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Core i5 661 with Intel HD Graphics

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Écrit par Pascal Thevenier   
Mardi, 05 Janvier 2010 14:59

L’architecture Nehalem a été introduite il y a presque un an et demi avec les processeurs Core i7 de la série 900 qui chapeautent toujours la gamme. Lors de la rentrée 2009, Intel a lancé le support LGA 1156 dans le but d’étendre cette architecture au milieu de gamme. En ce début 2010, le fondeur accélère le renouvellement de sa gamme et lance pas moins de 6 nouveaux processeurs dont le « Core i5 661 ». Ce processeur de la famille « Westmere » intègre les deux dernières avancées apportées par Intel à Nehalem : une technologie de gravure en 32 nm et un cœur graphique DirectX 10 dans le processeur lui-même. Ces nouveautés suscitent bien entendu pas mal d’intérêt. En effet, une gravure plus fine va souvent de pair avec d’excellentes capacités d’overclocking. Quant à l’intégration d’un GPU dans le processeur, il s’agit tout simplement d’une première !



Westmere

L’évolution des processeurs Intel passe par des « Tock » et « Tick ». Chaque grande avancée, c'est-à-dire une architecture totalement nouvelle, est un « Tock » alors que des améliorations moins importantes sont un « Tick ». Par rapport à Nehalem, Westmere n’est qu’une évolution mineure et donc un « Tick ». Les changements apportés touchent principalement le processus de gravure qui évolue de 45 nm vers 32 nm. A titre de rappel, graver plus finement permet de placer plus de dies par galette. Même si les technologies employées sont plus coûteuses, elles sont généralement rapidement rentabilisées et permettent de dégager de meilleures marges… Les processeurs Clarkdale conservent l’Intel Turbo Boost, l'Hyper Threading et le set SSE 4.2 mais 6 nouvelles instructions AES destinées au cryptage font leur apparition.


Un des éléments clé de l’architecture Nehalem est sa modularité. Intel l’avait déjà montré en intégrant le contrôleur PCI-Express dans les Lynnfield. Cette fois, l’évolution est un peu différente. En effet, sous le capot d’un processeur Core i5 661, on retrouve deux puces. Le processeur lui-même gravé en 32 nm, la plus petite puce, et une seconde en 45 nm qui contient le core graphique, le contrôleur mémoire, le contrôleur PCI-Express, etc. A peu de choses près, il s’agit d’un processeur « classique » et d’un Northbridge regroupés dans un même packaging. A noter qu’Intel ne donne aucune précision à propos du bus qui relie ces deux composants.


Contrairement à ce que beaucoup pensent en regardant les deux pièces de silicium, la plus petite est le processeur avec 383 millions de transistors sur 81 mm². Le Northbridge occupe lui 114 mm² malgré la présence de seulement 177 millions de transistors.


Intel HD Graphics

Il n’y a pas vraiment de grosse surprise au niveau de ce core graphique de troisième génération. Comme les G45 et GM45, il prend en charge les Shader Model 4.0, DirectX 10, OpenGL et dispose d’un pilote WDDM 1.1 entièrement relooké. S’il y a du neuf côté interface, Intel ne propose toujours pas d’API pour les applications de type GPGPU… Par rapport à la génération précédente, le nombre d’unités de calcul passe de 10 à 12 et la fréquence maximale cumline à présent à 900 MHz dans le Core i5 661 (733 pour les autres) contre 800 £M. Le traitement des vertex est à présent géré de manière plus évoluée et des fonctionnalités avancées (présentes dans les GPU dédiés depuis de nombreuses années) comme le « Hierarchical Z » et le « Fast Z Clear » font leur apparition. Intel ne parle pas spécialement des performances 3D et se contente d’évoquer une puissance suffisante pour des jeux populaires comme les Sims, World of Warcraft ou encore Football Manager 2009.


Il y a cependant des nouveautés au niveau multimédia avec la prise en charge de deux flux vidéo et de deux sorties HDMI simultanément. Le DisplayPort est également pris en charge, flux audio inclus (Dolby TrueHD et DTS-HD Master supportés). Au niveau des possibilités de post processing, Intel a ajouté les filtres sharpness et xvYCC. Intel met en avant une restitution parfaite des films en Blu-Ray et la décompression matérielle des flux AVC, VC-1 et MPEG2.
Dans la famille « Westmere », on retrouve les Clarkdale et les Arrandales. Ces derniers sont destinés au monde mobile. Leur processeur graphique intégré dispose d’une fréquence variable afin de limiter la consommation.



6 processeurs

Les Core i5 et i3 qui viennent étoffer l’offre en LGA 1156 sont tous des processeurs Dual Core avec HyperThreading. Ils embarquent 256 Ko de cache par core et un cache L3 commun de 4 Mo et prennent en charge la DDR3-1333. Le Core i5 661 est un peu particulier. En effet, son GPU est cadencé à 900 MHz au lieu de 733 MHz. De plus, comme les Core i3, il fait l’impasse sur les technologies Intel vPro, la virtualisation VT-d et l’Intel TXT (Trusted Execution technology). En raison de la fréquence plus élevée du core graphique, le TDP du Core i5 661 est de 87 watts au lieu de 73 watts pour le reste de la gamme. Côté tarif, le Core i5 661 entre directement en concurrence avec le Core i5 750 même s'ils ne visent pas le même segment...



Quelques chipsets de plus…

L’arrivée de nouveaux processeurs va souvent de pair avec celle de chispets et de cartes mères adaptées. Au P55 des Lynnfield « succèdent » donc les H55, H57 et Q57. Il s’agit peu ou prou d’un Southbridge exception faite de la prise en charge des interfaces de sorties vidéo qui viennent s’y ajouter. Avant d’arriver à l’écran, les données graphiques transitent donc du Core i5 vers le H5x ou le Q5x puis vers une sortie DVI, HDMI ou DisplayPort. A noter que le mode Dual-Link n’est pas supporté… Les différences entre les trois composants sont assez faibles et se situent principalement au niveau du nombre de ports PCI-Express et USB (ainsi que de quelques fonctionnalités.


Au niveau de la compatibilité, n’importe quel processeur LGA 1156 peut prendre place sur une carte mère LGA 1156. Pour profiter du core graphique intégré, une carte mère à base de chipset H55 est cependant requise. Le montage d’une carte graphique PCI-Express désactive également la puce intégrée. Enfin, en installant un processeur comme le Core i5 661 sur une carte mère P55, le core graphique n’est tout simplement pas actif…


L’Intel DH55TC et le Core i5 661

Compte tenu de l’orientation des Core i5 et i3, Intel nous a fourni une carte mère micro ATX assez simple. Elle se contente d’une alimentation ATX 24 broches complétée par une 12 volts à 4 broches. Le VRM est assez simple, ce qui est tout à fait en phase avec le positionnement du produit. La carte dispose de 4 banques de mémoire, un port PCI-Express 2.0 16x, 2 PCI-Express 1x et un slot PCI. Avec 6 ports SATA 3 Gbps, 6 ports USB 2.0, 3 connecteurs audio, 1 Ethernet Gbps ainsi que les sorties vidéo VGA, DVI et DisplayPort. Elle conserve aussi un connecteur PS/2 par souci de compatibilité. Enfin, le BIOS est assez rudimentaire et pas vraiment adapté à de l’overclocking.


Le Core i5 661 est livré avec un système de refroidissement… ridiculement petit avec des ailettes de 15 mm de haut. Mais contrairement à ce que nous craignions, le ventilateur ne s’est jamais emballé et le système est resté silencieux.



Configuration de test

Matériel

  • Asus P5Q3 Deluxe, Intel DP55KG, Intel DH55T
  • Core 2 Extreme QX9650, Core 2 Duo E850, Core i7 870, Core i5 750, Core i5 661
  • Corsair XMS3-1600 Dominator @ 1333 MHz CL7 2 x 2 Go
  • GeForce 9600 GT
  • Western Digital Caviar 640 Go
  • Dell 2407WFP
  • Noctua NU-U12P
  • Lian Li PC-8N

Logiciel

  • Windows 7
  • CPU Mark
  • Fritz Chess Benchmark
  • MainConcept Reference 1.6
  • Cinebench R10 64 bits
  • 7z
  • Crysis 1024 faible détail
  • Street Fighter IV qualité élevée
  • Enemy Territory: QUAKE Wars 1024 faible qualité

Performances

 

 

 

 

 

Face au Core i5 750 (3,2 GHz en mode Turbo), le Core i5 661 (3,66 GHz en mode Turbo) s’incline systématiquement exception faite du test CPU Mark qui n’exploite qu’un seul core. L’écart moyen de performances est de l’ordre de 20%. Le Core i5 661 laisse sur place le Core 2 Duo E8400 mais il se laisse distancer par le Core 2 Quad Q9650, haut de gamme de l’ancienne architecture. Si l’HyperThreading est un avantage, les cores logiques ne sont bien entendu pas en mesure de rivaliser avec des cores physiques.

 

 


La partie graphique du Core i5 661 permet de faire tourner quelques titres et même Crysis « passe » en 1024 en faible résolution. Il n’y a cependant pas lieu de prendre un « IGP » pour une véritable carte graphique. Par rapport à une vieille GeForce 9600 GT, il existe un monde de différences. Que peuvent 12 malheureux processeurs de flux à 900 MHz contre 64 unités à plus de 1600 MHz ? La réponse est dans la question ! A partir du moment où la configuration prend une vocation ludique, les nouveaux Core i5 et i3 avec « Intel® HD Graphics » n’ont guère d’intérêt.


Consommation

Nous avons été impressionnés par la faible consommation du Core i5 661. La machine de test consomme seulement 45 watts au repos et un peu moins de 110 watts en charge. A titre comparatif, une machine faible consommation que nous avions montée l’an dernier avec un Pentium Dual Core E5200 et une Asus P5Q-VM consomme 50 watts au repos. En charge, elle grimpe à 85 watts. Mais les performances sont incomparables.



Overclocking…

Installé sur une DP55KG (Kingsberg), le Core i5 661 atteint facilement 4 GHz sans modifier quoi que ce soit ! Avec 1,2 volts et toujours avec le système de refroidissement d’origine, le processeur est monté à 4,2 GHz. Ces résultats sont comparables à ceux obtenus par nos confrères. Avec un Noctua NH-U12P et même en montant la tension, notre processeur ne s’est pas montré stable à plus de 4,3 GHz. Ces prestations ne sont finalement pas meilleures que celles du Core i7 870 qui a atteint 4482 Mhz sans encombre.


Conclusion

Après avoir intégré le contrôleur mémoire puis le contrôleur PCI-Express dans le processeur, Intel rapatrie également un core graphique dans le CPU. Cette opération n’est cependant pas aussi réussie que les deux autres. En effet, sous le capot, on retrouve deux puces distinctes : un processeur à l’ancienne et un « northbridge avec IGP ». Du coup, le contrôleur mémoire et le contrôleur PCI-Express retournent un peu à leur position initiale. En attendant une véritable solution monolithique, dans le cadre d’une utilisation bureautique, les performances du Core i5 661 sont plus que suffisantes. Mais c’est surtout le rapport performances/consommation qui est exemplaire avec seulement 45 watts au repos pour une tour complète. C’est moins qu’un Pentium Dual Core E5200 sur une Asus P5Q-VM !

Les processeurs Clarkdale sont selon nous une très intéressante solution pour le multimédia, la bureautique voire pour un « petit serveur SOHO ». Malgré la gravure en 32 nm de la partie processeur et un bon potentiel d’overclocking, ils ne séduiront pas les utilisateurs avertis en quête de puissance vu que cette quête passe généralement par une carte graphique dédiée. Dés qu'une vraie carte graphique est nécessaire, un Core i5 750 est une alternative plus intéressante.

Il serait très intéressant qu’Intel développe avec ses partenaires la possibilité de basculer entre le processeur graphique du processeur et une carte graphique externe à l’image de ce qui se fait dans les portables. Ainsi, il serait possible de consommer un minimum en bureautique et de basculer vers une carte graphique dédiée pour les jeux…

Mise à jour le Mardi, 12 Août 2014 09:57