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Asus P4R800-VM : une bonne solution 3D intégrée ? |
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| Écrit par Pascal Thevenier |
| Mercredi, 28 Avril 2004 10:32 |
A l'heure où le prix des cartes mères baisse sans arrêt, nous avons mis la main sur une Asus P4R800-VM reposant sur le chipset ATI IGP 9100. Grâce à ce chipset, cette carte au format Micro ATX offre des spécifications intéressantes : support de l'HyperThreading, gestion du dual channel, FSB 800MHz, AGP 8x, réseau 3Com 10/100, S/PDIF, Q-FAN, CrashFree Bios, etc. Tout comme les nForce et nForce2 pour les Athlon, l'IGP 9100 intègre une solution graphique développée par un constructeur de puces 3D et non par un fondeur de chipsets comme Intel, Sis ou VIA. Alors que NVIDIA se cantonne actuellement aux solutions AMD, ATI devrait bénéficier d'un marché beaucoup plus large en offrant une solution pour Pentium 4 et Celeron. En effet, les processeurs Intel sont largement utilisés dans des configurations à mémoire partagée. Que peut-on attendre de ce chipset ATI ?
Chacun sa route… NVIDIA a choisi de développer des chipsets pour les processeurs AMD et bien leur en a pris. Les nForce sont d'excellentes solutions pour les Athlon XP. En effet, le jeu de composants du constructeur californien offre des performances de premier plan et propose une partie audio de qualité exceptionnelle. Pourtant, les nForce et nForce2 ne se sont pas imposés chez les OEM qui préfèrent rogner le dernier cent que des fonctionnalités ou des performances intéressantes… Depuis ses IGP 320 et IGP 340 pour Athlon XP et Pentium 4, ATI est présent sur le marché des chipsets avec solution graphique intégrée. Des solutions souvent incorporées dans des portables comme les Compaq Presario 920 et 1525 avec des performances acceptables à l'époque bien que toujours en retrait par à rapport à des chips 3D à mémoire dédiée… Avec le RS300, ATI se positionne de manière intéressante. Grâce à un core graphique dérivé du R200, le constructeur canadien est actuellement le seul à offrir le support de DirectX 8.1, et ce à très faible coût ! Il n'en faut pas moins pour séduire les OEM fans d'Intel et proches de leurs sous… IGP 9100 Il n'est pas toujours facile de savoir ce qui se trouve comme circuit graphique dans un chipset à mémoire partagée. Le RS300 intègre un cousin lointain du R200 plus connu sous le nom de Radeon 8500. Pas mal me direz-vous ? Oui, mais en pratique, il s'agit surtout d'½ RV280. Mais encore ? Le RV280 est une version économique du R200. Il conserve 4 pipelines mais avec une seule unité de texturing. Du coup, un RV280 ne comporte que 36 millions de transistors contre 60 millions pour le R200. En pratique, les performances ne pâtissent pas trop de la cure d'amaigrissement. La partie graphique du RS300 ne comporte au final que deux pipelines en single texturing. La fréquence de ~300MHz (294MHz selon RadClocker) compense un peu mais il n'y a pas à se faire d'illusion. En terme de fillrate, le core graphique du RS300 (2 x 300MHz x 1 soit 600Mtexels/s) ne peut pas rivaliser avec un Radeon 9200 (4 x 250MHz x 1soit 1000Mtexels/s) et encore moins avec un Radeon 8500 (4 x 275MHz x 2 soit 2200Mtexels/s). Même en se limitant à du single texturing, les écarts sont importants… ![]() Au niveau mémoire, le core graphique doit se satisfaire des 6.4Go/s offerts par la DD400 en Dual Channel mais à partager avec le gourmand Pentium 4. Cependant, comme nous le verrons dans les tests, l'arrivée du Dual Channel change un peu la donne. En effet, avec un tel débit, il semble rester assez de bande passante pour la partie graphique. Le core logiqueLe RS300 supporte les dernières innovations d'Intel, à savoir le FSB 200MHz QDR, la mémoire DDR 200MHz en double canal, l'HyperThreading et l'AGP 8x. Il gère jusqu'à 4Go de DDR grâce à deux contrôleurs 128bits. Mais de 16 à 128Mo sont utilisés pour la partie graphique de manière statique (et non alloués dynamiquement comme dans l'i855GM par exemple). Néanmoins, ATI semble avoir trouvé un bon compromis entre la mémoire nécessaire au processeur et au chip graphique. Le Southbridge L'IXP200 fait pâle figure à côté d'un Southbridge comme le MCP-T du nForce. La solution d'ATI ne supporte que l'essentiel : ATA133, USB 2.0, AC'97 et Ethernet 10/100. De son côté, l'ICH5 gère nativement le Serial ATA150. Au final, il manque à l'IXP200 le Serial ATA150, le Parallèle ATA133 et une solution audio plus avancée. En pratique, ce Southbridge cadre très bien avec la vocation de ce chipset : petit prix sans fonctionnalités inutiles…L'Asus P4R800-VM Que peut-on faire sur base d'un chipset typé OEM ? Une carte mère µATX ! C'est ce qu'a fait Asus. Comme son chipset, la P4R800-VM ne comporte pas de garnitures. Exit par exemple les légendaires possibilités d'overclocking des cartes Asus. Le BIOS est assez rudimentaire et ne permet que la modification des timings sans accès aux fréquences et ratios. La première chose qui ne saute pas aux yeux lors de l'examen de la carte est le radiateur du Northbridge. Il n'est pas plus gros que ceux qui surmontaient les 440BX et n'a rien de comparable avec celui d'un nForce2 ou d'un i875/i865. Le VRM est particulièrement bien soigné et supporte parfaitement le Prescott 3.40GHz que nous avons installé. La disposition des composants n'éveille aucune critique si ce n'est le trop faible espace entre les banques de mémoire et le PCB d'une carte placée dans le port AGP. ![]() Configuration de tests Matériel
Logiciel Performances ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Un petit mot au sujet du contrôleur de disque dur : pas de différence notable. Nous avons atteint les mêmes indices (écart inférieur à 1% < erreurs de mesures) avec l'IGP 9100 qu'avec l'i875p. Le temps où il existait des différences entre les contrôleurs de marques différentes appartient bien aux passé ! ![]() Le bilan ''production'' est donc très positif. Il semble d'ailleurs que depuis l'arrivée du Dual Channel, les chipsets à mémoire partagée se montrent très performants. ![]() ![]() ![]() ![]() Quelques remarquesNous n'avons pas été en mesure de tester les possibilités d'overclocking de la P4R800-VM, Asus n'ayant pas pris soin d'intégrer un réglage des fréquences dans le BIOS. Nous avons par contre été surpris des bonnes performances bureautiques du chips surtout en faisant appel à la partie graphique intégrée. De plus, le chipset chauffe à peine même en utilisation intensive. Aucune mauvaise surprise au niveau de l'installation des drivers pour le chipset ou la partie graphique. Les Catalysts conviennent d'ailleurs sans problème. Conclusion En proposant un chipset à mémoire partagée sans fioritures et performant pour Pentium 4, ATI prend place sur un marché juteux. En effet, les OEM sont friands de ce type de produit surtout s'il est proposé à tarif attractif. L'IGP 9100 permet de ''coller un logo DirectX 8'' alors que la concurrence reste limitée à DirectX 7. Les performances sont d'ailleurs excellentes en bureautique. En 3D, l'IGP 9100 est d'ailleurs ce qui se fait de mieux en solution à mémoire partagée. Il lui manque certes le support du Serial ATA mais il n'est pas encore incontournable.L'Asus P4R800-VM colle à merveille avec la vocation économique du chipset. Cette carte µATX est performante et réellement bon marché : ~60€ contre 95€ pour une Asus P4P800-VM (son homologue à base d'i865G). Il y a fort à parier que l'IGP 9100 trouve une place dans de nombreux barebones où il remplacera avantageusement un i865G. Asus l'a d'ailleurs choisi pour ses mini-barebones Pundit… Asus P4R800-VM : 9/10 Plus :Prix, performances bureautiques, core 3D intégré DX 8.1 sympathique, Q-FAN, Asus Probe, Asus UpDate, chauffe très peu Contre :pas d'overclocking, pas de SATA |
| Mise à jour le Mardi, 10 Novembre 2009 20:23 |