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Portable à moins de 700€ : Test de l'ECS ''Green'' G320 |
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| Écrit par Pascal Thevenier |
| Vendredi, 10 Décembre 2004 11:39 |
Un portable à moins de 700€, est-ce possible ? C'est en tout cas le pari relevé avec l'ECS G320. Ce portable relativement compact arbore un look assez sympathique avec une robe bi-tons noire et argent. Il est équipé d'un écran de 14 pouces XGA, d'un disque dur de 40Go, d'un lecteur DVD combiné à un graveur CD-R/RW et dispose de 256Mo de DDR. Pour compresser les prix, la machine n'exploite bien entendu pas la récente technologie Centrino à base de Pentium-m ou de Celeron-m, ni même un Athlon XP. Cet ECS est basé sur un processeur VIA C3 et un chipset à mémoire partagée lui aussi signé par VIA… Ces technologies n'étant pas des plus courantes, nous avons donc profité de la disponibilité d'un G320 afin de vérifier si le jeu en vaut la chandelle…
Ouverture…Le G320 est livré dans une boîte frappée de grands logos ECS rouges et bleus. Elle contient le portable, un CD-ROM de pilotes et un second avec les logiciels de gravure ainsi que le transformateur et un manuel. Au premier coup d'œil, le portable est agréable : un design réussi mais qui ne concourt pas avec les canons du secteur. En y regardant de plus près et en manipulant l'engin, l'impression change. Les plastiques brillants ''façon voiture bon marché'' sont trop souples et l'ensemble ne brille pas par sa rigidité. La machine est livrée telle quelle : aucune option n'est disponible hormis lors de l'assemblage par ECS. Rien n'est laissé à la carte… Première utilisationÀ moins de 700€, aucun OS n'est livré avec la machine. Dès la mise sous tension, c'est l'effroi : le ventilateur se met à hurler. Ce n'est pas bien grave, c'est certainement lié à l'environnement ''DOS'' de l'installation de Windows XP. Une petite demi-heure plus tard, le G320 est prêt. Les pilotes sont très simples à installer grâce à un CD-ROM qui présente la liste de tous les drivers à mettre en place. Malgré le réglage du profil d'énergie en ''Ordinateur portable'', le ventilateur n'en finit pas de souffler. La vitesse varie entre tolérable et insupportable… À l'usage, ce portable ne semble pas très dynamique. Les programmes se chargent rapidement, mais la moindre tâche comme la décompression d'un fichier compressé semble bien laborieuse. Même la lecture d'un DivX est ardue avec de fréquents ralentissements sur les key frames. Le clavier et le repose-poignets détiennent la palme de l'ensemble le plus mou jamais observé. Le simple fait de poser la main devant le clavier fait plier l'ensemble avant du portable ! Quant au clavier, il ondule de 3 à 4 mm sous une frappe légère… La finition du châssis est très sommaire, voire grossière au niveau des grilles du ventilateur au pied de l'écran. Ce dernier est cependant correct et relève un peu un niveau franchement peu reluisant. ![]() ![]() Technologie ? Peut-on employer le mot technologie en examinant ce qui se trouve dans la bête ? Hum, allons-y… Le processeur VIA Nehemia à 1GHz au format EBGA (25 x 25 mm) est soudé sur la carte mère. Il fonctionne à 7.5 x 133MHz. Selon VIA, ce processeur ne demande qu'un dissipateur pour un TDP de 15Watts. Il embarque deux caches L1 de 64Ko chacun (données et instructions). Le cache L2 est également de 64Ko soit un total bien maigre de 192Ko, surtout en comparaison avec un Banias (1088Ko) ou à plus forte raison avec un Dothan (2112Ko). Le C3 gère les instructions MMX et SSE (en remplacement du 3Dnow!), mais pas le dernier jeu SSE2. Grâce à une gravure en 130nm et au faible nombre de transistors (20 millions), le die du Nehemiah ne fait que 47mm² (pour les derniers steppings). Le Nehemia intègre quelques fonctions spécifiques reprises sous le concept PadLock. Les fonctions RNG (Random Number Generator – 2 unités) et ACE (Advanced Cryptography Engine) permettent respectivement de générer des nombres aléatoires et des cryptages en hardware. Comparativement aux anciennes générations de C3 (Samuel et Ezra), la FPU ne fonctionne plus à la moitié de la fréquence du processeur mais à pleine vitesse. Enfin, le C3 dispose d'une unité de prédiction de branchement appelée StepAhead. Le chipset du G320 est un VIA CLE266. Il s'agit d'un composant économique qui prend en charge les processeurs VIA sur des FSB de 66, 100 ou 133MHz. Il gère aussi bien la SDR que la DDR avec une fréquence maximale de 133MHz mais toujours en simple canal (quoi de plus normal vu l'orientation du produit). Le circuit graphique intégré est un S3 Unichrome Pro AGP 8x. Il se compose d’un moteur graphique 128bits avec un seul pipeline fonctionnant à 200MHz équipé de deux unités de texturing. L'Unichrome Pro peut utiliser 16, 32 ou 64Mo de mémoire centrale de manière statique (et non dynamique comme sur les i855GME), avec une bande passante maximale inférieure à 2Go/s. Peu de documentation est disponible, mais il ne faut pas s'attendre à y trouver des éléments évolués comme un moteur T&L… Il accélère cependant la décompression MPEGII en hardware.Dans le G320, il est appairé à un VIA VT8622 qui pilote le disque dur HITACHI DK23FB-40 (40Go, 5400 RPM, Ultra-ATA/100, une belle surprise dans une machine bas de gamme), le lecteur DVD graveur CD-R/RW Lite-On LSC-24082K ainsi que 4 ports USB et le codec AC'97. Le chip réseau est aussi un produit VIA : VIA Rhine II Fast Ethernet Adapter. L'ECS G320 repose de pied en cape sur des technologies VIA ! La lecture des documents techniques fait état de très faibles dissipations thermiques pour tous les éléments. Du coup, nous nous posons de sérieuses questions sur le besoin de faire tourner en permanence un ventilateur aussi bruyant d'autant plus que la zone du processeur et du chipset chauffent réellement peu. Un CPU de 15watts peut quasiment être refroidi de manière passive en bureautique. De plus, le châssis n'est pas des plus fins, ce qui n'excuse rien… ![]() Performances ? Depuis que les C3 de VIA ne sont plus capables de rivaliser avec les Pentium et Athlon (en ont-ils été capables un jour ?), VIA a revu sa politique et présente ces processeurs comme étant destinés au ''Cool Processing''… Une manière détournée d'avouer que les C3 n'avancent pas ? Dès les premières mesures (CPU Mark 99 et 3D Mark 2001), le cadre est dressé : le C3 et son UniChrome Pro semblent issus d'une autre époque (2000) ! ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Comme le montrent les tests réalisés avec des jeux à présents totalement ''has been'', l'UniChrome Pro n'est pas capable d'assurer le moindre rôle ludique… Qui plus est, l'interpolation est catastrophique. Les 800x600 et le 640x480 sont absolument hideux et totalement inexploitables. ![]() ![]() L'Hitachi DK23FB est trop bon pour ce genre de machine. Avec un taux de transfert de presque 8500Ko/s et un temps d'accès de 11ms, il laisse sur place tous les 4200rpm limités à un peu plus de 6000Ko/s et plus de 13ms. Le combo offre lui aussi des prestations correctes (~1500Ko/s pour 95ms). ![]() ![]() Peu importe le domaine, le G320 est trop lent. Même sans être fou de vitesse, le C3 à 1GHz est bien trop lent pour exploiter correctement Windows XP. Les tâches bureautiques s'allongent et le moindre traitement complexe devient interminable ! Un record de lenteur… ![]() ![]() Mobilité ? D'accord, le G320 n'est pas un portable de course. Son poids limité à 2.4Kg et son encombrement réduit (315 x 255 x 37 mm) grâce à sa dalle de 14 pouces (XGA), le côté mobile est présent. De plus, malgré sa position bas de gamme, le G320 s'offre un carter d'écran en aluminium ! C'est donc avec beaucoup d'espoir que nous avons débranché la machine pour un test d'autonomie. Nous pensions que le ventilateur allait alors prendre des vacances et goûter à quelques heures de sans fil. Et bien, non ! Le ventilateur a continué sur des vitesses folles et la batterie a fondu comme la neige au soleil. En 1 ½ heure, la machine est tombée à court de jus… L'autonomie du G320 est ridicule ! Même les Pentium 4 font mieux, sans compter qu'avec les performances du C3, il faut s'armer de patience… L'antithèse de Centrino ! Evolutif ?Non plus ! Avant de lancer le ''bench d'autonomie'', nous pensions utiliser le portable en Wifi. Vu le positionnement de la machine, elle n'intègre pas d'interface 802.11. Hélas, le G320 n'a pas de port PCcard, impossible donc de lui greffer pour quelques heures notre 3Com Xjack pour quelques essais. Les seules possibilités d'évolution passent par les 4 ports USB 2.0. De série, le G320 dispose des ports : RJ11, RJ45, série, parallèle, PS/2, VGA, line-in et Line-out. Exit donc la sortie TV, les FireWire et l'infrarouge pourtant utiles… Le G320 n'a qu'un seul slot mémoire. Conclusion Que penser de cet ECS G320 ? À l'exception d'un look sympathique, d'un disque dur véloce, d'un carter d'écran en aluminium et d'un prix inférieur à 700€, ce portable n'a rien pour lui. Les performances sont désastreuses, le système de refroidissement est bruyant et l'autonomie...symbolique. La meilleure chose à faire est d'investir 10% à 15% de plus dans un Acer TravelMate 2303 LM qui dispose d'un Celeron-m 1.5GHz (au moins aussi performant que le Pentium-m 1.4GHz de notre X31) et d'un i855GME, lui aussi largement plus puissant. Certes, il faut faire une croix sur le disque dur à 5400rpm, mais l'Acer offre un graveur DVD et comprend une licence Windows XP… À noter qu'on trouve également des portables d'occasion encore sous garantie dans cette gamme de prix (généralement d'anciens haut de gammeHP, IBM, Compaq ou Dell). ECS G320 : 4/10 Plus : carter alu, disque dur 5400rpm, prix, look Contre : bruit, performances, autonomie, clavier mou, finition, manque de rigidité et qualité des plastiques |
| Mise à jour le Mardi, 10 Novembre 2009 20:23 |