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MacBook Air 11,6 pouces : un netbook de luxe ?

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Écrit par Pascal Thevenier   
Vendredi, 20 Mai 2011 15:01

Depuis leur arrivée dans nos contrées début 2008, les netbooks ont connu de nombreuses évolutions et un succès sans précédent avant que les tablettes leurs volent la vedette... En trois ans, nous avons testé une trentaine de ces petites machines si similaires mais en même temps si différentes. Au fil des essais, nous avons fini par dresser une liste des points forts comme un écran 11,6 pouces HD, une puce graphique sympathique, un poids contenu, une bonne autonomie, un fonctionnement silencieux, un bon clavier et un grand touchpad. Nous sommes également arrivés à un constat : l’Atom est à présent anémique… Le MacBook Air 11,6 pouces réunit toutes les qualités qui n’ont jamais été rassemblées sur un netbook et son Core 2 Duo offre bien plus de puissance qu’un Atom. Zoom sur le « netbook de luxe » d’Apple !




Tout sauf le prix !

Autant entrer directement dans le vif du sujet et aborder le chapitre qui fâche, c'est-à-dire celui du prix. Avec 999 € pour le modèle de base avec un Core 2 Duo 1,4 GHz, 2 Go de DDR3 et un SSD de 64 Go, le MacBook Air est deux fois plus coûteux que les netbooks les plus chers (tel que le Samsung N510 : 550 € lors de son lancement). Quant à la version « ultime » avec un Core 2 Duo 1,6 GHz, 4 Go et un SSD de 128 Go, elle atteint 1339 € ! Seul Sony avec ses Vaio P (écran 8 pouces 1600x768, SSD mais un malheureux Atom 1,33 GHz) s’était permis des tarifs plus musclés qu’Apple pour son MacBook Air... Il est également intéressant de constater qu’en passant à une taille et un poids (nettement) supérieurs, on trouve des machines comme l’Acer Timeline X 4820TG avec un Core i3 ou i5, 4 Go, un disque dur de 500 Go, une Radeon HD 5650 (ou 6550) 1 Go et un écran de 14 pouces HD à partir de 550 € !


Etant donné qu’il n’est jamais possible d’avoir le détail du prix des composants, arrêtons-nous sur les deux les plus chers : le processeur (avec chipset) et le disque. Le Core 2 Duo SU9600 est repris à 289 $ dans la base ARK d’Intel contre 32 $ pour un processeur Atom N270 et 64 $ pour un Atom N455. Quand on sait qu’Intel a été jusqu’à vendre l’Atom N270 et son chipset à 25 $ pour contrer l’ION de NVIDIA… Le GeForce 320m pèse aussi significativement dans la balance sachant que l’ION, beaucoup plus simple, valait déjà 35 $. Le processeur et le chipset du MacBook Air valent à eux seuls un netbook premier prix ! Un SSD de 128 Go coûte 200 $ et un disque dur 2,5 pouces de 160 Go ne coûte que 26 $ (voire 50 $ pour un 500 Go). Il s’agit certes des prix « end user » mais ils permettent de se rendre compte d’où viennent les écarts. Enfin, le châssis intégralement en aluminium du MacBook Air est autrement plus onéreux qu’une coque en plastique.


Toujours de l’aluminium et du verre…


Le MacBook Air utilise une coque « Unibody » comme les MacBook Pro. Elle est taillée dans un bloc d’aluminium par des machines à très haute précision. Il en résulte une finition et une rigidité exemplaire malgré la finesse du châssis. Le carter d’écran utilise un principe similaire, ce qui lui permet de combiner les mêmes avantages. Apple a verrouillé l’accès à l’intérieur de la machine en utilisant des têtes de vis très rares pour fixer la plaque de fond du MacBook Air. Il s’agit en effet de modèles penta lobes !


Le trackpad est en verre comme sur le MacBook Pro et la totalité de la surface agit comme un bouton. En comparaison avec les netbooks, le MacBook Air a une zone tactile immense de 105 x 63 mm (plus grande que celle du Timeline X 4820TG) avec un rapport hauteur/largeur très bien adapté à l’écran HD. Le verre permet une glisse parfaite et les quatre points de contacts sont parfaitement gérés. Comme toujours, il n’y a rien à reprocher de ce côté chez Apple au niveau du dispositif de pointage, du moins tant qu’on utilise OS X. Sous Windows 7, la seule version supportée par BootCamp, les fonctionnalités sont réduites aux trois dernières illustrations : clic en tapant, double clic en tapant deux fois et clic droit à deux doigts et rien de plus ! Dommage vu les possibiltiés sous OS X…



Duo sympathique : Core 2 Duo & GeForce 320m

Le MacBook Air 11,6 pouces date de fin 2010 et pourtant Apple a retenu un bon vieux Core 2 Duo « Penryn » à la place d’un Core i3, i5 ou i7 « Arrandale ». Plusieurs raisons peuvent expliquer ce choix. Les SU9400 (1,4 GHz) et SU9600 (1,6 GHz) ont un TDP de seulement 10 watts et n’occupent que 22 x 22 mm² sur la carte mère (en rouge). Le GeForce 320m (12 à 14 watts) n’est guère beaucoup plus grand avec 25 x 25 mm² (en orange). Ces deux puces offrent un très bon compromis entre puissance de calcul, performances 3D et dissipation thermique.

Les Core 2 Duo qui équipent les MacBook Air de 11,6 pouces sont gravés en 45 nm. Leurs 410 millions de transistors répartis sur 107 mm² composent les deux cores et les 3 Mo de cache. Dans le but de réduire leur consommation, ils se contentent d’une tension de l’ordre de 1 volt et d’un FSB abaissé à 800 MHz. Pour gagner de la hauteur, le processeur est soudé à la carte mère.


La GeForce 320m est la descendante de la GeForce 9400m. Mais contrairement à cette dernière, il s’agit d’une puce conçue par NVIDIA exclusivement pour Apple. Elle s’est retrouvée dans quasiment toute la gamme Apple 2010 : MacBook Pro 13,3 pouces, MacBook Air 11,6 et 13,3 pouces, MacBook « Unibody » et Mac Mini. La GeForce 320m assure toutes les fonctions d’un northbridge avec « IGP » et d’un southbridge. On retrouve donc de nombreuses fonctionnalités comme un contrôleur mémoire DDR3 double canal, un contrôleur PCI-Express, 6 ports SATA, 12 ports USB 2.0, une interface HD Audio, etc. La partie graphique dérive du GT216 et se compose de 48 processeurs de flux (32 selon GPU-Z), soit autant que la GeForce GT 330m ! A titre comparatif, la GeForce 9400m ne comporte que 16 processeurs de flux. Dans les MacBook Air, le core de la GeForce 320m fonctionne à 450 MHz et les processeurs de flux tournent à 1100 MHz. Elle ponctionne 256 Mo dans les 2 ou 4 Go de DDR3 1066 MHz qui équipent la machine. La GeForce 320m est jusqu’à présent la puce graphique intégrée la plus puissante commercialisée.

Toujours dans le but de réduire le poids et l’épaisseur, on notera que la mémoire (en jaune) est, elle aussi, soudée sur la carte mère. Pour bénéficier de 4 Go de mémoire, il faut retenir l’option lors de l’achat (90 €). Ensuite, il n’y a aucune possibilité de mise à jour...

Le SSD est lui aussi assez spécifique. Avant d’autres constructeurs comme Intel (SSD 310), Apple a réduit le SSD à son PCB sans aucun carter. Au format « blade », il utilise un connecteur mSATA mais une interface classique SATA 3 Gbps. Il prend place juste au dessus des puces de mémoire, le gain de place et d’épaisseur est évident.


Plus de place pour la batterie

La réduction au strict minimum de la carte mère et l’emploi d’un SSD en lame sont tout bénéfice pour la place allouée à la batterie. Le MacBook Air 11,6 pouces embarque ainsi une batterie de 35 Wh soit presque autant que celle du premier MacBook Air de 13 pouces. Apple, qui a revu depuis peu son mode d’évaluation de l’autonomie annonce 5 heures sur batterie. Lors de nos tests pratiques, nous avons presque toujours dépassé 5 heures sans fil à la patte. Sans activité mais avec le wifi actif, c'est-à-dire en mode lecture, la consommation peut descendre jusqu’à seulement 3,6 watts mais ce n’est pas représentatif. Inversement, avec une sollicitation maximale comme dans un jeu, elle grimpe à plus de 25 watts ! L’autonomie théorique est donc comprise entre 1 ¼ heure et 9 ¾ heures. En pratique, on peut tabler sur 5 à 6 heures de surf. A noter que l’autonomie en surf peut être fortement réduite sur des sites avec beaucoup d’animations en Flash. Flash n’est d’ailleurs pas installé d’origine !


Cette vue d'un modèle 13,3 pouces permet de voir les cellules de la batterie.


L’adaptateur secteur MagSafe de 45 watts utilise à présent exactement le même connecteur que les MacBook Pro. Ce n’était pas le cas auparavant et cette uniformisation est bien pratique. Elle permet de recharger un MacBook Air avec l’adaptateur (plus puissant) d’un MacBook Pro. La led intégrée au connecteur affiche le type d’activité : vert chargé et orange en charge.


Consommation au repos : 477 mA * 7524 mV = 3,6 Watts



Connectique limitée

Les MacBook sont connus pour leur connectique réduite. Dans le cas du MacBook Air, il s’agit vraiment du strict minimum : un port USB 2.0 sur chaque flanc, un mini DisplayPort, un jack combiné entre/sortie et… rien de plus. Il est pourtant facile de composer avec cette maigre connectique. En effet, il existe des souris et des imprimantes Bluetooth ainsi que des imprimantes Wifi. A défaut, certains routeurs et même des « box » peuvent recevoir une imprimante sur leur port USB. Quant au stockage externe, il peut passer par le Wifi N (300 Mbps, en pratique 20 Mo/s) vers un NAS ou un disque USB connecté au routeur. Enfin, en se braquant sur une connectique USB filaire, il est bien plus pratique d’utiliser un hub USB alimenté pour y brancher souris, imprimante, scanner, disque externe et autres pour n’avoir qu’un seul branchement à faire sur le portable. Enfin, si vous avez besoin d’un arsenal de périphériques externes la majorité du temps, un ultra portable n’est certainement pas la machine adaptée.
Il manque cependant au MacBook Air une interface à haute vitesse. Même l’Ethernet gigabit (100 Mo/s) est absent et l’adaptateur USB/Ethernet est bien entendu bridé par l’USB... Petit détail bien pratique, Apple livre OS X et les applications sur une clé USB et non plus sur DVD comme sur les plus anciens MacBook Air.


Agrément d’utilisation

Beaucoup d’éléments rendent le MacBook Air très agréable à utiliser. Avec son poids de seulement 1 Kg, le MacBook Air de 11,6 pouces porte vraiment bien son nom. Qu’il soit posé sur les jambes ou transporté toute la journée, il est réellement léger ! A l’usage, le clavier « full size » et le grand trackpad en verre s’apprécient à leur juste valeur. Le MacBook Air ne donne absolument pas l’impression de travailler sur une machine si compacte. L’écran 11,6 pouces LP116WH4 (LG Philips) est très lumineux (300 cd/m²) et produit de bons noirs (0,6 cd/m²). Moins brillant que celui des MacBook Pro, il souffre d’angles de vue réduit mais il peut être utilisé en extérieur en raison de sa réflexion moindre. Le passage au format 16/9 contre 16/10 sur la majorité des portables Apple n’est pas des plus agréables. A moins de placer le Dock sur un des côtés ou de le masquer automatiquement, la perte de hauteur se ressent de manière importante.


Ceci conduit d’ailleurs à une constatation : le MacBook Air 11,6 pouces est large. Avec 299,5 x 192 mm, il n’est que 25,5 mm plus étroit que le MacBook Air 13,3 pouces (325 x 227 mm) Par contre, il est moins profond de 35 mm en raison de son format 16/9. Du coup, en examinant mieux le clavier, on se rend compte qu’aucune concession n’a été faite sur les touches standards mais que les touches de fonction sont devenue vraiment peu profondes.

Les MacBook Air 11,6 pouces (comme son grand frère en version 2010) ont perdu le rétro éclairage du clavier et le capteur de luminosité. Le bouton de mise sous tension fait à présent partie du clavier. Du coup, le rôle des touches de fonction est modifié et ce n’est pas spécialement pratique. L’emplacement des touches étant taillé dans la coque Unibody et le clavier étant vissé à cette dernière, il ne subit absolument aucun « flex ».

Grâce à son SSD, le MacBook Air est très réactif et la modeste puissance du Core 2 Duo ne se fait pas vraiment ressentir en usage courant. Le ventilateur inaudible à 2000 rpm n’a incontestablement pas tendance à monter dans les tours. Personne ne s’en plaindra d’autant plus que ce petit MacBook Air chauffe peu en bureautique. Après 20 minutes de vidéo Youtube en 1080p, le Core 2 Duo et la GeForce 320m sont à 60°C et le fond du MacBook Air à 36°C mais le ventilateur reste à 2000 rpm. Regarder des vidéos 1080p depuis Youtube demande un peu plus de 20% des ressources du Core 2 Duo 1,6 GHz. Elles sont lues de manière absolument fluide en plein écran. Au passage on apprécie la présence de speakers en stéréo sur les modèles 2010 (auparavant, le MacBook Air était mono corde) ! De plus, vu la taille de la machine, ils restituent un son « excellent » et ne manquent pas de pêche… La webcam ne mérite pas tant d’éloges. Elle rend une belle image sous de bonnes conditions de lumière mais elle se dégrade rapidement avec baisse de la luminosité.


Aucun problème pour lire des vidéos Flash en 1080. Les 4 dropped sont liées au basculement en 1080p.



Performances

Il est tentant de comparer le Core 2 Duo 1,6 GHz aux Atom N de fréquences similaires courants dans les netbooks. Pour les applications mono tâche, le Core 2 Duo est grosso modo deux (CPU Mark) à plus de trois (CineBench 9.5) fois plus performant qu’un Atom 1,66 GHz. Sans surprise pour les tâches plus lourdes comme le transcodage vidéo ou le rendu 3D, le Core 2 Duo est de 2,5x à 4x plus rapide… Bien sûr, cette démonstration donne l’impression d’enfoncer des portes ouvertes mais au moins les ordres de grandeur sont fixés. Face à un Core i3-330m à 2,13 GHz comme celui de l’Acer Timeline 4820TG, le Core 2 Duo 1,6 GHz (fréquence 25% plus faible) du MacBook Air est 30% moins performant en mono tâche et de 40 à 50% moins rapide en multitâche.

Timeline X 4820 TG : Core i3-330 2,13 GHz | Radeon HD 5650 1 Go | 4 Go
MacBook Pro 2011 : Core i7-2720QM 2,2 GHz | Radeon HD 6750 1 Go | 4 Go
MacBook Pro 2010 : Core i5-540M 2,53 GHz | GeForce 330m GT 256 Mo | 4 Go
MacBook Air 2010 11,6" : Core 2 Duo 1,6 GHz | GeForce 320m 256 Mo partagés | 4 Go
Samsung N510 : Atom N270 1,60 GHz | ION | 2 Go
Samsung N220 : Atom N450 1,60 GHz | GMA 3150 |1 Go
Lenovo Thinkpad T61 : Core 2 Duo T7300 2,0 GHz | Quadro NVS 140m | 2 Go


Côté 3D, la GeForce 320m offre des performances comparables à la Radeon HD 5470 qu’on retrouve sur de nombreux portables 14 et 15 pouces de 2010. La puissance est donc plus que satisfaisante pour une machine de cette taille. Avec ses 48 processeurs de flux, la GeForce 320m est à des lieux des IGP classiques, surtout ceux des netbooks. En raison de leurs capacités 3D limitées, nous avions testé les netbooks avec 3D Mark 2003. Selon les scènes, le GeForce 320m est de 6,5x à 21x plus rapide que le GMA 950… Le GeForce 320m est également 2,4 à 3x plus performant que l’ION du Samsung N510. En pratique, les jeux tournent plutôt bien avec cette GeForce 320m même s’il faut se contenter des réglages les plus faibles sur les jeux récents. Par curiosité, nous avons testé Oblivion qui fonctionne à merveille en HD avec toutes les options au maximum (HDR et AA compris). Certes, le jeu n’est pas nouveau mais le voir tourner sur un si petit portable est assez impressionnant. Fallout 3 et Fallout New Vegas passent également très bien avec les options au maximum. Les titres lourds comme Crysis Warhead ou S.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat ne tournent qu’avec tout au minimum.



Tests réalisés avec l’antialiasing en 4x.Street Fighters IV, Resident Evil 5 et H.A.W.X.
sont configurés avec les options graphiques au maximum Crysis en High, Lost Planet² et
S.T.A.L.K.E.R. Call of Pripyat en Medium

 


Sans AA et avec les réglages réduits au minimum sauf
Sreet Fighters IV toujours au maximum mais sans l'AA.

 


A titre indicatif, ce tableau reprend les performances de l'ION (première génération), du GMA 3150
(similaire au GMA 950), de l'HD Graphics (Arrandale), de la Radeon X1270 et à la Radeon HD 5650.
3D Mark 2003 est très ancien mais c'est le seul utilisable sur les netbooks...



Le MacBook Air testé est équipé d’un SSD d’origine Samsung dont les performances sont excellentes. Jusqu’à 245 Mo/s en lecture et 190 Mo/s en écriture. Il permet au MacBook Air de démarrer en 14 secondes (de l’appui sur le bouton de mise sous tension au bureau d’OS X). Le SSD Samsung supporte le TRIM et le NCQ alors que cette fonction faisait défaut sur le SSD Toshiba. Il contribue bien entendu à la réactivité générale de la machine sans le moindre bruit.



Nuisances

Le refroidissement du Core 2 Duo et de la GeForce 320m passe par un heatpipe relativement large qui évacue la chaleur vers un mini radiateur placé devant un petit ventilateur. Malgré la faible taille de l’ensemble, les prestations sont excellentes. Il est vraiment très rare de voir le ventilateur dépasser 4500 rpm (jeux sous Windows). Contrairement à la majorité des mini ventilateurs, il ne donne pas dans les aigus mais émet un bruit de souffle. Quand le ventilateur tourne à 4000 rpm dans des tâches relativement lourdes, la température du Core 2 Duo et du GeForce 320m se stabilisent aux alentours de 80°C. Le plus embêtant en cas d’usage intensif est la température de la coque qui finit par atteindre presque 40°C.


Conclusion

Le MacBook Air ne partage finalement pas grand-chose avec les netbooks si ce n’est une petite taille et un poids (plus que) contenu. Son prix est de 2 à 4x plus élevé que celui d’un netbook et les mêmes rapports se retrouvent au niveau des performances. Grâce à son SSD et un ventilateur inaudible, le MacBook Air fait partie des portables que l’on peut qualifier d’ordinateur à « 0 dBA ». L’ergonomie n’est pas en reste avec un clavier « full size » et un trackpad en verre qui n’ont rien à envier à ceux d’un MacBook Pro (à part le rétro éclairage). Fixé directement au châssis, le clavier n’a pas le moindre « flex », un défaut pourtant courant sur les portables. La coque Unibody confère une rigidité peu commune sur une si petite machine. Vous pouvez prendre le MacBook Air par un des coins les plus fins, il ne bronche pas. Côté autonomie, on peut tabler sur 5 à 6 heures de surf et de bureautique. Attention toutefois aux sites en Flash qui nuisent à l’autonomie. Les ports USB 2.0 placés chacun d’un côté du MacBook Air sont bien positionnés mais il manque quand même un connecteur rapide (USB 3.0, eSATA ou même Ethernet Gigabit) pour des transferts véloces. Il reste le prix que beaucoup jugent élevé mais les ultra-portables ont toujours été chers. En 2003, le Thinkpad X31, un ultra-portable de 12 pouces (Centrino 1,6 GHz, 512 Mo, 60 Go), coûtait 1800 €.

Mise à jour le Lundi, 19 Mai 2014 13:04