Home Tests Hardware Seagate SSHD : aussi rapides que des SSD ?

Seagate SSHD : aussi rapides que des SSD ?

Imprimer Envoyer
Note des utilisateurs: / 82
MauvaisTrès bien 
Écrit par Pascal Thevenier   
Jeudi, 02 Mai 2013 11:12

Seagate a dévoilé en mars sa troisième génération de disques durs hybrides. Les nouveaux SSHD ne remplacent pas les Momentus XT, ils complètent la gamme. Dans leur version mobile, donc en 2 ½ pouces, les SSHD sont limités à 5400 rpm contre 7200 rpm pour les Momentus XT. Notez cependant que d’ici la fin de l’année, ces derniers seront tout simplement retirés du catalogue. La gamme SSHD se compose aujourd’hui de deux modèles : un « 500 Go » slim de 7 mm d’épaisseur et un « 1 To » de 9,5 mm. Une version de 750 Go est aussi au programme. En attendant son arrivée, nous avons évalué les deux modèles déjà commercialisés




La fin des 7200 rpm

Les disques durs classiques étant manifestement incapables de rivaliser avec les SSD, Seagate est décidé à mettre un terme à sa production des modèles à 7200 rpm. Le constructeur se focalise à présent essentiellement sur les 5400 rpm, plus économiques mais aussi plus économes, et plus particulièrement ses nouveaux SSHD.
Si le principe de fonctionnement des SSHD reste identique à celui de tous les disques durs hybrides, une mémoire NAND faisant office de cache, les nouveaux Seagate utilisent maintenant une mémoire MLC moins coûteuse que la SLC présente sur les anciennes générations. Ce choix s’inscrit dans la nouvelle orientation de la gamme qui se veut avant tout abordable.


Les SSHD

Même si le type de mémoire Flash change, la quantité intégrée reste inchangée avec, seulement diront certains, 8 Go. En marge de la NAND, les SSHD embarquent également un généreux cache de 64 Mo. Seagate fait appel à des plateaux de 500 Go, ce qui explique la présence du « LapTop Thin » de 500 Go en 7 mm (un plateau) et du modèle de 1 To de 9,5 mm (deux plateaux). La version de 750 Go utilisera également deux plateaux. Les SSHD supportent le NCQ et bénéficient des technologies Seagate « 3D Defense System » comprenant Drive Defense, Data Defense et Diagnostic Defense destinés à protéger le disque dur et ses données ainsi qu’à prévenir de toute panne éventuelle.


1/ Samsung K9LCGY8S1B-HCK0 : 8 Go de NAND Flash MLC
2/ Samsung K4T51163QJ-BCE7 : 64 Mo DDR2 800
3/ LSI Seagate B69002V0 : contrôleur principal du disque dur relié au cache et à l’eASIC
4/ eASIC Seagate : contrôleur SSD spécifique relié à la NAND et au LSI



Configuration de test

Matériel

  • MSI Z77A-GD55
  • Core i7 3770K
  • 8 Go Crucial Ballistix DDR3 1600 CL8
  • GeForce GTX 570
  • Seagate SSHD « Thin » 500 Go (5400 rpm), Seagate SSHD 1 To (5400 rpm), Crucial M4 256 Go (SSD), Seagate Momentus Momentus 7200.2 200 Go (un ancien 7200 rpm) et Hitachi travlestar 5K750 640 Go (un 5400 rpm contemporain)
  • Noctua NH-U12 et NF-F12
  • Cooler Master Silencio 550 (2 Silent Wing 120 mm à 650 rpm en aspiration et 1 Silent Wing 120 mm à 800 rpm en extraction)
  • Cooler Master Silent Pro M2 620

Logiciel

  • Windows 7 Professionnel SP1 64 bits
  • Pilotes WHQL : NVIDIA 314.22
  • iaStorA 12.0.0.1082
  • AS SSD
  • HD Tune
  • HD Tach
  • PC Mark 7



Performances


Lors des tests de débits, les SSHD se comportent comme des disques durs classiques avec un taux de transfert variable du centre à la périphérie. Grâce à des plateaux de 500 Go, ils sont plus performants que le 5K750 de 640 Go qui utilise des plateaux de 375 Go. Le bon vieux Momentus 7200.2 est quant à lui largué. San surprise, le Crucial M4 de 256 Go est intouchable.


Lors des opérations de copie réalisées avec AS SSD, le comportement des SSHD reste similaire à celui de disques conventionnels. Ils se montrent plus véloces que l’Hitachi et le vieux Seagate présent à titre indicatif. Le M4 256 Go domine toujours…


Pas de surprise au niveau de la mesure des temps d’accès avec ~17 ms pour les 5400 rpm et ~15 ms pour le 7200 rpm. Si par le passé cet écart de 2 ms avait son importance, il est aujourd’hui caduc. Un SSD a un temps d’accès inférieur à 0,5 ms dans le pire des cas…


PC Mark 7 simule l’utilisation du système de stockage dans différents usages. Ici, les SSHD dévoilent leur potentiel. Le système interne analyse l’usage des programmes et données afin de placer les plus utilisés dans la mémoire Flash. Etant donné que PC Mark 7 répète les essais, la technologie montre ses bénéfices. Nous avons répété les mesures plusieurs fois et le SSHD de 500 Go a toujours affiché un meilleur score que son grand frère.


Les benchs sont une chose, quid de la réalité ? Afin de montrer les gains réels, et ils sont bien réels, nous avons installé Windows 7 de manière automatisée puis vérifié le temps de démarrage via les logs de l’OS. D’emblée, les SSHD se montrent beaucoup plus rapides que les deux disques durs classiques. Après plusieurs démarrages, les SSHD atteignent carrément un temps de boot comparable à celui d’un SSD ! Un comportement similaire se dessine à l’usage des programmes.


Les SSHD « paient » leur mode hybride au niveau de la consommation. Si le « Thin » SSHD de 500 Go reste dans la norme au repos, le modèle de 1 To est plutôt gourmand. En activité, ils se placent entre le 5400 rpm et le 7200 rpm. Les mesures de consommation confirment qu’il n’y a d’ailleurs aucune raison de trainer un vieux 7200 rpm dans un portable. Notons quand même au passage qu’un SSD consomme beaucoup en écriture. Heureusement, cette consommation importante est compensée par une vitesse d’écriture très élevée qui réduit la durée d’activité.

Notre sonomètre n’est pas assez performant pour mesurer le bruit des disques durs récents de 2 ½ pouces à 5400 rpm. Si nous n’avons pas de chiffres, le classement est cependant facile à faire à l’oreille : Momentus 7200.2 >>> Hitachi 5K750 >> Seagate SSHD 1 To > Seagate SSHD 500 Go >> Crucial M4. Les Seagate sont vraiment particulièrement discrets.


Conclusion

Le SSD et les deux autres disques durs utilisés dans ce test permettent de bien cerner les avantages des SSHD de Seagate. Si les SSHD n’explosent pas les benchs théoriques, ils n’en demeurent pas moins excellents dans les tests pratiques comme le PC Mark 7 ou plus explicite encore dans le démarrage de Windows 7. Assez curieusement, même certaines tâches réalisées la première fois, en l’occurrence aller vérifier le temps de boot dans les logs, est bien plus rapide sur un SSHD que sur un HDD. En usage réel (hors copie/déplacement de fichiers ou de données), les SSHD sont bien plus proches d’un SSD que d’un disque dur, la durée « d’apprentissage » étant franchement réduite.
Les SSHD de 500 Go et 1 To proposés à respectivement 70 € et 115 € (contre 50 € et 65 € pour des 5400 rpm classiques) offrent un excellent rapport prix/performances. Petit bémol au niveau de la consommation, surtout pour le SSHD de 1 To qui se montre quand même assez énergivore surtout au repos. D’ailleurs, compte tenu de ses performances légèrement supérieures, le « Thin » SSHD de 500 Go recueille nos faveurs et nous le recommandons sans réserve (surtout si la hauteur de la baie 2 ½ pouces est limitée à 7 mm).

Mise à jour le Mercredi, 30 Avril 2014 09:09