurs d’Asus puis de flasher via l’utilitaire.


    Asus ProbeII : à peine installé, il sonne...


    Asus : AI Suite est assez joli et relativement ergonomique mais franchement lourd


    Gigabyte : EasyTune 5 Pro est très moyen et le tramage est d'origine...


    Foxconn : Fox one combine monitoring et overclocking.


    Foxconn : informations claires et regroupées.


    Foxconn : l'overclocking se fait au clic par clic (comme chez les concurrents)...

    Au niveau monitoring, Foxconn et Gigabyte ont une seule application qui remplit les deux fonctions. Notre préférence va sans détour à Fox One qui est pratique, rapide et plutôt réussi au niveau graphique. L’interface très kitsh d’EasyTune5 Pro de Gigabyte semble dater des années 90 et limitée à 256 couleurs avec un tramage particulièrement moche. A défaut d’être réellement ergonomique, il est fonctionnel… Asus propose AI Gear3 au milieu de la AI Suite. C’est graphiquement joli mais pas forcément agréable à utiliser ni vraiment convivial. Le pire reste Asus ProbeII qui déclanche des alarmes pour tout et n’importe quoi simplement parce qu’il détecte mal ses propres sondes. Pour ne pas tourner autour du pot, mieux vaut overclocker depuis le BIOS et s’orienter vers un logiciel tiers de monitoring… A noter également que les logiciels d’économie d’énergie des P5K Pro et EP35-DS3P sont incompatibles avec l’utilitaire maison d’overclocking (le lancement de l’un fermant l’autre ou le désactivant).

    Enfin, les trois cartes disposent d’un utilitaire qui permet de mettre une image de son choix comme logo de boot. On retrouve aussi un logiciel de lecteur des données DMI et/ou un (ou même plusieurs) petit(s) programme(s) qui relève(nt) les informations système. Gigabyte offre en plus en bundle Kaspersky AV avec une validité jusqu’à juin 2008 dans notre cas. Et ce n’est pas tout, la carte supporte également XpressRecovery, un système qui permet de créer une image de son système et de la restaurer rapidement dès le boot.


    Performances

    Comme le montre le tableau, ce chapitre est sans intérêt ! Les écarts sont ridicules si on prend soin de régler les BIOS de manière identique en mode manuel. Curieusement, l'Asus P5K Pro affiche de moins bonnes performances sous Everest alors que les réglages sont les mêmes que sur les deux autres cartes. Cependant, on ne remarque aucun impact dans les autres tests.



    Conclusion

    Commençons pour changer par ce qui est vraiment mauvais, à savoir la partie logicielle et les serveurs chez Asus où tout est lent. Même le DVD qui accompagne les cartes mères est d’une lenteur accablante. Si certains softs font bien leur travail et sont réussis sur le plan graphique, ils sont lourds et pas forcément ergonomiques. Le bilan est nettement plus positif chez Gigabyte même si l’interface passe du kitsh (EasyTune 5 Pro) à l’austère (@BIOS) avec une excellente note pour l’utilitaire DES. Finalement, c’est Foxconn qui s’en tire le mieux avec des utilitaires légers, fonctionnels et même s’ils ne sont pas les plus réussis graphiquement, les plus agréables à utiliser. Mais comme nous l’avons déjà souligné dans l’article, mieux vaut laisser de côté la partie software lors de son choix…

    L’Asus P5K Pro a certains défauts liés à sa petite taille, notamment des connecteurs peu accessibles. Mais cette critique n’est valable qu’au montage ou le temps de « régler » sa configuration. C’est surtout la fréquence finale atteinte en overclocking qui nous a déçus face à l’EP35-DS3P. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que la P5K Pro ne vaut qu’une centaine d’euros et offre des options intéressantes comme les profils d’overclocking ou la possibilité d’encoder directement des valeurs dans le BIOS. Il ne faut pas non plus perdre de vue que malgré son petit prix, elle dispose d’un VRM à huit phases (même s’il n’a pas été d’un grand secours en overcloking) et d’une gestion dynamique de ce dernier. Habituellement, ces fonctionnalités sont réservées à des modèles plus haut de gamme…

    La Gigabyte EP35-DS3P est vraiment une excellente carte mais il ne faut pas perdre de vue qu’elle est presque 30 € plus chère que l’Asus P5K Pro. Il existe bien une EP35-DS3 sans P mais elle n’offre plus le second port PCI-Express graphique et perd d’autres connecteurs comme le FireWire… Mais revenons à l’EP35-DS3P qui prend quand même un avantage significatif en overclocking sur ses deux concurrentes du jour. Comme la P5K Pro, elle dispose d’un VRM qui s’adapte à la charge. Mais le layout parfait, les quelques connecteurs supplémentaires et les quelques MHz grappillés en overclocking justifient-ils le « surcoût » ? Nous serions tenté de dire que oui surtout si on attache une certaine importance aux utilitaires et au support. Les logiciels de Gigabyte surtout pour la mise à jour du BIOS sont plus fonctionnels que ceux d’Asus et les serveurs nettement plus réactifs.

    La Foxconn P35AP-S est la première carte de ce constructeur que nous testons. Si la présence des deux banques pour de la DDR3 n’est pas importante à nos yeux, cette carte a quelques points forts comme ses LED de POST ou encore les boutons de power, reset et Clear CMOS. Le layout est globalement bon et surtout, les utilitaires et la disponibilité des serveurs nous laissent un bon souvenir. Malheureusement pour Foxconn qui nous a envoyé ce produit, la P35AP-S est peu commercialisée dans nos contrées. Disponible en Allemagne aux alentours de 115 € soit un tarif compris entre la P5K Pro et la Gigabyte EP35-DS3P, elle se trouve entre deux chaises. L’Asus fait « aussi mal » en overclocking tout en étant moins chère et la Gigabyte, plus chère, fait mieux… Cette P35AP-S nous a cependant donné envie de tester d’autres modèles du constructeur.
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