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Configuration SLI : Quid 3 mois après la sortie ?

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Écrit par Pascal Thevenier   
Jeudi, 17 Mars 2005 12:23
Il y a deux manières de tester de nouvelles technologies comme le SLI. La première consiste à demander à un constructeur un ensemble complet de démonstration. L'avantage est évident, le test peut être réalisé rapidement et publié en même temps que l'annonce. Autre point fort, les kits de presse sont également conçus pour bien fonctionner ensemble dès le départ, ce qui, dans le cas qui nous occupe aujourd'hui à savoir le SLI, n'est pas forcément représentatif des petites difficultés des premiers mois. SLI signifiant Scalable Link Interface, il y a de forte chance que l'achat de la seconde carte graphique soit différé afin de ne pas avoir à débourser de trop au premier achat. C'est donc avec une Asus A8N SLI Deluxe achetée en décembre en même temps qu'une Point Of View GeForce 6600 GT complétée par une seconde carte graphique du même constructeur acquise en janvier que nous avons mené les tests SLI…


Du neuf avec du vieux ?

Le raccourci entre le SLI introduit par 3Dfx avec ses Voodoo2 est tentant mais pas vraiment d'application. Avec la technologie SLI première du nom (Scan Line Interleave), chacune des cartes graphiques rendait une ligne sur deux à l'écran. Un processeur s'occupait des lignes paires et le second des impaires. L'image résultante était alors recomposée de manière analogique avec des risques d'imprécisions liées aux RAMDAC différents...
D'autres constructeurs se sont lancés dans le rendu 3D ludique avec deux ou plusieurs processeurs graphiques. ATI a été quasiment obligé de lancer sa Radeon FuryMAXX (deux Rage 128 Pro) pour tenir têtes aux premières GeForce. Il en va de même pour feu 3Dfx dont un processeur VSA-100 seul était incapable de lutter avec les GPU de NVIDIA. Ces solutions n'ont toujours eu qu'un succès d'estime. La FuryMAXX était par exemple incapable de fonctionner sous Windows NT ou 2000. Quant aux Voodoo 5500 et 6500, leur carrière a été écourtée par la faillite de 3Dfx et l'achat par NVIDIA.
Plus proche de nous, XGI a également tenté de combler son retard technologique sur ATI et NVIDIA en lançant le Volari V8 Duo. Encore une fois, cette solution n'est pas arrivée à la hauteur des attentes principalement en raison du prix mais également à cause de performances assez catastrophiques dans tout ce qui n'était pas un benchmark…
Le SLI nouveau est-il donc une solution condamnée à court terme ? C'est peut-être juger un peu vite ! En effet, hors du domaine ludique, il existe des solutions multiprocesseurs comme la simFUSION 6000 (proposée en 2002 par Evans & Sutherland à base de deux ou quatre Radeon 9700 Pro) totalement fonctionnelles…


Ce qui a changé…

Outre le fait que SLI signifie à présent Scalable Link Interface, une évolution majeure a fait son apparition : le PCI-Express. Prenant à la fois la relève de l'antique bus PCI et du vieillissant AGP qui a hérité de nombreuses tares du PCI dont il dérive, le PCI-Express est un bus modulaire et rapide supportant le mode full duplex. En clair, un port PCI-Express 16x offre une bande passante totale de 8Go/s mais surtout 4Go/s dans chaque sens, ce qui fait défaut à l'AGP. Qui plus est, l'AGP est un slot unique interdisant le montage de deux ports sur une même carte mère notamment à cause d'une gestion un peu artisanale (GART). Autre point important à souligner, la mise en œuvre d'une technologie comme le SLI repose sur deux composants clefs à savoir un processeur graphique mais également un chipset ! A ce petit jeu, NVIDIA bénéficie d'un avantage qu'aucun autre constructeur n'avait dans son escarcelle lors du lancement de technologies comparables. En tant que fondeur de processeurs graphiques mais aussi de chipsets, NVIDIA a toutes les cartes en main pour développer sa technologie. ATI se trouve dans une situation comparable mais VIA, Sis ou même le tout puissant Intel ne sont pas capables de lancer de tels projets sans le support de partenaires… Avec l'expérience acquise par les nForce et autres GeForce, NVIDIA se trouve donc dans une position fort confortable pour l'introduction d'une technologie comme le SLI.


Mise en pratique…

Contrairement au PCI et à l'AGP, le PCI-Express est modulaire. On retrouve ainsi des ports allant du mode 1x (500Mo/s) au mode 16x (8Go/s). Le mode 1x demande 1 seule ligne, le mode 2x deux lignes et ainsi de suite. Du côté du chipset, il faut un contrôleur capable de les gérer. Actuellement, le nForce4 inclus 20 lignes ou liens PCI-Express qui peuvent être distribués de manière variable. Généralement, le port pour PEG comporte 16 lignes, il en reste donc 4 pour d'autres éléments. Dans le cadre du nForce4 SLI, 17 lignes sont mobilisées pour le mode standard : le premier port pour PEG en consomme 16 et le second seulement 1. Ce dernier est alors opérationnel comme un simple port PCI-Express 1x. En inversant le sélecteur au Sodimm (ou automatiquement avec les chips Pericom PI2PCIE de l'Asus A8N SLI Premium), la configuration change et passe en SLI soit le mode 8x pour chaque port graphique. On notera au passage qu'une ligne PCI-Express est perdue…


Côté GPU, le SLI est supporté par les GeForce 6600 GT, 6800, 6800 GT et 6800 Ultra exploitant le bus PCI-Express. Pour pourvoir utiliser le SLI, la FAQ de NVIDIA spécifie clairement qu'il faut deux cartes graphiques du même modèle et du même constructeur. Afin de ne pas s'exploser à des problèmes d'incompatibilités, NVIDIA a mis sur pied le programme SLI Ready. Cependant, les premières GeForce 6600 GT arrivées sur le marché en décembre n'étaient pas toutes frappées de ce logo… C'est le cas de notre Point Of View GeForce 6600 GT, un achat essentiellement dicté par la richesse du bundle qui a certainement séduit d'autres utilisateurs.


Montage d'une machine

Le SLI n'a rien de complexe au niveau hardware : il suffit de retourner la plaquette Sodimm, de monter la seconde carte graphique et de faire la liaison entre les deux au moyen du pont livré avec la carte mère. Au niveau des pilotes, nos premiers essais ont été plus que laborieux. En effet, notre première POV 6600 GT n'avait pas le logo SLI Ready, pas plus que la seconde achetée un bon mois plus tard… En toute logique, nous avons à l'époque installé le pilote du nForce4 livré sur le CD-ROM de la carte mère à défaut de toute autre version disponible sur le site de NVIDIA. Côté graphique, la première idée qui passe par la tête est d'utiliser les derniers drivers du constructeur à savoir les ForceWare 66.93. Au démarrage, le second GPU est bien détecté et les pilotes proposent d'activer le mode SLI. Après un reboot, le SLI semble actif. Mais les résultats des benchs n'évoluent pas ! Suite à quelques recherches sur Internet, il semble que seuls les pilotes ForceWare 71.80 supportent le SLI si les cartes ne sont pas labellisées SLI Ready. De fait, quelques reboot plus tard, un après l'installation des pilotes et un second après l'activation du SLI, les performances tant attendues sont enfin au rendez-vous !


Nous avons testé de nombreux pilotes bêta avant l'arrivée des récents ForceWare 71.84 certifiés WHQL et du nForce4 Standalone Kit 6.39 lui aussi WHQL. Au cours de ces deux mois de tests, nous n'avons jugé les progrès réalisés avec les pilotes. Et ils sont bien présents, le SLI se montre à présent bien plus convaincant. Les ForceWare 71.84 permettent de créer et d'éditer des profiles pour les jeux (moyennant l'installation de Coolbits), ce qui rend l'usage du SLI moins rigide. Le panel de jeux et démonstrations que nous testons depuis décembre est d'ailleurs de mieux en mieux supporté. Il reste quelques cas particuliers comme la démonstration de BloodRayne 2 qui continue de refuser le fonctionnement en SLI. Mais entre les 71.80 avec lesquels rien ne s'affichait à l'écran, les 71.84 qui font tourner le jeu et les 75.90 le rendent fluide (toutefois sans SLI) l'évolution est visible. Enfin, étant donné que cette démo refuse l'activation de l'AA et de l'AF depuis les pilotes graphiques (que ce soit avec une carte ATI ou NVIDIA), le problème est plus imputable au moteur graphique qu'aux pilotes.


Mode AFR



Mode SFR

Depuis les ForceWare 71.84, il est possible de choisir le mode de rendu AFR ou SFR manuellement. L'AFR pour Alternate Frame Rendering est le plus simple : chaque GPU rend une image tour à tour. En théorie, le temps de réponse entre une action et son résultat s'allonge en comparaison avec une solution mono-GPU. En pratique, nous avons joué à de très nombreux jeux sans remarquer le moindre effet de lag. Le SFR ou Split Frame Rendering est une approche bien plus pointue. En effet, le rendu d'une partie de chaque image est assuré par un GPU (séparation entre le haut et le bas). Mais il y a mieux, la répartition des tâches est prise en charge par le pilote de manière dynamique en fonction de la complexité de la scène. L'affichage de la "balance de la charge des processeurs graphiques" permet de le mettre en évidence. Un des GPU peut rendre une très grande partie de l'image si elle est très simple…

Bruit, chaleur, consommation et overclocking…

Nos tests ont été réalisés avec deux GeForce 6600 GT Point Of View, un Athlon 3500+ monté sur l'A8N SLI, 2 x 512Mo de DDR400, un disque dur Maxtor 120Go SATA et un graveur. Dans ces conditions, notre alimentation Fortron de 300Watts s'est montrée suffisante bien que plus chaude qu'à l'accoutumée. Nous avons donc préféré continuer avec un bloc plus musclé. Si le SLI vous intéresse, autant d'emblée partir sur un modèle de plus 400Watts surtout pour des 6800 Ultra…
Le niveau sonore de deux 6600 GT est pénible à supporter. Avec deux 6800 Ultra, c'est un véritable cauchemar… Heureusement, l'utilitaire GainWard Expertools permet de calmer les ventilateurs même si ce dernier en version 3.29 perd les pédales en SLI (l'onglet d'overclocking se fait la malle emportant avec lui la possibilité d'ajuster manuellement la vitesse des ventilateurs), il réduit le niveau sonore et ajuste dynamiquement la rotation des ventilateurs en fonction de la température. Pour ceux qui n'aiment pas les solutions logicielles, l'usage du Zalman VF700 ou d'Arctic Cooling NV Silencer 5 ou 6 vient à bout des nuisances sonores et thermiques.
Un système SLI s'overclocke de la même manière qu'un autre. Coolbits fait apparaître les curseurs de modifications des fréquences et il ne reste qu'à "pousser". Nos deux 6600 GT ont atteint 590MHz pour le core et 600MHz pour la mémoire. Une très belle performance étant donné que les deux cartes doivent encaisser la même fréquence ! Le score 3D Mark grimpe ainsi à plus de 7000 points (7071 lors de nos tests) contre ~5800 d'origine.


Configuration de tests

Nous avons mesuré les performances d'une seule 6600 GT, de deux 6600 GT en SLI, d'une 6800 GT et d'une Radeon X800 XL. A l'heure où nous bouclons ces lignes, le prix d'une 6600 GT POV est de l'ordre de 210€ (soit 420€ pour le SLI). La GeForce 6800 GT PCI-Express du même constructeur se vend à plus de 430€ (même si on trouve la première ''sans marque'' à 350€ sur Dabs) et enfin la Radeon X800XL Sapphire testée récemment se négocie à ~320€. Nous n'épiloguerons pas sur les tarifs tant ils peuvent varier d'une boutique à l'autre et d'une marque à une autre…

Matériel
  • Asus A8N SLI Deluxe
  • AMD Athlon 64 (939) 3500+ (2200MHz Newcastle)
  • 2 x 512Mo DDR400 2.5335 1T
  • Maxtor DiamondMax Plus 9 120Go SATA-150
  • ViewSonic VP171s
  • Sapphire Radeon X800 XL, Point Of View GeForce 6600 GT, NVIDIA GeForce 6800 GT PCI-Express

    Logiciel
  • Windows XP Pro + SP1
  • DirectX 9.0C
  • ForceWare 71.84
  • Catalyst 5.3
  • Driver nForce 6.39
  • FutureMark 3D Mark 2003 bluid 3.5.0 et 2005 1.1.0 (défaut)
  • Aquamark3 (défaut)
  • Half-Life² Qualité maximale
  • FarCry Qualité maximale
  • UT 2004 Qualité maximale
  • Doom III Qualité maximale
  • Tomb Raider Angel Of Dardness Qualité maximale

    Benchs

    3D Mark 2003 0 15000
    GeForce 6600 GT SLI 0 13594
    GeForce 6600 GT 0 8154
    GeForce 6800 GT 0 11292
    Radeon X800 XL 0 10575

    3D Mark 2005 0 7000
    GeForce 6600 GT SLI 0 5797
    GeForce 6600 GT 0 3538
    GeForce 6800 GT 0 4812
    Radeon X800 XL 0 4770

    Dans les tests 3D Mark 2003 et 2005, le SLI ''bas de gamme'' frappe fort. Les gains sont élevés avec ~65% de performances en plus. Le SLI de 6600 GT prend sans encombres la première place du podium.

    Aquamark3 0 70.000
    GeForce 6600 GT SLI 0 69.311
    GeForce 6600 GT 0 55.146
    GeForce 6800 GT 0 62.581
    Radeon X800 XL Erreur

    Avec Aquamark3, les résultats sont moins brillants : +26%. Mais c'est assez pour passer devant une GeForce 6800 GT. Curieusement, notre Radeon X800 XL ne parvient pas à terminer ce test. Un message d'erreur apparaît au lieu du score…

    Jeux 1280x1024

    Half-Life² 0 100
    GeForce 6600 GT SLI 0 46
    GeForce 6600 GT 0 43
    GeForce 6800 GT 0 45
    Radeon X800 XL 0 50

    Doom III 0 100
    GeForce 6600 GT SLI 0 84
    GeForce 6600 GT 0 55
    GeForce 6800 GT 0 76
    Radeon X800 XL 0 62

    FarCry 0 100
    GeForce 6600 GT SLI 0 58
    GeForce 6600 GT 0 59
    GeForce 6800 GT 0 65
    Radeon X800 XL 0 64

    TRAOD 0 100
    GeForce 6600 GT SLI 0 66
    GeForce 6600 GT 0 39
    GeForce 6800 GT 0 54
    Radeon X800 XL 0 61

    UT 2004 0 200
    GeForce 6600 GT SLI 0 150
    GeForce 6600 GT 0 149
    GeForce 6800 GT 0 161
    Radeon X800 XL 0 163

    Venons en à ce qui nous intéresse plus que les benchs : les jeux. En 1280x1024, les gains sont bien faibles à l'exception de Doom III et Tomb Raider Angel Of Darkness. Dans ces cas, la progression est nettement plus intéressante et place le SLI de 6600 GT devant les GeForce 6800 GT et Radeon X800XL. Far Cry s'est comporté assez étrangement. Au lieu de conserver une répartition judicieuse de la charge des GPU, nous avons plusieurs fois vu la barre de charge se tasser progressivement et 90% du rendu se faire par un seul GPU, ce qui explique les résultats.


    Jeux 1280x1024 AA 4x + AF 8x

    Half-Life² 0 100
    GeForce 6600 GT SLI 0 37
    GeForce 6600 GT 0 24
    GeForce 6800 GT 0 40
    Radeon X800 XL 0 46

    Doom III 0 100
    GeForce 6600 GT SLI 0 42
    GeForce 6600 GT 0 24
    GeForce 6800 GT 0 50
    Radeon X800 XL 0 40

    FarCry 0 100
    GeForce 6600 GT SLI 0 43
    GeForce 6600 GT 0 30
    GeForce 6800 GT 0 53
    Radeon X800 XL 0 44

    TRAOD 0 100
    GeForce 6600 GT SLI 0 45
    GeForce 6600 GT 0 25
    GeForce 6800 GT 0 40
    Radeon X800 XL 0 46

    UT 2004 0 200
    GeForce 6600 GT SLI 0 144
    GeForce 6600 GT 0 93
    GeForce 6800 GT 0 142
    Radeon X800 XL 0 143

    En 1280x1024 AA 4x et AF 8x les gains apparaissent de manière résolument plus marquée. Sur nos cinq jeux, la progression moyenne est de 62% avec un minimum de 44% et un maximum de 75%. Le SLI de 6600 GT reste cependant en retrait des 6800 GT et X800XL qui disposent de 256Mo de mémoire.


    SLI pour qui, pourquoi ?

    Acheter aujourd'hui une carte mère SLI et deux 6600 GT n'a pas beaucoup de sens. En effet, on arrive à un résultat du même ordre avec une seule 6800 GT ou une X800XL en déboursant un budget comparable voire moindre. Le SLI est-il pour autant bancal ? A notre avis, non ! Encore faut-il considérer la solution comme une perspective d'avenir et non un objectif en soi. Ainsi, acheter aujourd'hui une carte mère SLI ne revient pas beaucoup plus cher que d'opter pour une carte mère avec un seul slot PCI-Express 16x. Il suffit d'acheter une carte graphique la gamme NVIDIA SLI qui entre dans son budget. Quand la machine commencera à traîner la patte, il restera à lui adjoindre une seconde carte identique dont le prix aura forcément baissé. Cette théorie suscite pourtant des questions légitimes dans les forums : Trouvera-t-on encore "une sœur jumelle" dans 12 ou 18 mois ? Les constructeurs ne proposeront-il pas des GPU/VPU deux fois plus puissants pour un prix moindre d'ici une année ? N'étant pas devins, il nous est bien difficile de répondre ! Disons simplement que le faible écart entre une carte mère nForce4 Ultra et une version SLI n'insiste pas spécialement à se fermer une possibilité d'évolution.
    Pour les geeks fans de puissance pure dont le budget est confortable, un SLI de 6800 GT ou Ultra permet d'atteindre un niveau de performances hors du commun… Même en tablant sur un gain de performances modeste de l'ordre de 60% en SLI, ce genre de machine ne risque pas de se faire dépasser par la prochaine génération de GPU/VPU. Selon les informations actuelles, elle ne devrait apporter que 33 à 50% de performances en plus liées au passage de 16 à 24 pixel pipelines.


    Conclusion

    Le SLI demande une carte mère spécifique et deux cartes graphiques adaptées. Il y a donc lieu de juger chaque élément et l'ensemble. Le plus simple est de commencer par la carte mère : 140€ pour une A8N SLI ou pour une A8N-E (nForce4 Ultra), pourquoi se priver ? Le second port graphique ne mange pas de pain ! Le choix des cartes graphiques est un peu plus délicat. Selon nous, tant qu'il est possible d'obtenir les mêmes performances avec une seule carte, autant en profiter. Une GeForce 6800 GT s'impose donc à nos yeux naturellement face à deux 6600 GT. Au-delà, un SLI de 6800, 6800 GT ou 6800 Ultra porte les performances à des niveaux jamais atteints. Bien sûr, ces performances ont un prix plus que dissuasif ! En optant par exemple pour une 6800 ou une 6800 GT, on bénéficie immédiatement d'un très bon niveau de performances en conservant une possibilité de migrer vers un SLI de 6800 GT si le besoin s'en fait sentir. D'ici là, la prise en charge des jeux sera d'autant plus étendue à condition que NVIDIA continue sur sa récente (re)lancée dans le suivi des pilotes…

    Concept global NVIDIA SLI : 9/10
    Mise en oeuvre : 8/10

    Pour :
    Possibilité d'évolution, gains de performances généralement importants, ForceWare 71.84 : création de profiles & choix du mode de rendu, surcoût réduit de la carte mère, aucun problème de stabilité.
    Contre : Intérêt limité d'un SLI en 6600 GT face à une GeForce 6800 GT, coût très élévé à partir de deux GeForce 6800 GT, certaines applications ne fonctionnent pas en SLI, trouver la même carte dans 12 à 18 mois ?
  • Mise à jour le Mardi, 10 Novembre 2009 20:23