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Comparatif 2012 des cartes graphiques DirectX 11.1

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Écrit par Pascal Thevenier   
Mardi, 16 Octobre 2012 19:23

En 2011, nous avions publié notre comparatif des cartes graphiques dès le début de l’année, NVIDIA ayant grillé la politesse à AMD en dégainant le premier. Les deux compagnies avaient dans la foulée rapidement complété leur gamme. Cette année, alors qu’AMD a très rapidement proposé une ligne complète de cartes graphiques DirectX 11.1 avec de nouveaux GPU en 28 nm, NVIDIA a sorti carte après carte, sans faire preuve du moindre empressement… Notre comparatif arrive donc en fin d’année, une période durant laquelle vous êtes finalement assez nombreux à lorgner vers une nouvelle carte graphique. Au menu de cette fin 2012 : Radeon HD 7970, Radeon HD 7950, Radeon HD 7870, Radeon HD 7850, GeForce GTX 680, GeForce GTX 670, GeForce GTX 660 Ti et GeForce GTX 660 !




AMD : Graphic Core Next

Fin 2010, NVIDIA a coupé l’herbe sous le pied d’AMD en lançant à la surprise générale la GeForce GTX 580. Cette fois AMD a été le premier à proposer une nouvelle génération avec la Radeon HD 7970 lancée in extremis fin 2011. Les GPU « Tahiti » reposent ainsi sur l’architecture « GCN » pour Graphic Core Next qui remplace le VLIW datant des Radeon 9700 Pro… AMD avait toutefois amorcé une transition du Vect5 (en faut 4+1) au Vect4 avec les générations précédentes. L’architecture « GCN » conserve toujours des unités dérivées des anciennes générations, mais cette fois l’ancienne (grosse) unité Vect4 est considérée comme 4 petites entités (ou une unité SIMD).


Un GPU « Tahiti » compte 2048 petites unités de calcul scalaires. Elles sont regroupées en 16 blocs de 4 petites unités (en d’autres mots en 16 blocs SIMD) qui constituent chacun une des 32 Compute Units ou CU (comparables aux au Shader Multiprocessors ou SM(X) des GeForce). Les 32 CU qui intègrent chacune 4 unités de texturing sont les blocs noirs notés « GCN » sur le schéma. Si de prime abord, tout semble comparable, les Tahiti traitent en interne les vagues de données (wavefront) très différemment des Cayman. Un wavefront de plusieurs instructions différentes simultanément en plusieurs cycles pour Cayman et une seule et même instruction par wavefront mais plusieurs wavefronts pour Tahiti. L’architecture CGN jongle donc avec 2x plus de données. La latence a été divisée par deux et les caches adaptés à ce mode de fonctionnement. On retrouve ainsi 16 Ko de cache L1 pour chacune des 32 CU, 16 Ko de cache (K$ et I$) par bloc de 4 CU, un Global Data Share qui facilite la communication entre tous les caches L1 et enfin un cache L2 de 128 Ko par contrôleur mémoire (6 au total).


Par rapport à la génération précédente, le nombre d’unités de calcul est en progression de 33%. Pour ne pas déséquilibrer le GPU, AMD a également augmenté les unités de texturing de 96 à 128 soit également un gain de 33%. Enfin, AMD a augmenté la largeur du bus mémoire de 256 à 384 bits via 6 contrôleurs 64 bits qui autorisent une bande passante 50% plus élevée pour des puces de même fréquence. Le nombre de ROPs reste fixé à 32.

Les GPU « Pitcairn » utilisent également l’architecture GCN mais sont destinés au milieu de gamme. La puce n’intègre plus que 20 Compute Units (soit 1280 unités de calcul), 80 unités de texturing et 4 contrôleurs mémoire 64 bits. Les 32 ROPs sont préservés tout comme la capacité de traiter 2 triangles par cycle.


NVIDIA : Kepler

La nouvelle architecture Kepler de NVIDIA a été introduite en mars 2012 avec le GK104 qui se trouve au cœur de la GeForce GTX 680. Toutefois, contrairement au Tahiti qui est le GPU haut de gamme de la dernière architecture d’AMD, le GK104 était initialement destiné au milieu de gamme et devait donc concurrencer le Pitcairn… Kepler peut être vu comme la troisième (voire la quatrième en tenant compte de la GeForce GTX 460) évolution de l’architecture Fermi avec des optimisations ainsi que des modifications requises pour bénéficier pleinement d’une gravure en 28 nm. Le GK104 embarque pas moins de 1536 unités de calcul scalaires contre seulement 512 pour le GF110 de la génération précédente, soit 3x plus. Il faut cependant noter que les unités ne fonctionnent à présent plus à une fréquence deux fois plus élevée que le reste de la puce… Ce choix est parfaitement adapté à une gravure en 28 nm. En effet, il aurait été impossible de conserver une consommation raisonnable en augmentant le nombre d’unités de calcul et en conservant la double fréquence.


Les 1536 unités de calcul du GK104 sont regroupées par 192 dans un bloc appelé SMX (comparable au Compute Unit d’AMD) qui comporte également 16 unités de texturing. Avec 8 unités SMX groupées par 2 dans 4 GPC, le compte est bon : 1536 unités de calcul et 128 unités de texturing ! Un bloc SMX est en quelques sortes un bloc SM avec 3 fois plus d’unités de calcul simple fréquence (et non plus double fréquence) qui partagent toujours les mêmes ressources : PolyMorph Engine 2.0, caches, registres et unités de texturing. Les unités SMX ont toutes un cache L1 de 64 Ko ainsi qu’un cache pour les textures, un cache pour les instructions et un « uniform cache » communs. Les registres ont été doublés (65535 x 32 bits vs 32768 x 32 bits) tout comme les unités de dispatch (8 vs 4) et les schedulers (4 vs 2) afin de s’adapter aux unités plus nombreuses. Il faut noter qu’un SMX travaille en interne en deux groupes de 96 unités de calcul associés chacun à 2 schedulers et 4 unités de dispatch.

Chacun des GPC est pour ainsi dire un GPU à part entière qui dispose de son propre Raster Engine. Il découle de cette architecture une puissance géométrique importante : 4 triangles peuvent être traités par cycle. Comme AMD, NVIDIA a aussi soigné les caches notamment la bande passante du cache de second niveau. Par contre, le GK104 se contente d’un bus mémoire 256 bits contre 384 bits sur la génération précédente mais l’emploi de GDDR5 à 1500 MHz au lieu de GDDR5 1000 MHz préserve la bande passante. Enfin, le GK104 embarque 32 ROPs.

Le GK106 est une version allégée du GK104 avec seulement 5 SMX (donc 2 ½ GPC), 24 ROPs et trois contrôleurs mémoire 64 bits. Il se compose ainsi de 960 unités de calcul et 80 unités de texturing. Malgré ses trois contrôleurs 64 bits qui forment un bus 192 bits, NVIDIA a associé ce GPU à 2 Go de GDDR5. 1536 Mo sont accessibles en 192 bits tandis que les 512 Mo restants sont exploités en 64 bits.


Des GeForce et des Radeon…

AMD ayant ouvert le bal bien avant NVIDIA, les Radeon HD 7970 et 7950 ont déjà connu une mise à jour au niveau de la fréquence de leur GPU. Afin d’offrir des fonctionnalités comparables à celles de leur concurrentes, elles disposent de la technologie PowerTune avec Boost. Au final, la Radeon HD 7970 qui avait débuté sa carrière à 925 MHz profite d’une nouvelle fréquence de 1 GHz avec boost jusqu’à 1050 MHz. La Radeon HD 7850 initialement cadencée à 800 MHz grimpe à 850 MHz avec un boost à 925 MHz. Une simple mise à jour du BIOS permet de profiter de ces gains « offerts par la maison »…

Le boost, inauguré par NVIDIA avec les GeForce GTX 680, est plus complexe que celui repris par AMD. En effet, les GPU ont une fréquence de base à laquelle s’ajoutent des paliers de 13 MHz. Le nombre de « bins » supporté est lié à chaque GPU ou lot de GPU, ce qui signifie que tous ne sont pas forcément boostés de la même manière… Pour la GeForce GTX 680, la fréquence de base est de 1006 MHz et la fréquence Boost maximale de 1110 MHz (soit (1110-1006)/13 = 8 niveaux). Il faut noter que le Boost dépend aussi de la température. Ainsi, une GeForce GTX avec un boost maximal de 1110 MHz n’atteindra ce maximum que si le GPU a une température inférieure à 70°C. Au-delà de 70°C, la Boost maximal tombe à 1097 MHz. D’autres facteurs influencent étant donné qu’en surveillant la fréquence durant un jeu ou un bench, on constate qu’elle oscille entre 1048 et 1097 MHz. Une carte avec un HSF custom qui maintient toujours le GPU à moins de 70°C pourra toujours grimper jusqu’à 1110 MHz. Enfin, le boost suit l’overclocking. Ainsi, en augmentant la fréquence de base de 1006 à par exemple 1106 MHz, une GPU supportant le boost maximum pourra grimper jusqu’à 1210 MHz.


Toutes les GeForce GTX testées dans ce dossier bénéficient d’un boost (contrairement aux Radeon). Ces variations dynamiques de fréquences rendent les mesures plus délicates. Toutefois, l’impact sur les performances n’est pas non plus énorme (généralement moins de 3%), les scores ne dépendant pas uniquement de la fréquence du GPU… Dernier point à épingler, les boosts ainsi que dans une certaine mesure l’overclocking sont liés au TDP qui est assigné de manière logicielle. Il est réglable dans les Catalyst directement ou via un utilitaire comme NVIDIA Inspector (ou les dérivés de Riva Tuner tels que AfterBurner) pour les GeForce.


Les cartes du test

Pour ce comparatif, nous avons contacté plusieurs constructeurs. MSI est le seul à avoir répondu à notre demande en nous envoyant une GeForce et deux Radeon : N670GTX PowerEdition, R7870 Twin Frozr et MSI R7850 Twin Frozr. Les cinq autres cartes à savoir les Gainward GeForce GTX 680, PNY GeForce GTX 660 Ti, Gigabyte GeForce GTX 660, Sapphire Radeon HD 7970 Dual-X et Sapphire Radeon HD 7950 Vapor-X OC Edition proviennent de Rue Du Commerce. La Sapphire Radeon HD 7950 Vapor-X OC Edition étant visiblement défectueuse (impossible de tenir la fréquence de base et plantage en mode OC), S.H.S. Computer nous a dépannés dans l’urgence avec un Asus HD 7950 DirectCU II Top. Les cartes overckockées ont été testées aux fréquences d’origine sauf exception (voir sur les graphes). Les Radeon HD 7870 et 7850 initialement en version originelles ont été flashées en « V2 » pour obtenir les résultats des Radeon HD 7870 GHZ Edition et Radeon HD 7850 version 2.


La Gainward GeForce GTX 680 (449,90 €) et la MSI N670 Power Edition (384,90 €)

 


PNY GeForce GTX 660 ti (249,90 €) et Gigabyte GeForce GTX 660 (214,90 €)

 


Sapphire Radeon HD 7970 Dual-X (359,90 €) et Sapphire Radeon HD 7950 Vapor-X (279,90 €)

 


Asus Radeon HD7950 DirectCU II (329,90 €) et MSI R7870 Twin Frozr (219,90 €)

 


MSI R7850 Twin Frozr (194,90 €) et notre GeForce GTX 570 de référence.

 


Les spécifications des cartes (clicker pour une image plus grande)



Configuration de test

Tous les tests ont été réalisés avec le filtrage anisotrope 16x en 1920x1200 sans synchronisation verticale (réglages via les pilotes). Pour l’anticrénelage, nous avons utilisé le mode 4x du jeu. A de très rares exceptions près, tous les jeux utilisent les réglages poussés au maximum et les meilleures textures possibles.

Matériel

  • Intel DZ77GA-70K
  • Core i7 3770K
  • 8 Go Crucial Ballistix DDR3 1600 CL8
  • GeForce GTX 570 comme référence (voir tableau pour les autres modèles)
  • Crucial M4 128 Go etWestern Digital Caviar 640 Go
  • Noctua NH-U12 et NF-F12
  • Cooler Master Silencio 550 (2 Silent Wing 120 mm à 650 rpm en aspiration et 1 Silent Wing 120 mm à 800 rpm en extraction)
  • Cooler Master Silent Pro M2 620

Logiciel

  • Windows 7 Professionnel SP1 64 bits
  • Pilotes WHQL : NVIDIA 306.23 et Catalyst 12.8
  • Alien vs Predator (bench) : Texture Quality: 3, Shadow Quality: 3, Anisotropic Filtering: 16, SSAO: ON, Vertical Sync: OFF, DX11 Tessellation: ON, DX11 Advanced Shadows: ON et DX11 MSAA Samples: 4
  • Batman Arkham City (jeu complet bench intégré) : Synchronisation verticale : NON, Anti-aliasing : MSAA 4x, Foncntionnalits DirectX 11 : MVSS et HBAO, Tesselation DirectX 11 : Elevée, Niveau de détails : Très élevé, Ombres dynamiques : Oui, Flou cinétique : Oui, Distorsion : Oui, Lumière parasites : Oui, Rayons de lumière : Oui, Reflets : Oui, Occlusion ambiante : Oui
  • Borderlands 2 (jeu complet test avec FRAPS) : Vsynch : Off, Framerate : unlimited, Anisotropic filtering : 16x, Bullet Decals : High, Foliage Distance : Far, Texture Quality : High, Game detail : High, Ambient occlusion : On, Depth of field : On, FXAA : On, View distance : Ultra High, PhysX effects : High.
  • Crysis 2 (jeu complet avec benchmark tool) : Preset : Ultra, Anti-Aliasing : 4x, Map : Downtown, API : DirectX 11, Edge AA : Blur, Hi-Res textures : On
  • Dirt 3 (jeu complet bench intégré) : Echantillonnage multiple : 4x MSAA, Préréglage : Ultra
  • F1 2012 (jeu complet bench intégré) : Echantillonnage multiple : 8x MSAA, Préréglage : Ultra
  • Lost Planet ² (bench) : Anti-Aliasing : MSAA 4x, Flou cinétique (motion blur) : Activé, Détail des ombres : Haut, Détail des textures : Haut, Niveau de rendu : Haut, Fonction DirectX 11 : Haut, Demo A
  • Mafia II (jeu complet bench intégré) : Antialiasing : On, Shadow quality : High, Ambient occlusion : On, Geometry detail : High, PhysX : Off
  • Metro 2033 (jeu complet bench intégré) : DirectX 11, Quality : Very High, Antialiasing : MSAA 4x, Texture filtering : AF 16x, Tesselation : On, DOF : On, PhysX : Off
  • Skyrim (jeu complet + mod ENB) : Detail : Ultra, Antialiasing : 4x, Anisotropic Filering : 16x, ENB : SSAO full
  • Sleeping Dogs (jeu complet bench intégré) : Extreme, Enable Quality Anti-aliasing : Extreme, Enable High-res Textures : On, Shadow resolution : High, Shadow filtering : High, Screen space ambient occlusion : High, Enable V-Sync : Off, Enable quality motion blur : High, World density : Extreme, FPS limiter : Off
  • Sniper Elite (bench + benchmark tool) : Quality : High, Anti-aliasing : High, Texture quality : High, Shadow detail : High, Draw distance : High, Supersampling : 2,25x, Motion blur : On, Compute Shader : On, Ambient occlusion : On, Advanced shadows : Low.
  • S.T.A.L.K.E.R : Call of Pripyat (bench) : Preset : Ultra, Renderer : Enhan. full dyn. lighting (DX11), MSAA : 4x, MSA for A-tested : DX 10.1 style (higher quality), SSAO Mode : HDAO, SSAO Quality : Ultra (CS version), Use DX10.1 : On, Enable tessellation : On, Contact hardening shadow : On
  • Total War : Shogun 2 (jeu complet bench intégré) : Quality : Very High, Particle Effects : Ultra, Anti-aliasing : MSAA 4x, Texture filtering : 16x, Texture quality : Ultra, Dpeth of field : High, Shader model : 5, DirectX : 11, Unit detail : Ultra, Building detail : Ultra, Shadows : Ultra, Unit Size : Ultra, Maximum fleet size : Large, Trees : Ultra, Grass : Ultra, Water : Ultra, Sky : Ultra, Terrain quality : Ultra, Soft shadows : On, Tessellation : On, Distorsion effets : On, HDR : On, Vignette : On, SSAO : On
  • Unigine 3 (bench) : API : DirectX 11, Tessellation : Extreme, Shaders : High, Anisotropy : 16x, Anti-aliasing : 4x



Performances

Avant de tester les cartes avec les jeux, nous avons utilisé Unigine 3.0 Heaven afin de mesurer l’impact sur les performances de l’AA, de l’AF et de la tessellation sur les cartes haut de gamme d’AMD et NVIDIA. Sans surprise, l’Anisotropic filtering ne coûte plus grand-chose en termes de performances. Même avec un AF de 16x, on retrouve 96 à 97% du score sans filtrage. L’antialiasing est nettement plus pénalisant, surtout pour la GeForce GTX 680 qui ne conserve que 60% de ses performances. La Radeon HD 7970 GHz Edition ne perd par contre que 27%... Compte tenu de l’architecture des deux GPU, ces résultats étaient assez prévisibles.


En faisant varier la tessellation, les deux cartes sont proches sauf en utilisant le mode extrême. Dans ce cas précis, la GeForce GTX 680 prend une bonne avance. On comprend dès lors pourquoi NVIDIA tend à promouvoir la tessellation au maximum… Toutefois, entre les modes tessellation High et Extreme, le rendu visuel ne justifie pas vraiment ce dernier réglage. En combinant tessellation High, AA 4x et AF 8x qui présente un très bon rapport rendu/performances, la GeForce GTX 680 et la Radeon HD 7970 GHz Edition sont très proches et offrent respectivement 61% et 63% des scores sans effets avancés. Le mode tessellation Extreme, AA 8x et AF 16x conforte l’avantage de la Radeon (40% vs 38%).


Alien vs Predator est un des premiers jeux DirectX 11, il reste toutefois assez lourd. Dans ce test, les Radeon sont plus à l’aise que les GeForce. On peut noter au passage que la GeForce GTX 660 Ti semble bien mal positionnée en raison d’un boost modeste. Elle ne distance pas la GeForce GTX 660 Gigabyte très bien refroidie qui profite d’un boost important. Il en va de même pour la GeForce GTX 670 MSI.


Batman Arkham City est un jeu « NVIDIA » ce qui n’empêche par la Radeon HD 7970 GHZ Edition de prendre la tête. Par contre, la Radeon HD 7850 même en V2 ne parvient pas à rivaliser avec la GeForce GTX 670. Comme dans le test précédent, la MSI GeForce GTX 670 OC à 1020 MHz avec un boost à 1210 MHz offre les mêmes performances que la GeForce GTX 680.


Borderlands 2 est un jeu fort sympathique et plutôt populaire mais il n’est pas bien gourmand. Une fois de plus la Radeon HD 7970 GHZ Edition prend la tête suivie par la MSI GeForce GTX 670 Power Edition aussi bien overclockée que refroidie. A l’issue de ce troisième jeu, on constate que les performances des différentes GeForce sont plus proches que celles des Radeon. En effet, alors que la Radeon HD 7970 GHz Edition prend la tête, la Radeon HD 7850 de base et même la version OC de MSI jouent les lanternes rouges.


Crysis 2 en version DirectX 11 avec le maxi pack de texture est lourd à souhait. A notre grande surprise, trois cartes se partagent la première place : les GeForce GTX 680, Radeon HD 7970 GHz Edition et la MSI GeForce GTX 670 Power Edition. On retrouve ensuite la GeForce GTX 670 « stock », la Radeon HD 7970 « originelle » puis les Radeon HD 7950 V2 et première version. La GeForce GTX 660 Ti dépasse la Radeon HD 7870 qui ne distance pas vraiment la « petite » GeForce GTX 660. Enfin, la Radeon HD 7850 a visiblement du mal à bien se classer…


Dirt 3 est un jeu de course de voitures assez amusant mais pas trop gourmand en ressources. Les GeForce y sont franchement à l’aise avec la GTX 660 qui se permet de faire un peu mieux que la Radeon HD 7870…


F1 2012 utilise peu ou prou le même moteur que Dirt 3 mais en l’absence de neige qui vole et se colle aux voitures (du moins dans le bench intégré), il est (encore) moins gourmand. Pour une fois, la Radeon HD 7850 n’est pas trop distancée et les écarts encore Radeon et GeForce concurrentes sont ténus.


Avec Lost Planet ², la situation s’inverse par rapport à Alien vs Predator et les GeForce prennent le large… Comme dans d’autres tests, la MSI GeForce GTX 670 Power Edition fait jeu égal avec la GeForce GTX 680. Au passage, on remarque que même en transformant les performances en %, la Radeon HD 7850 est assez en retrait dans la gamme. AMD devrait songer à lui donner un petit coup de pouce comme l’a fait MSI avec un overclocking de 10%.


Même si Mafia II est un jeu « NIVIDIA », ce sont cette fois les Radeon qui mènent la dance. Au passage, on peut noter que c’est la MSI GeForce GTX 670 Power Edition qui sauve l’honneur et non la GeForce GTX 680 ! On remarque également que la Radeon HD 7970 a profité d’une mise à jour « GHZ Edition » bien plus efficace que le petit boost de fréquence de la Radeon HD 7950 V2.


Metro 2033 fait toujours partie des titres les plus lourds. Il ne fait pas le bonheur des GeForce qui prennent… une grosse claque ! Visiblement, les nombreux effets sont fortement tributaires de la bande passante comme en atteste le gros gain observé par la Radeon HD 7970 GHz Edition sur la Radeon HD 7970.


Skyrim utilise un moteur vieux DirectX 9 qui a subi plus d’un lifting… Même si le jeu présente globalement bien, il est loin d’être au niveau des titres contemporains. Aussi, nous avons ajouté via ENBdev un SSAO Full Scene avec un DoF. Le rendu devient alors photoréaliste dans certains cas et les cartes trinquent, ce qui est parfait. La situation est au final similaire à celle de Metro 2033.


Sleeping Dogs est du même acabit que Metro 2033 et Skyrim avec ENB. Ici, c’est la combinaison d’un FXAA et d’un SSAA sur un pack de textures très lourd qui mettent une fois de plus les GeForce à mal. Même la géométrie importante ne permet pas aux cartes du Cameleon de limiter les dégâts.


Si Sniper Elite est loin d’être grandiose, il s’agit d’un test fort lourd qui conduit aux mêmes conclusions et à la même « débâcle » des GeForce GTX. La bande passante des Radeon HD 7900 qui pouvait de prime abord être considérée comme excessive semble finalement très bénéfique.


S.T.A.L.K.E.R : Call of Pripyat utilise un moteur assez abouti qui, même s’il accuse un peu le poids des années, reste d’actualité. On y retrouve une MSI GeForce GTX 670 Power Edition qui fait la nique à la GeForce GTX 680. Globalement, le jeu est favorable au Radeon avec un classement qui respecte la « hiérarchie marketing » des cartes et de leurs concurrentes.


Total War : Shogun 2 est par contre nettement à l’avantage des GeForce alors qu’il s’agit d’un jeu « AMD ». On peut penser qu’ici la géométrie prend le dessus sur les filtrages moins complexes que dans les autres titres très exigeants en bande passante.


Pour terminer, Unigine 3.0 en AA 4x, AF 16x et tessellation maximale est à l’avantage des GeForce… essentiellement à cause de la tessellation extrême.


Si nous faisons une moyenne des jeux retenus bien avant le test des cartes, la Radeon HD 7970 GHZ Edition prend la tête. Elle est suivie de près la GeForce GTX 680 et la MSI GeForce GTX 670 Power Edition. Cette dernière montre d’ailleurs qu’une GeForce GTX 670 overclockée rivalise parfaitement avec une GeForce GTX 680 (bien plus chère). La GeForce GTX 670 se place au même niveau que la Radeon HD 7970 première génération laissant les Radeon HD 7950 originale et version 2 dans une position assez défavorable. La GeForce GTX 660 Ti ne fait qu’une bouchée de la Radeon HD 7870. Il en va de même pour la GeForce GTX 660 face à la Radeon HD 7850, y compris le modèle OC de MSI.

Nuisances

Nous avons réalisé toutes les mesures avec la carte dans notre Silencio 550 ouvert ainsi que fermé. Notons qu’un boîtier très fermé comme le nôtre n’est pas vraiment adapté aux cartes qui n’expulsent pas l’air hors du boîtier… C’est pourquoi nous avons également réalisé des mesures boîtier ouvert à titre indicatif. Boîtier fermé, le ventilateur tourne plus vite et les températures sont plus élevées. Boîtier ouvert, l’air frais arrive facilement, les températures sont plus faibles mais le bruit n’est pas réduit. La mesure du bruit se fait au centre du panneau latéral à 15 cm de la paroi. Cette position de mesure ne change pas quand le boîtier est ouvert. Contrairement aux mesures de performances, les mesures de nuisance des cartes custom ne peuvent être étendues de manière générique.


De manière générale, il n’y a pas à se plaindre des cartes au repos étant donné que le bruit est en dessous de 37 dB(A) boîtier fermé. Seule la SapphireRadeon HD 7950 Vapor-X dépasse légèrement cette valeur. La PNY GeForce GTX 660 Ti qui utilise le design de référence est une véritable infection. Elle émet un bruit de roulement comparable à celui d’un rasoir électrique qui est amplifié par le carter en plastique bas de gamme placé en porte à faux. Ce problème est assez courant et affecte également les GeForce GTX 670 de référence. Notre boîtier parvient cependant à limiter le niveau sonore mais le type de bruit émis reste particulièrement désagréable.


Asus utilise un système complexe pour ses DirectCU II


En charge, le niveau sonore s’élève de manière assez conséquente. La plus grosse déception est la MSI Radeon HD 7870 Twin Frozr qui atteint 50 dB(A). Curieusement, elle se comporte très mal alors que sa cousine, la GeForce GTX 670 Power Edition utilise également un « Twin Frozr » mais se comporte de manière exemplaire et fait partie des cartes discrètes. La MSI R7870 Twin Frozr ayant visiblement déjà vécu, nous lui laissons le bénéfice du doute d’autant plus que la petite MSI R7850 Twin Frozr se comporte également très bien. Toujours au chapitre des déceptions sonores, nous épinglons les Sapphire Radeon HD 7970 Dual-X et HD 7950 Vapor-X. Avec ~48 dB(A), elles sont audibles dans les pièces voisines ! Notre boîtier ne parvient même pas à contenir la Sapphire Radeon HD 7970 Dual-X « flashée » en version GHz Edition. L’incapacité de tenir les fréquences annoncées nous a conduits à remplacer la Sapphire Radeon HD 7950 Vapor-X par une Asus HD 7850 DirectXU II. Très encombrante, cette carte est vraiment discrète et même si nous ne sommes pas fans de cartes si encombrantes, l’efficacité de ce HSF est avérée même dans un boîtier fermé orienté silence. Avec un 36,8 dB(A) assez exemplaire et un type de bruit peu gênant, l’Asus HD 7850 affiche quand même une certaine présence sonore difficile à expliquer… Rien cependant qui nous conduirait à inciter à s’en détourner ! La Gainward GeForce GTX 680 utilise un HSF qui ressemble à celui de référence. Il est par contre « aussi cheap » que celui de référence des GeForce GTX 670 et 660 Ti, donc bien en dessous de celui de la « vraie » GeForce GTX 680 de référence. Elle s’en sort cependant assez correctement sur le plan sonore. Toutefois, nous avons quand même mesuré le niveau sonore d’un PNY GeForce GTX 680 « 100% ref » : 44,8 dB(A) boîtier ouvert et 39,7 dB(A) boîtier fermé. Un excellent résultat… Déjà épinglée pour son bruit au repos, la PNY GeForce GTX 660 Ti (carte de référence) est particulièrement énervante en charge. Même si le niveau sonore n’est pas anormalement élevé, le type de bruit, déjà irritant à faible vitesse, devient peu supportable à haut régime. De plus, la vitesse du ventilateur varie constamment. Pour terminer, la Gigabyte GeForce GTX 660 est la carte la plus discrète du lot. Un véritable charme. De manière plus globale, les systèmes Twin Frozr de MSI, DirectCU II d’Asus et Wind Force de Gigabyte sont plutôt intéressants surtout si on considère le risque de tomber sur un HSF boiteux comme celui des GeForce GTX 660 et 660 Ti de référence. Le Twin Frozr et le Wind Force permettent également d’avoir de « petites cartes » vraiment discrètes telles que les Radeon HD 7850 et GeForce GTX 660. Les deux cartes de Sapphire nous ont vraiment déçus : malgré un HSF comparable à un Twin Frozr ou un un Wind Force, leur niveau sonore est vraiment rédhibitoire à nos oreilles. Enfin, la GeForce GTX 680 de référence est une assez bonne surprise au niveau du bruit…

La consommation au repos est impactée par le type de HSF, surtout par les plus musclés. Il en va de même pour les températures. En charge, la Radeon HD 7970 GHz Edition fait payer ses performances au prix fort : 323 Watts pour le système dans Unigine 3.0 Heaven. On retrouve ensuite la Radeon HD 7950 V2, la MSI GeForce GTX 670 Power Edition, la GeForce GTX 680, la Radeon HD 7970 V1, la GeForce GTX 670, la Radeon 7870, la GeForce GTX 660 Ti, la GeForce GTX 660 et enfin la Radeon HD 7850. La Radeon HD 7970 GHz Edition mise à part, le surplus de consommation des « grosses » cartes par rapport aux plus petites (Radeon HD 7850 et GeForce GTX 660) est bien plus faible (delta de l’ordre de 70 Watts) que lors de notre comparatif de 2011 des cartes graphiques DirectX 11 (delta de plus de 200 Watts).

Avec les GPU en 28 nm, les températures que d’aucuns jugeaient alarmistes avec les puces de 2011 appartiennent au passé. La température la plus élevée relevée dans notre test revient à la GeForce GTX 680 Gainward dont le HSF est moins performant que celui de référence avec 81°C dans un boîtier fermé orienté silence… Les « petites » cartes de ce comparatif passent même sous la barre des 60°C avec un HSF custom discret (MSI et Gigabyte). Bref, pas de soucis à se faire question température…


Et PhysX ?

L’avantage des GeForce est bien entendu leur capacité à accélérer la physique avec l’API PhysX. Toutefois, les gens qui en tirent pleinement parti sont rares. Nous pouvons ainsi épingler le bon vieux Mafia II et le récent Batman Arkham City. Si vous êtes fan de ce dernier, la balance penchera forcément en faveur d’une GeForce à moins de coupler une Radeon et une GeForce de la génération précédente à petit prix. Compte tenu de la rareté des jeux où PhysX fait vraiment la différence, nous avons décidé de ne plus les faire intervenir dans la moyenne. Sachez cependant que dans un jeu comme Batman Arkham City, activer PhysX en très élevé ajoute une belle touche à l’ambiance générale…

 



Prix et conclusion

Trois cartes arrivent en tête au niveau des performances : Radeon HD 7970 GHz Edition, GeForce GTX 680 et la MSI GeForce GTX 670 Power Edition avec des tarifs respectifs de ~380 €, ~450 € et ~380 €. Compte tenu des prix, la GeForce GTX 680 ne présente guère d’intérêt face à une GeForce GTX 670 custom OC… Ces dernières sont parfois proposées à des tarifs très agressifs qui les rendent d’autant plus intéressantes. Certes il existe aussi des GeForce GTX 680 custom OC mais les prix flambent pour des gains modestes. La Radeon HD 7970 GHz Edition est également un très bon investissement à condition de trouver une version plus discrète que la Sapphire passée entre nos mains.

Pour la seconde marche du podium, la Radeon HD 7970 première version a pris un coup de vieux avec l’arrivée de la GeForce GTX 670 qui se trouve à partir de 350 €. Il suffit cependant de « prendre le risque » de flasher une Radeon HD 7970 (360 €) en GHz Edition pour bénéficier d’un sérieux boost et rendre une GeForce GTX 670 basique inintéressante. D’autant plus que le HSF de référence des 670 est réellement « cheap » et que le ventilateur est souvent bruyant.

En lutte pour la troisième place, on retrouve les Radeon HD 7950 de première génération et V2 ainsi que, un peu en retrait, la GeForce GTX 660 Ti, toutes les trois dès 270 €. Attention aux GeForce GTX 660 Ti de référence dont le HSF souffre des mêmes critiques que celui des GeForce GTX 670 !

Il existe un certain imbroglio dans les Radeon haut de gamme. En effet, même s’il « suffit de flasher » une Radeon HD 7970 en GHz Edition ou une 7950 en V2, l’opération a de quoi rebuter étant donné que tous les constructeurs ne proposent pas ces nouveaux BIOS. En outre, il est assez difficile de trouver ces Radeon directement mises à jour étant donné que les listes déroulantes des sites d’e-commerce ainsi que celles des comparateurs de prix ne différencient pas les premières version des secondes. Dans les cas des GeForce, les GPU Boost est aléatoire...

Hors podium, la GeForce GTX 660 et la Radeon HD 7870 se disputent la quatrième place. Ces cartes se trouvent facilement aux alentours de 210 € notamment la très discrète Gigabyte GeForce GTX 660 testée ici mais aussi les MSI Twin Frozr en version GeForce GTX 660 et Radeon HD 7870 (nous pensons sérieusement que notre modèle avait un problème).

Nous avions pris 4 cartes dans les rangs d’AMD et NVIDIA à partir du haut de gamme et force est de constater que la segmentation n’est pas identique. La Radeon HD 7850 se retrouve seule. La MSI Radeon HD 7850 Twin Frozr que nous avons testée est actuellement affichée à ~200 €, c’est-à-dire à peine moins chère que la version Radeon HD 7870… A moins de 175 € en version 2 Go, la Radeon HD 7850 est cependant une affaire intéressante.

Mise à jour le Jeudi, 07 Août 2014 10:24