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Asus X53SC (K53SC) de l'alu à moins de 500 € : IceCool !

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Écrit par Pascal Thevenier   
Mardi, 27 Septembre 2011 12:02

Comme le Packard Bell TS11 testé dernièrement, l’Asus X53SC fait appel à un Core i3-2310M à 2,10 GHz et une GeForce GT 520. Il embarque 4 Go de mémoire comme son concurrent et offre la même connectique. L’Asus X53SC se démarque cependant par quelques avantages comme un disque dur de 640 Go au lieu de 500 Go, une mémoire vidéo deux fois plus importante, une batterie plus puissante et un repose-poignets en aluminium. La présence d’un élément en aluminium de grande taille sur un portable à 499 € est suffisamment rare que pour être soulignée. Asus le met d’ailleurs en évidence avec une technologie appelée « IceCool » qui conserve cette zone toujours fraîche pour un confort de frappe optimal. Le X53SC est-il l’affaire incontournable de la rentrée ?




Une histoire de K et de X…

Asus n’est vraiment pas clair dans ses gammes à moins peut-être de faire partie des inconditionnels de la marque qui maîtrisent toutes les références... Ainsi, le X53SC que nous testons est aussi repris sous la référence K53SC. D’ailleurs si vous cherchez le X53SC sur le site d’Asus, vous ne le trouverez pas ! Mais vous découvrirez le K53SC identique ainsi que ses spécifications, les pilotes, des applications mises à jour, de nouveaux BIOS, etc. Difficile de savoir ce qui fait réellement la différence entre un X53SC et un K53SC… La garantie ? Le canal de vente ? Certains sites annoncent une garantie d’un an et d’autres de deux ans pour une même référence… En pratique, les modèles X sont garantis 1 an alors que les versions K ont une couverture de 2 ans. On peut donc déduire que certaines fiches produit sont erronées ou que la suite du numéro de référence définit la garantie, ce qui compliquerait encore les choses... Outre l’appellation X ou K 53SC, les modèles sont définis par une suite de lettres et de chiffres : SX104V dans le cas de notre modèle. Il existe moult références différentes généralement au niveau du disque dur. Deux coloris sont au catalogue : marron et argent (comme le nôtre).


Asus X53SC

Avec sa livrée anthracite et argent (pour la partie aluminium), le X53SC est pour le moins très classique. Le capot brillant en plastique comporte des motifs mais comme pour le Packard Bell TS11, ils sont teints dans la masse et la finition est lisse. En examinant le X53SC, on découvre une conception similaire à celle du TS11. Le disque dur prend place du côté droit dans les deux machines et on observe le même bossage dans la grande trappe qui couvre toute la partie inférieure avant de la machine. Les charnières sont également similaires et tout aussi efficaces. Globalement, la disposition des ports est comparable entre les deux machines avec un défaut commun : un espacement bien faible qui empêche souvent l’usage des ports voisins. Le flanc droit du X53SC abrite l’encoche Kensington, le graveur DVD, deux ports USB 2.0 ainsi que les entrées et sorties audio. A gauche, on retrouve la grande grille de sortie d’air chaud, en plein milieu du flanc, le connecteur d’alimentation (mais heureusement la grosse prise est coudée), le port Ethernet Gigabit, une sortie VGA, la prise HDMI et un port USB 3.0. Le lecteur de carte SD se trouve quant à lui à l’avant.


La batterie affiche une capacité de 56160 mWh soit une capacité 18% plus élevée que celle du Packard Bell TS11 (47 520 mWh). Etant donné que les composants sont similaires, l’autonomie devrait profiter d’un gain directement proportionnel. Autre bonne surprise : Asus a équipé le X53SC d’un seul module de 4 Go de DDR3 1333 Hynix, ce qui facilite l’augmentation de mémoire et évite de se retrouver avec une ou deux barrette(s) de 2 Go inutiles en cas d’upgrade. Côté graveur, on retrouve un Matshita DVD-RAM UJ8B0 8x double couche universel très courant. Au niveau du stockage, ce X53SC est équipé d’un Hitachi 5K750 de 640 Go. Malgré d’excellents taux de transferts, le disque ne laisse pas une impression impérissable car ils sont loin de refléter l’impression de lenteur que prodigue ce disque dur en usage réel.


La prise d'alimentation coudée est imposante et mal placée.


Au passage, cet Asus X53SC est livré sans fioriture. On ne retrouve même pas ou même plus la petite souris optique qui accompagnait de nombreux modèles. Il faut également créer les DVD de restauration (5 au total), opération qui a nécessité 1 heure 40 minutes… Côté emballage, Asus utilise essentiellement du carton et un minimum de plastique (uniquement quelques films de protection).


Prise de contact…

Avec 2670 grammes, l’Asus X53SC est légèrement plus lourd que la moyenne (généralement moins de 2600 grammes). Il faut en plus ajouter les 466 grammes du volumineux adaptateur secteur dont les grosses prises n’aident guère… Sans aller jusqu’à parler de taille réduite, cet Asus fait partie des « plus petits » 15,6 pouces avec 378 x 253 x 33,1 à 34,9 mm. La prise en main est bonne surtout quand le portable n’est pas relié au secteur. Dans le cas contraire, la prise d’alimentation logée dans le flanc gauche est gênante surtout au début. Avec un peu d’habitude, il suffit de prendre le portable plus à l’avant (ou à l’arrière). Quoi qu’il en soit, cette position reste critiquable tout comme la grosseur de la prise...

Le repose-poignets et tout le pourtour du clavier (le « top case ») est en aluminium. Outre un toucher agréable, il confère une très bonne rigidité au X53SC notamment au-dessus du graveur DVD (point faible sur de nombreuses machines). L’aluminium lui-même contribue à l’impression de fraîcheur au toucher mais il n’est pas le seul. En effet, des ouïes placées dans la face avant, juste sous la partie en aluminium, font entrer de l’air frais et contribuent à garder le repose-poignets frais même au-dessus du disque dur. La technologie IceCool n’est donc pas une pure invention marketing…

L’Asus X53SC fait dans le fonctionnel. Le clavier est secondé par un touchpad Synaptics qui gère jusqu’à trois doigts, exactement comme le Packard Bell TS11. La zone tactile mesure 85 x 50 mm et les boutons séparés occupent chacun 41 x 14 mm. S’il n’y a rien à reprocher au touchpad lui-même, les boutons peuvent être très bruyants avec un « clac » peu agréable en pressant leur partie centrale. En cliquant sur les extrémités, ils sont nettement plus discrets…

Le clavier « chiclets » est assez agréable grâce à une bonne résistance des touches même s’il manque globalement de rigidité. Asus a rétréci les touches du pavé numérique afin de conserver une disposition optimale de la partie alphanumérique. Dans la foulée, le touchpad (toujours aligné sur la touche espace) se trouve plus au centre de la machine. En plus des touches multimédia et de contrôle (son et luminosité) classiques accessibles via Fn, Asus a placé quelques raccourcis pratiques comme Fn + Enter pour lancer la calculatrice, Fn + espace pour basculer les modes d’énergie, Fn + V pour activer le logiciel de webam ou encore Fn + F9 pour désactiver le touchpad.


Les ouïes font entrer de l'air à l'avant sous le repose-poignets : effet IceCool.


La dalle brillante est une AU Optronics B156XW02 V6 de 15,6 pouces en HD (1366x768). Elle se résume en un mot : banale. Comme toutes les dalles LED TN, le noir est trop lumineux (proche de 1 cd/m²) et la luminosité maximale du blanc est de l’ordre de 210 cd/m² soit un contraste d’approximativement 200 à 1. Le rendu des couleurs est assez correct dans l’ensemble et le rétro éclairage fort uniforme. Soit dit en passant, il s’agit exactement de la même dalle que dans le Packard Bell TS11…

Si les speakers signés Altec Lansing ne font ni mieux ni pire que la moyenne, la webcam 0,3 Mpixel de X53SC est une calamité ! Vu l’image très pixélisée et sensible à la moindre variation de lumière, elle est pour ainsi dire inexploitable. Nous avions rarement vu aussi mauvais… Le logiciel qui l’accompagne n’est pas en mesure de corriger même partiellement le tir.


Performances

Au niveau des performances du processeur, il n’y a pas grand-chose à dire de plus par rapport au test du Packard Bell. Le Core i3-2310 à 2,1 GHz offre à très peu de choses près les mêmes prestations dans le TS11 que dans le X53SC. L’Asus affiche cependant des scores toujours un rien meilleurs mais l’écart reste du domaine du négligeable.


MacBook Pro 2011 : Core i7-2720QM 2,2 GHz | Radeon HD 6750 1 Go | 4 Go
MacBook Pro 2010 : Core i5-540M 2,53 GHz | GeForce 330m GT 256 Mo | 4 Go
Asus X53SC : Core i3-2310M 2,10 GHz | GeForce GT 520mx 1 Go | 4 Go
EasyNote TS11 : Core i3-2310M 2,10 GHz | GeForce GT 520m 512 Mo | 4 Go
Timeline X 4820TG : Core i3-330 2,13 GHz | Radeon HD 5650 1 Go | 4 Go
Thinkpad T61 : Core 2 Duo T7300 2,00 GHz | Quadro NVS 140m 128 Mo | 2 Go

En 3D par contre, la GeForce GT 520MX 1 Go a plus de coffre que la GeForce GT 520M 512 Mo. Même si dans les deux cas il s’agit de DDR3 sur un bus mémoire de seulement 64 bits, la GeForce GT 520MX de l’Asus est associé à de la mémoire à 900 MHz alors que celle du Packard Bell n’est qu’à 800 MHz. De plus, la fréquence des GPU est différente. La GeForce GT 520MX est cadencée à 900 MHz pour le core et 1800 MHz pour les shaders contre respectivement 740 MHz et 1480 MHz pour la GeForce 520M. Avec 21% de puissance brute en plus et 12,5% de bande passante en plus, la GeForce GT 520 MX prend un avantage de 7 à un 67 % assez difficile à expliquer à part par le supplément de mémoire bien qu’il ne soit théoriquement pas nécessaire en 1366x768 même avec AA et AF… Les 1024 Mo de mémoire aident probablement à éviter de multiples « swaps » au travers de l’étroit bus 64 bits et la DDR3 qui limitent le taux de transfert à 14 Go/s.


Tests en 1366x768 avec l’antialiasing en 4x. Street Fighters IV, Resident Evil 5 et H.A.W.X. sont
configurés avec les options graphiques au maximum, Crysis en High, Lost Planet² et S.T.A.L.K.E.R.
Call of Pripyat en medium. (Détail complets)




Tests en 1366x768 sans l'antialiasing, réglages au minimum
sauf Sreet Fighters IV toujours au maximum mais sans l'AA.



Le disque dur Hitachi n’est pas un foudre de guerre en usage intensif malgré ses bons taux de transfert et un temps d’accès correct. Il peine sur les opérations combinées de lecture et écriture (par exemple l’installation de Windows)… En usage normal, il est par contre « agréable » et discret.


Les performances en Wifi sont limitées par la carte Intel Centrino Wireless N 100 limitée à 150 Mbps et à la bande 2,4 GHz. La vitesse de connexion affichée sur notre routeur est de 65 Mbps avec des taux de transfert de 6 à 8 Mo/s (bien loin des 15 Mo/s du TS11 avec une Atheros AR5B97).


Autonomie et nuisances

Au niveau de l’autonomie, l’Asus X53SC ne fait en moyenne qu’un peu mieux que le Packard Bell TS11 : 4 h 44 contre 4 h 22. Curieusement, alors qu’ils ont un équipement similaire, l’Asus consomme au repos 10 Watts (nous n’avons jamais vu moins) alors que le Packard Bell descendait jusqu’à ~7 watts. Par contre, en usage classique, on oscille souvent entre 10 et 15 watts dans un cas comme dans l’autre. En lecture Flash 1080p, la consommation du X53SC est de 15 watts comme le TS11. Le ventilateur du X53SC tourne continuellement à 2000 rpm mais à cette vitesse, son faible niveau sonore est couvert par celui du disque dur. En bureautique, il ne monte pour ainsi dire jamais en régime. Lors de quelques benchs processeur, sa vitesse de rotation s’est élevée à 3800 rpm. Il devient audible à partir de 2600 rpm. Au-delà, chaque palier de 200 rpm engendre une augmentation perceptible du bruit.

Sous Prime95, la consommation totale atteint 34 Watts (comme celle du TS11) mais elle approche 70 Watts en combinant Prime95 et FurMark. Dans ces conditions extrêmes, le processeur et le GPU sont aux alentours de 75°C. Avant d’atteindre 80°C, le processeur « throttle » et la vitesse du ventilateur descend de 3900 rpm à 3000~3200 rpm. Si la charge continue, le système oscille entre phases de pleine puissance et ralenti.

Sur le plan sonore, le X53SC émet ~33 dBA au repos (mesure prise à hauteur de la tête d’un utilisateur devant la machine placée sur un bureau). Quand le ventilateur dépasse 2400 rpm, son bruit devient plus audible que celui du disque dur. Le niveau sonore peut s’élever jusqu’à atteindre 38,5 dBA avec le ventilateur à 3900 rpm. En 3D, le X53SC n’est pas plus bruyant que le TS11 avec de 34 à 36 dBA variable selon les jeux… Enfin, comme dans le cas du Packard Bell TS11, le bruit du ventilateur n’est pas du tout aigu, c’est un souffle. Il n’y a pas non plus à signaler de « pitching noise » ou de variations fréquentes et audibles de la vitesse du ventilateur pour un même usage.


Windows 7 sauce constructeur...

Comme tout PC portable qui se respecte, cet Asus est livré avec un Windows 7 64 bits Edition Familiale et une bonne couche de bloatwares. De la part d’un constructeur comme Asus qui tend à mettre en avant les performances, c’est assez paradoxal… Si Power4Gear est joli et pratique, il se contente de choisir entre 4 modes d’économie d’énergie très simple à mettre en œuvre directement via les options de Windows 7. LifeFrame3 est « incontournable » dans la mesure où il est nécessaire pour profiter de la très médiocre webcam. Live Update 2 simplifie les mises à jour des pilotes tandis que Winflash est nécessaire à la mise à jour du BIOS. Une fois les 5 DVD de restauration gravés, AI Recovery n’est plus utile. Le reste des programmes ne sert à rien ou du moins pas à grand-chose : Asus Color Enhancement, ASUS Fast Boot, ASUS Fancy Start, ASUS Smart Logon, Asus Virtual Camera, ASUS Wireless Console 3, ASUS Screen Saver, eManual, eDriver, Google package & Toolbar, Office 2010 Starter, Power2Go v6, Trend Micro Titanium Trial, Windows Live4 package & Toolbar et Nuance PDF. A quand un portable sans bloatware ?


Conclusion

Le test d’un second portable à moins de 499 € confirme ce que nous avions déjà observé avec le Packard Bell TS11. Ces machines à base de Core i3 2310 et de GeForce GT 520M(X) offrent des performances largement supérieures aux besoins courants de la bureautique, permettent de jouer dans des conditions sympathiques et offrent une bonne autonomie (supérieure à celle des premiers portable Centrino). La présence de la technologie Optimus permet d’ailleurs de concilier parfaitement autonomie et performances. En outre, le système de refroidissement conçu pour un CPU et un GPU dédié permet d’obtenir des machines silencieuses quand le CPU est utilisé avec son IGP… Dans le cas du X53SC nous avons apprécié le « top case » en aluminium, la très bonne rigidité du châssis qui en découle et « l’effet IceCool » du repose-poignets. Le grand touchpad multitouch est lui aussi très agréable mais les boutons sont bruyants. Même s’il manque de rigidité, le clavier permet une très bonne frappe grâce au feeling des touches. Le supplément de puissance 3D apporté par la GeForce GT 520MX 1 Go est un plus par rapport au Packard Bell TS11 et la présence d’une seule barrette de 4 Go est également un avantage. On apprécie par contre nettement moins la position du connecteur d’alimentation, la grosse prise coudée et l’imposant adaptateur secteur avec prise de terre. La carte Wifi Centrino N 100 est également assez décevante au niveau des taux de transfert. Quoi qu’il en soit, le X53SC est une aussi bonne pioche que le TS11, chacun ayant ses petits avantages et défauts. Vu les tarifs, on n’est pas floué !


Asus X53S : 8,5/10
Pour :
GeForce GT 520MX (1 Go), Optimus, très silencieux en bureautique, prix, Core i3-2310 suffisant, touchpad, top case en aluminium, rigidité, 1 x 4 Go, USB 3.0
Dans la moyenne : Disque dur 640 Go, écran, autonomie, clavier, discret en charge
Contre : Gros adaptateur secteur, prise d’alimentation mal placée, boutons bruyants, webcam « moisie », contraste et noir trop lumineux

Mise à jour le Mercredi, 28 Mai 2014 10:08