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Apple MacBook Pro 15" Thunderbolt en test !

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Écrit par Pascal Thevenier   
Mercredi, 09 Mars 2011 00:11

Alors que les rumeurs précédant le lancement des MacBook Pro 2011 prévoyaient des changements au niveau de la coque, Apple a conservé le réussi châssis « Unibody » taillé dans un bloc d’aluminium sans la moindre modification. A l’intérieur, les changements sont par contre remarquables. Les MacBook Pro 8.2 ont troqué les anciens Core i5 et i7 « Arrandale » Dual Core contre des Core i7 « Sandy Bridge » Quad Core et abandonné les GeForce 330m au profit de Radeon HD 6000. Les nouveautés technologiques ne se limitent pas à des mises à niveau. Grâce à une collaboration avec Intel, les MacBook Pro 8.2 étrennent en exclusivité la nouvelle interface Thunderbolt. La version 2011 des MacBook Pro 8.2 est-elle une évolution majeure ou une mise à jour mineure ?




De verre et d’aluminium…

Introduit en octobre 2008, le châssis Unibody est, comme son nom le laisse présager, constitué d’une seule pièce. Il est usiné dans un bloc d’aluminium grâce à des aléseuses fraiseuses numériques particulièrement précises. Les micro perforations taillées au laser qui constituent les grilles des speakers ont un diamètre inférieur à celui d’une épingle. La carte mère, le disque dur, le Superdrive, le Trackpad et tous les autres composants se fixent directement à ce châssis d’une rigidité encore inégalée. Une seconde plaque d’aluminium totalement lisse, avec pour seuls « bossages » les quatre pieds, ferme la coque. C’est aussi elle qui assure l’accessibilité aux composants.


Un autre élément remarqué des MacBook Pro « Unibody » est le grand Trackpad (104 x 76 mm) en verre. Il permet une glisse parfaite et prend en charge jusqu’à quatre doigts pour de nombreuses fonctionnalités très pratiques. Même si certains portables sont équipés d’un pad multitouch, aucun n’est doté d’un système de pointage tactile aussi agréable au toucher, réactif et précis tout en étant capable de discerner les contacts accidentels.


La dernière caractéristique de ce design est la dalle de verre devant l’écran et son pourtour noir. L’écran est bien entendu (très) brillant mais dans cette section, c’est sa rigidité qui nous intéresse. Là encore Apple montre sa maîtrise de l’aluminium car malgré la finesse de son carter, il résiste largement mieux à la torsion et à des pressions que la moyenne…

Il a suffi de rédiger cette section pour se rendre compte d’une chose : Apple n’a actuellement aucune raison de revoir son châssis « Unibody » et donc le design de ses MacBook Pro…


Technologies…

Core i7-2720QM
Le MacBook Pro 8.2 est animé par un très puissant Core i7-2720QM « Sandy Bridge », un Quad Core avec HyperThreading. La montée en puissance est donc très importante par rapport à la génération précédente qui se « contentait » dans le meilleur des cas d’un Core i7-620m Dual Core avec HyperThreading. Si la fréquence, « seulement » 2,2 GHz, est en recul sur la génération précédente, le Core i7-2720QM bénéficie d’un impressionnant mode Turbo. En pointe, il grimpe à 3,3 GHz, soit 50% de plus que sa fréquence nominale ! La finesse de gravure en 32 nm a permis à Intel d’intégrer dans un même die les 4 cores, la partie « uncore », 6 Mo de cache N2 (contre 3 Mo auparavant), l’HD Graphics 3000 et le contrôleur mémoire soit 995 millions de transistors sur 216mm². Malgré cette finesse de gravure accrue, le TDP atteint 45 watts, soit 10 watts de plus que les anciens Core i7 Dual Core. Pour profiter au mieux de cette enveloppe thermique, le Core i7-2720QM peut moduler sa fréquence entre 800 MHz et 3300 MHz et faire varier celle de l’HD Graphics 3000 de 650 MHz à 1300 MHz selon la nature des tâches à effectuer. Par rapport au processeur graphique intégré des Arrandale, celui des Sandy Bridge comporte deux fois plus d’unités de calcul Vect4, soit un total de 12, ce qui double sa puissance de traitement brute. Il fait ainsi partie des « IGP » les plus puissants… Le contrôleur mémoire a également évolué et supporte à présent la DDR3-1333 pour une bande passante totale de 25 Go/s, tout bénéfique pour le processeur mais aussi la puce graphique.


Radeon HD 6750m 1 Go
Le Core i7-2720QM n’est pas le seul composant impressionnant du MacBook Pro 15 pouces 2011. Apple n’a pas lésiné non plus sur le processeur graphique en retenant la très puissante Radeon HD 6750 issue de la dernière gamme AMD présentée en janvier 2011. Notons au passage que le modèle d’entrée de gamme fait appel à une Radeon HD 6490 beaucoup moins performante que la Radeon HD 6750. Avec ses 96 processeurs de flux vect5 (soit « 480 processeurs de flux ») cadencés à 600 MHz et 1 Go de GDDR5 en 128 bits à 800 MHz, la « Whistler Pro » fait partie des GPU mobiles les plus puissants intégrables dans 15,4 pouces compact. Elle reprend l’architecture inaugurée par les Radeon HD 6800 « Barts » (seconde génération de puces DirectX 11) lancée fin 2010. Elle obtient des performances significativement plus élevées en tessellation que les Radeon HD 5000 comme la Radeon HD 5650m de l’Acer Timeline X 4820TG. En marge de ses capacités 3D, la Radeon HD 6750m comporte le décodeur vidéo UVD3, un contrôleur audio HD compatible TrueHD et DTS Master Audio ainsi que la technologie HD3D pour les BluRay en 3D. Il reste à savoir si ces fonctionnalités sont toutes utile sur un Mac où BluRay n’a pas cours… AMD n’a pas communiqué le TDP de cette Radeon HD 6750m mais sur base des spécifications de modèles similaires (Radeon HD 6500 Redwood), il devrait être de l’ordre de 30 watts. Apple conserve sa technologie propriétaire de basculement entre la puce graphique intégrée et la puce dédiée introduite par les MacBook Pro 2010. Le changement de GPU est totalement invisible pour l’utilisateur et instantané (ce qui n’est pas le cas de la technologie AMD Switchable Graphics sous Windows 7)… En fonction des ressources utilisées, OS X bascule automatiquement d’un GPU à l’autre. Enfin, on notera que la Radeon HD 6750m est connectée en PCI-Express 2.0 8x (et non 16x) au processeur.


SATA 6 Gbps
Les MacBook Pro reposent sur un « chipset » HM65 Cougar Point en version B3. Il s’agit donc de la dernière version de la puce et elle est exempte du bug des ports SATA 3 Gbps. Le disque principal est branché sur le port SATA 0 et utilise une liaison 6 Gbps, ce qui permettra de profiter sans limitation des SSD dernier cri. Par défaut, Apple livre un disque dur de 750 Go à 5400 rpm mais un 500 Go 7200 rpm est disponible sans supplément de prix. Le SuperDrive est quant à lui connecté sur un port SATA 3 Gbps… Le débit sera suffisant pour ne pas pénaliser les performances d’un disque dur monté à la place de l’unité optique.

Au niveau des choix technologiques, Apple s’était montrée assez conservatrice avec les MacBook Pro 2010 équipés uniquement de processeurs Core i5 et i7 Dual Core et d’une GeForce 330m aux fréquences revues à la baisse. Cette fois, le constructeur de Cupertino ne fait pas dans le détail et adopte non seulement les composants les plus récents mais aussi les plus performants.


Connectique


Au premier coup d’oeil, elle semble inchangée avec 2 ports USB 2.0, un FireWire 800, les entrée et sortie audio, un lecteur SDXC, un port Exthernet Gigabit et un mini DisplayPort. Ce dernier porte pourtant un symbole différent et devient le connecteur Thunderbolt. La technologie Thunderbolt a été développée par Intel en collaboration avec Apple qui l’utilise actuellement en exclusivité sur les MacBook Pro 8.2. Initialement conçu comme un port optique (Light Peak), Intel l’a adapté à une connectique plus simple et moins chère permettant au passage de « réutiliser » le connecteur Mini DisplayPort. Thunderbolt offre un taux de transfert de 10 Gbps, soit 2x plus que l’USB 3.0 et 20x que l’USB 2.0. Ce port bidirectionnel permet de véhiculer deux signaux distincts (DisplayPort et PCI-Express) avec une très faible latence et délivre une puissance de 10 watts. Les périphériques Thunderbolt peuvent être chaînés en utilisant le même type de câble. La compatibilité Mini DisplayPort confère à Thunderbolt la capacité de transporter le son et l’image. Les adaptateurs déjà vendus par Apple vers HDMI, DVI et VGA sont ainsi toujours utilisables. Le support du protocole PCI-Express ouvre la voie à des adaptateurs variés de Thunderbolt vers FireWire, eSATA, Ethernet Gigabit, etc. Dans le cas d’un portable, ce port est une aubaine ! En effet, à lui seul, il permet de « docker » le portable, entendez par là le connecter à tous les éléments sédentaires (écran, disque dur externe, réseau filaire, enceintes) en une seule fois… La puce Intel Thunderbolt est reliée directement à 4 (des 16) lignes PCI-Express 2.0 du processeur (et non à son « PCH ») probablement afin de réduire au maximum la latence. Voilà qui explique le câblage en 8x de la Radeon HD 6750…


Au niveau des connexions sans fil, le MacBook Pro 2011 est compatible Wifi 802.11n et embarque une puce Bluetooth 2.0 + EDR. Rien de neuf par rapport à la version précédente exception faite de l’arrivée d’une antenne supplémentaire. Le récepteur infrarouge pour la télécommande est toujours de la partie.


Au quotidien…

Depuis toujours, les MacBook Pro font partie des portables les plus compacts et les plus légers de leur catégorie. En effet, avec 364 x 249 x 24 mm, le MacBook Pro 8.2 n’est pas significativement plus grand que le Timeline X 4820TG (342 x 245 x 19 à 25 mm hors pieds) testé dernièrement dans nos colonnes alors qu’il embarque un écran de 15,4 pouces et que l’Acer n’a qu’une dalle de 14,1 pouces. Le MacBook Pro pèse 2,5 Kg auxquels il faut ajouter un peu moins de 300 grammes pour l’adaptateur secteur MagSafe de 85 Watts (85 x 80 x 30 mm). Voilà qui est plus que correct pour une machine de ce calibre.

Apple commercialise le MacBook Pro de 15 pouces avec un écran brillant en 1440x900 et une vitre qui renforce le contraste mais accentue les reflets. Notre modèle est équipé d’une dalle LTN154BT08 identique à celle montée dans les générations précédentes d’Unibody. Nos confrères de Notebook Check ont mesuré une luminosité maximale de 321 cd/m² comparable à celle du Timeline X mais un noir de 0,5 Cd/m² contre presque 1,7 cd/m² pour l’Acer. Le MacBook Pro offre donc un excellent contraste. Deux options sont disponibles pour l’affichage : une dalle en haute résolution (1680x1050) et une finition mate sans la vitre (le pourtour d’écran est alors gris). A l’usage, une dalle brillant occasionne des reflets plus ou moins gênants en fonction de l’éclairage ambiant, du fond d’écran, de sources lumineuses directes, etc. En contrepartie, son contraste est très élevé et la glace joue également un rôle de protection qui facilite aussi le nettoyage…

Apple maîtrise très bien les températures du MacBook Pro malgré la puissance des composants embarqués. En bureautique, les ventilateurs tournent à 2000 rpm et sont totalement inaudibles. La température du Core i7 oscille entre 35 et 45°C. Même la lecture de vidéos en Flash en 1080p ne conduit pas à une hausse de température suffisante pour augmenter la vitesse des ventilateurs. Comme le MacBook Pro Core 2 Duo 2,66 GHz que nous avions testé en avril 2009, le modèle 2011 est silencieux et chauffe très peu en bureautique. Par contre, une fois les 8 cores en pleine charge, la température s’élève rapidement et conduit les ventilateurs à 6200 rpm. Lors de tests avec Cinebench R11.5, la température se stabilise aux alentours de 85°C et la ventilation finit par osciller entre 4000 et 5000 rpm. En jeu, les températures sont du même acabit avec une ventilation soutenue à 6200 rpm et un niveau sonore important de 45 dbA.


Performances vraiment impressionnantes !

Nous avons comparé le MacBook Pro 8.2 à l’Acer Timeline X 4820TG, le dernier portable passé entre nos mains. Grâce à son Core i7-2720QM, le MacBook Pro affiche des prestations peu communes. Les scores obtenus sous Windows 7 sont comparables à ceux du Core i7-870 de notre PC de référence. Sous OS X, les indices GeekBenchs et Cinebench R11.5 sont quasiment multipliés par deux par rapport à la génération précédente tant au niveau CPU que GPU ! Il faut avouer qu’avec des pointes à 3,3 GHz en mode Turbo, le Core i7-2720QM atteint des fréquences impressionnantes et les résultats suivent.

Note : Les performances de l'Acer sont données à titre indicatif. Elles sont excellentes vu son tarif et le but n'est pas de mettre en concurrence une machine d'entrée de gamme à 599 € avec un portable très haut de gamme à 2149 €.


Timeline X 4820 TG : Core i3-330 2,13 GHz | Radeon HD 5650 1 Go | 4 Go
MacBook Pro 2011 : Core i7-2720QM 2,2 GHz | Radeon HD 6750 1 Go | 4 Go
MacBook Pro 2010 : Core i5-540M 2,53 GHz | GeForce 330m GT 256 Mo | 4 Go
MacBook Pro 2010 13" : Core 2 Duo 1,86 GHz | GeForce 320m 256 Mo partagé | 4 Go

En 3D la Radeon HD 6750 se montre aussi beaucoup plus véloce que la Radeon HD 5650 (déjà performante). Même si le processeur joue un rôle moins important dans les tests 3D, le Core i7-2720QM du MacBook Pro est autrement plus musclé que le Core i3-330 sans mode Turbo du Timeline X 4820TG… Nous avons réalisé les mesures en 1280x800, seule résolution commune au deux portables. Tous les tests ont été réalisés avec l’antialiasing en 4x afin de ne pas avoir d’effet d’escalier. Street Fighters IV, Resident Evil 5 et H.A.W.X. sont configurés avec les options graphiques au maximum, Crysis en High, Lost Planet² et S.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat en Medium et Ungine 2.1 par défaut (sauf AA 4x). Compte tenu des résultats obtenus et des réglages utilisés, le MacBook Pro est tout à fait adapté aux jeux récents, même avec des filtres sur les titres les moins lourds.


MacBook Pro 2010 : Core i5-540M 2,53 GHz | GeForce 330m GT 256 Mo | 4 Go
MacBook Pro 2011 : Core i7-2720QM 2,2 GHz | Radeon HD 6750 1 Go | 4 Go
Timeline X 4820 TG : Core i3-330 2,13 GHz | Radeon HD 5650 1 Go | 4 Go

Le disque dur d’origine, un Toshiba MK7559GSXF HDD2J60 est une « bonne surprise » avec des taux de transfert plus élevés ainsi qu’un meilleur temps d’accès que l’excellent Western Digital Scorpio Blue de 500 Go qui commence à accuser son âge. Le disque Toshiba offre des prestations correctes sous OS X, plus léger que Windows 7. Quoi qu’il en soit, un disque dur fait tache dans un portable de cet acabit.


Malgré le disque dur 5400 rpm, l’indice global PC Mark Vantage du MacBook Pro 2,2 GHz (Quad Core) atteint 8325 contre 6109 pour le MacBook Pro 2010 2,66 GHz (Dual Core) testé par NoteBook Check et 4812 pour le Timeline X 4820TG. Le Core i7-2720QM et la Radeon HD 6750 ne sont naturellement pas étrangers à ce score très élevé.


Autonomie

L’utilisation de batteries fixes a permis à Apple d’atteindre des capacités peu courantes. Ainsi, la batterie du MacBook Pro 2011 affiche 77 Wh (comme sur les modèles 2010). Au repos, avec le rétro-éclairage à 50%, la consommation est de 529 mA sous 12327 mV soit 6,52 Watts. Dans les mêmes conditions, le MacBook Pro Unibody de première génération (2009) avec un Core 2 Duo et la GeForce 9400m demandait 11,3 Watts ! En charge maximale, sous Windows 7 avec des logiciels spécifiques (non disponibles sous OS X), les rétro-éclairages au maximum, la batterie déclare forfait après un peu plus d’une heure, ce qui se traduit par une consommation de l’ordre de 65 Watts…
Avec une consommation moyenne de l’ordre de 10 watts, le MacBook Pro nous a permis de travailler et surfer pendant 7 heures et 50 minutes. Pour y parvenir, nous avons forcé l’usage de l’Intel HD Graphics 3000 via le mini utilitaire gfxCardStatus. Très pratique, cet utilitaire gratuit offre trois modes de fonctionnement : GPU intégré uniquement, GPU dédié uniquement (option accessible directement via OS X) ou basculement automatique. Les 7 heures annoncées par Apple sont donc réalistes. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que surfer sur des sites en Flash réduit considérablement l’autonomie car sans gfxCardStatus, le MacBook Pro bascule directement sur la Radeon avec une hausse de la consommation d’approximativement 4 watts. Lors d’appels à OpenGL, OpenCL, Quartz Composer, Core Animation et Core Graphics, OS X bascule systématiquement vers le GPU dédié même si ce n’est pas vraiment nécessaire. Ainsi, le logiciel iPhoto, pas bien gourmand au niveau graphique, active la Radeon HD 6750… Bien entendu, solliciter toute la puissance du Core i7 fait grimper la consommation (jusqu’à 50 watts) et fondre l’autonomie.


Apple et l’ergonomie…

Il est toujours aussi agréable d’ouvrir un MacBook Pro car une seule main, un seul doigt même, suffit ! Les charnières offrent suffisamment de souplesse pour que la base du portable ne bouge pas lors de cette ouverture ainsi qu’assez de fermeté pour maintenir parfaitement l’écran à n’importe quel angle d’ouverture. La trop grande souplesse des charnières des premiers « Unibody » appartient visiblement au passé…

Une fois le MacBook Pro ouvert, le bouton de mise sous tension, très discret, est accessible. Une trentaine de secondes après le « Bong » traditionnel, OS X est prêt et attend vos commandes au Trackpad ou au clavier. Ce dernier de type chiclets a des touches relativement petites mais leur espacement ne souffre d’aucune critique. La frappe est aussi rapide qu’agréable une fois familiarisé avec le layout Apple. La touche Enter, fort étroite, est souvent un peu déroutante mais l’habitude (re)vient vite. Le rétro-éclairage du clavier est réglable et l’écran s’adapte à la luminosité ambiante.

Contrairement aux portables PC, les MacBook Pro ne collectionnent pas les leds témoins. Une led verte s’illumine à côté de la camera sur le dessus de l’écran et une second de la même couleur intégrée dans la touche « caps lock » brille quand le clavier est en mode majuscule. La troisième, de couleur blanche, se trouve sur la tranche avant et clignote lorsque le Mac est en veille. Enfin, une dernière led se trouve dans le connecteur MagSafe. Elle est orange lors de la charge de la batterie et verte dans les autres cas.

En raison de sa très faible épaisseur, le MacBook Pro est vraiment très agréable à utiliser d’autant qu’en usage courant, il ne chauffe absolument pas. Cependant, dans certain cas, l’arête très nette du repose poignets vous rappellera parfois à son bon souvenir…


Multimédia

Apple se veut toujours au-dessus du lot quand il s’agit de multimédia. Dans cette optique, les MacBook Pro 2011 sont équipés d’une camera FaceTime HD qui offre trois fois la résolution de la caméra précédente. L’image est vraiment excellente avec une luminosité suffisante. Au niveau audio, les MacBook Pro sont toujours largement au dessus de la moyenne. Depuis l’avènement du châssis Unibody, le son est restitué par deux speakers et un « subwoofer » (placé à droite). Le son est clair et ne sature pas même au volume maximum. Les nouveaux MacBook Pro ont beau avoir une camera HD, ils doivent toujours se contenter d’un SuperDrive, c'est-à-dire un simple graveur de DVD double couche universel. Apple étant allergique à la technologie BluRay, la HD ne passe pas à tous les niveaux…


Conclusion

Extérieurement, le MacBook Pro 2011 n’évolue absolument pas par rapport au modèle précédent. A l’intérieur, les changements sont par contre très importants ! Les Core i5 et i7 double cœur de la génération « Arrandale » cèdent leur place à des très puissants Core i7 « Sandy Bridge » quadri cœur. En plus des deux cores supplémentaires, les nouveaux Core i7 embarquent un contrôleur mémoire et une puce HD Graphics 3000 dans un die monolithique grâce à une gravure en 32 nm. Si le TDP, comparable à la consommation maximale du processeur, grimpe de 35 à 45 watts, les performances du CPU et celles du GPU sont doublées par rapport à la génération précédente (Intel Core i7-2720QM avec HD Graphics 3000 par rapport au Core i5-520M 2,40 GHz avec HD Graphics). Au niveau de la puce 3D dédiée, la puissance est elle aussi multipliée par deux ! La Radeon HD 6750 confère ainsi d’excellentes capacités 3D et ludiques au MacBook Pro 8.2. Malgré cette débauche de puissance, l’autonomie atteint sans problème 7 heures en bureautique. Elle peut fondre très rapidement en sollicitant fortement le Core i7-2720QM et la Radeon HD 6750. L’utilitaire gfxCardStatus, « un must have », peut empêcher OS X de basculer vers la Radeon HD 6750 plus gourmande pour des applications qui n’en ont pas réellement besoin. Le MacBook Pro 8.2 est inaudible en bureautique (avec un SSD) mais se fait clairement entendre quand le Core i7-2720QM et/ou la Radeon HD 6750 montrent leur toute puissance.

L’interface Thunderbolt est la seule nouvelle fonctionnalité des MacBook Pro 2011. Elle utilise le connecteur Mini DisplayPort avec lequel tous les périphériques (écrans) et adaptateurs (vers HDMI, DVI ou VGA) existants restent compatibles mais ouvre aussi la voie à de futurs périphériques grâce au support du signal PCI-Express. Thunderbolt est le connecteur « docking » idéal pour relier le MacBook Pro à tous les futurs périphériques (Thunderbolt) sédentaires tels qu’un écran, des disques durs externes, des enceintes, etc.
La dalle brillante 1440x900 peut céder sa place à une dalle haute résolution (1680x1050) et une option mate est disponible. Elles font cependant grimper une facture déjà très salée où le disque dur 5400 rpm et le Superdrive font figure d’anachronismes. Avec un tarif de plus de 2200 €, la garantie d’un an passe aussi très mal…


MacBook Pro 8.2 (Core i7-2720QM 2,2 GHz / Radeon HD 6750 1 Go) :
Pour :
Performances CPU et GPU doublées², Trackpad inégalable, finition, autonomie, silencieux et froid en usage courant, clavier rétro éclairé, switch entre les GPU invisible, écran lumineux et contrasté, Thunderbolt, poids et encombrement
Contre : Prix, prix des options, disque dur 5400 rpm, SuperDrive, garantie d’un an, très bruyant en charge, connectique réduite.


² : par rapport au MacBook Pro 2010 Core i5-520m 2,40 GHz / GeForce 330m.

Mise à jour le Jeudi, 07 Août 2014 09:34