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Maxtor Diamond Max Plus 9 vs Seagate Barracuda ATA V

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Écrit par Pascal Thevenier   
Dimanche, 23 Novembre 2003 00:20
Les disques durs ne défraient plus la chronique. Ils ont ainsi rejoint les lecteurs de DVD-ROM au banc des produits délaissés au profit des processeurs, cartes mères et autres cartes graphiques. Il faut avouer que les progrès dans le domaine du stockage ne sont pas aussi flagrants et suscitent donc un intérêt plus réduit. Pourtant, l'évolution suit son cours. Ainsi, la grande majorité des disques tournent aujourd'hui à 7200rpm et travaillent sur une interface ATA133. La taille de la mémoire cache longtemps constituée de 2Mo passe doucement à 8Mo. D'autres progrès ont-ils été réalisés ?


Au second plan

Lors des débuts de notre site, les disques durs étaient au premier plan et leur évolution était fulgurante. De 200Mo en 1993, leur capacité atteint aujourd'hui 200Go soit 1000x plus. L'évolution est donc impressionnante ! Il était bien plus spectaculaire de voir la capacité doubler jusqu'à attendre le fatidique 1Go étant donné qu'à cette époque l'espace de stockage faisait défaut. Il ne faut pas oublier qu'à cette époque, les 650Mo du CD-ROM étaient impressionnants. Aujourd'hui, les disques durs les plus petits sont deux fois plus gros que les plus gros supports optiques (DVD-ROM) et 300x plus gros qu'un CD-ROM ! De plus, les graveurs comme leurs médias sont commercialisés à des prix plancher. Bref, le disque dur n'est plus un composant synonyme de la puissance du PC…


D'autres impératifs…

La mémoire cache (rectangle noir au centre) et le DSP (carré noir à droite). Ce couple contribue aux bonnes performances du disque...
  • Au fur et à mesure de l'évolution des disques durs, les Modes PIO ont cédé leur place aux Modes DMA, économisant ainsi les ressources processeur et autorisant sans cesse de meilleurs taux de transfert. Aujourd'hui, le standard est l'ATA 100, ce qui signifie que le canal entre le disque dur et le contrôleur peut supporter un transfert de 100Mo/s.
  • La vitesse de rotation a elle aussi largement évolué. De 4600rpm, la vitesse est passée à 5400rpm pour se standardiser aujourd'hui à 7200rpm. Les futures générations de disques hautes performances devraient atteindre 10000rpm ! Un des grands avantages d'une vitesse de rotation élevée est le temps de latence réduit. En effet, si la tête de lecteur vient juste de survoler la donnée recherchée, il faudra attendre un tour pour y revenir. La vitesse de rotation élevée permet un accès plus rapide aux données. Le second grand point positif est le taux de transfert. Plus le disque tourne vite, plus le secteur couvert par la tête est important et plus le volume de données lues ou écrites est élevé. En contrepartie, une vitesse de rotation importante demande un moteur plus puissant, ce qui se traduit par un dégagement thermique plus important et des bruits plus marqués.Isolation sonore.
  • L'évolution des disques durs passe aussi par la densité d'informations logeables par plateau. De nos jours, chaque plateau d'un disque reçoit 40 à 60Go d'informations. Un modèle de 200Go est par exemple composé de 5 plateaux (de 40Go) et de dix têtes de lecture alors qu'un 180Go se compose de 3 plateaux (de 60Go) et 6 têtes de lecture. La densité d'informations par pouce² permet de transférer plus de données pour un même déplacement de la tête.
  • Le pilotage et l'interfaçage du disque avec le système sont pris en charge par un circuit placé sur le disque dur. Un circuit spécialisé se charge de gérer les déplacements des têtes et de convertir les signaux pour leur envoi sur l'interface IDE. Pour optimiser les transferts entre le disque (un élément mécanique lent) et l'interface, quelques Mo de mémoire cache font office de buffer. La taille de ce buffer est passée de 128ko en 1993 à 2Mo voire 8Mo en 2003. L'avantage d'un gros cache permet d'améliorer les performances de manière importante.
  • Le disque dur idéal doit donc avoir le moins de plateaux et de têtes, la plus grande vitesse de rotation ainsi que le meilleur circuit de pilotage et la plus grande mémoire tampon…


    Protection de l'électronique chez Seagate.En pratique…

    Les choses n'évoluent pas comme beaucoup d'utilisateurs le voudraient ! Si la généralisation des disques à 7200rpm est satisfaisante, les 2Mo de cache semblent être anachroniques et apparaissent comme des économies de bout de chandelle. En effet, la mémoire cache d'un disque dur n'est pas coûteuse vu qu'il s'agit de simple puces SDRAM ! Un comble quand on voit que la moindre carte graphique dispose de 64Mo… Les 8Mo sont hélas loin d'être le standard attendu !
    Au final, seule la capacité par plateau et le circuit de contrôle doivent faire la différence… Par raison de standardisation, le rôle du contrôleur étant assez réduit, il reste pour seul point de synchronisation la densité par plateaux !


    Perturbations

    Les PC chauffent, énormément ce qui conduit à les refroidir énergiquement à grands coups de ventilateurs. Le volume sonore augmente et le confort d'utilisation baisse. Après avoir été de véritables radiateurs d'appoint, les disques durs ne chauffent plus beaucoup. Les progrès réalisés pour réduire les bruits liés à la vitesse de rotation et au déplacement des têtes sont aussi remarquables…


    Vu de haut : peu de différences...Finalement si proches !

    Nous avons testé les Seagate Barracuda ATA V de 60Go et Maxtor Diamond Max Plus 9 de 60Go également. Le Barracuda fait appel à un seul plateau de 60Go survolé par une tête de lecture/écriture par face. Il dispose de 2Mo de mémoire cache et exploite une interface ATA100. De son côté, le Diamond Max Plus 9 fait également appel à deux têtes pour un seul plateau et se contente également de 2Mo de cache. Lors de notre dernier comparatif, les disques de 60Go étaient constitués de 3 plateaux et 6 têtes. La densité d'information par in² a donc triplé… Contrairement à Seagate, Maxtor supporte l'interface ATA133 même si cette dernière n'apporte rien en termes de performances.
    Au niveau de la motorisation, tous les disques font appel à la technologie Fluid Bearing qui remplace les roulements métalliques par un bain d'huile. Le silence de fonctionnement s'en ressent directement et la température baisse également.


    Configuration de test
    Matériel et drivers
  • Abit SR7-8x
  • Intel Pentium 4 2,40B GHz
  • 256Mo DDRAM PC3200 CAS2
  • Seagate Barracuda IV 40Go ATA100, Seagate Barracuda ATA V 60Go et Maxtor Diamond Max Plus 9 60Go
  • Ecran IIyama Vison Master 403 (synchronisation verticale toujours désactivée)
  • Leadtek A250 Ultra (Detonator 41.09)

    Logiciel
  • Windows XP français et Direct X 9
  • Sisoft Sandra 2002
  • ZD Bench 99
  • Content Creation 2002


    Performances

    Nous avons opposé les Seagate Barracuda ATA V et Maxtor Diamond Max Plus 9 de 60Go au Barracuda ATA IV de 40Go qui équipe notre PC de référence équipé d'un plateau de 40Go (deux têtes).
    Nous avons utilisé Sandra 2002 pour mesurer les taux de transfert des différents disques. Le Diamond Max Plus 9 emporte la victoire haut la main en obtenant un indice 28% plus élevé que le Barracuda ATA IV. Par contre, le nouveau Barracuda ATA V déçoit avec un petit 10% de mieux. Il est intéressant de noter que le Diamond Max Plus 9 est 20% plus rapide que le Barracuda ATA V en lecture et en écriture séquentielle, ce qui représente la majorité du mode de fonctionnement du disque (chargement de jeux ou de programmes). Les modes burst sont assez impressionnants avec plus de 70Mo/s en lecture et ~60Mo/s en écriture. En d'autres mots, ces disques peuvent saturer une interface ATA66 le temps du vidage du cache. L'interface ATA100 est donc largement suffisante et l'ATA133 a du mal à se justifier (si ce n'est par la gestion des disques de plus grande capacité).
    A noter que le temps d'accès mesuré par Sandra 2002 est exotique ! Nous ne nous y attarderons pas…
    Les tests disques durs de Ziff Davis datent un peu mais ne manquent pourtant pas d'intérêt. Ils confirment les excellentes prestations du Diamond Max Plus 9 avec des gains de l'ordre de 18% au High-End Disk Winmark. Le Business Winmark est pour sa part trop peu représentatif vu l'évolution qu'ont pris les logiciels bureautiques. Le temps d'accès est en faveur du Maxtor contrairement à l'utilisation processeur qui a été mesurée lors du calcul du taux de transfert maximum.

    Diamond Max Plus 9

    Barracuda ATA V

    Barracuda ATA IV

    Les graphes d'analyse de taux de transfert montrent les performances du disque d'un bout à l'autre (attention les échelles sont différentes). Le Diamond Max Plus 9 affiche ainsi un taux de transfert largement supérieur au Barracuda ATA V. Les deux disques de dernière génération ne souffrent plus des petites variations observables sur le graphe du Barracuda ATA V. Il s'agit très probablement d'une meilleure gestion du cache par des DSP qui ont évolué.
    Plus que tout autre test, le Content Creation 2002 chiffre les gains réels obtenus quand le disque dur travaille. Le Seagate obtient une note de 37,8 alors que le Maxtor atteint 39,1 soit 3% de plus ! Le CC2002 confirme l'excellente santé du Diamond Max Plus 9.


    Sécurité

    Zone de déformation pour absorber l'energie d'un choc.Seagate continue d'employer son excellent système de protection avec une plaque métallique qui protège toute l'électronique. Cette dernière sert également d'amortisseur en cas de chute du disque dur. A noter que des plaques de mousse se trouvent entre le disque et le PCB du contrôleur mais également entre ce même PCB et la plaque de protection.
    Maxtor utilise une solution différente. Le carter du disque a des entailles et la déformation de l'élément partiellement découpé joue le rôle d'amortisseur. Le PCB est séparé du carter par une couche de mousse. Le Seagate Barracuda ATA V reste donc la référence en protection passive.


    Bruit et chaleur

    Fluid Bearing aidant, les disques durs sont devenus très silencieux. Toutefois, Seagate emporte le match d'une courte tête avec un disque presque inaudible. Le Maxtor est à peine plus bruyant mais uniquement lorsque la tête de lecture effectue des recherches.
    La chaleur tout comme les perturbations acoustiques appartiennent au passé. La température du Maxtor est un rien plus élevée que celle de son concurrent avec 42°C lors du CC2002 contre 40°C pour le Seagate dans les mêmes conditions. Le temps où il était impossible de manipuler les disques après ce type de benchs est révolu…


    Conclusion

    Face à notre disque de référence, les deux nouveaux venus s'imposent avec des écarts significatifs. Généralement vendu à un prix plus faible, le Maxtor signe une victoire bien méritée ! Performant et peu bruyant, il fera le bonheur de tous les utilisateurs. Ceux pour qui le silence est d'or préfèreront le Seagate pour son fonctionnement quasiment inaudible…

    Seagate : 8/10
    Plus :
    Silence, protection
    Moins : Performances, prix

    Maxtor : 9,5/10
    Plus :
    Silence, performances, prix
    Moins : Rien
  • Mise à jour le Mardi, 10 Novembre 2009 20:23