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Test du Lenovo 3000 N100, le portable à moins de 500 €...

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Écrit par Pascal Thevenier   
Vendredi, 28 Septembre 2007 12:22
En 2004, le portable le moins cher du marché était vendu à un peu moins de 700 € lors des fêtes de fin d’année. Testée par nos soins, cette machine s’était montrée particulièrement décevante au point de conclure qu’il était préférable d’opter pour une machine d’occasion… En 2007, le portable le moins cher est proposé à moins de 500 € ! Proposé par Lenovo, le constructeur chinois qui a acheté notamment la division portable d’IBM, le 3000 N100 est très séduisant sur le papier. Il propose un très bon équipement de série avec une sortie TV, un port FireWire, un lecteur biométrique, un graveur DVD universel double couche, le 802.11g et Bleutooth. Les économies ont été faites au niveau du processeur avec un petit Celeron M530 et seulement 512 Mo de mémoire. Il reste à savoir si ce Lenovo 3000 N100 est seulement intéressant sur papier…


Un vrai petit prix ?

Lors du test de l’Asus X51R, nous n’avons pas manqué de souligner les compromis à faire quand on recherche un portable bon marché. Il faut systématiquement faire une croix sur les capacités 3D. Ensuite, il y a lieu de choisir entre une plus longue garantie, un équipement plus généreux ou plus de « puissance ». Dans le cas du Lenovo 3000 N100, la garantie est minimale avec une durée de 1 an et la puissance processeur est également modeste mais, comme nous le verrons, suffisante. Pour compresser le prix à l’extrême, Lenovo a choisi de limiter la mémoire à 1 x 512 Mo. Autant le dire de suite, avec Windows Vista Basic, le bloatware qui accompagne tout nouveau portable et les quelques logiciels Lenovo qui se chargent au démarrage, trois options sont : être toujours patient, débourser une trentaine d’euros pour ajouter un second module ou passer à un système d’exploitation moins gourmand (Linux ou Windows XP)…



Réception

Quand un constructeur choisit déjà délibérément de livrer une machine sous Windows Vista avec seulement 512 Mo, il ne faut pas s’attendre à trouver un bundle quelconque. Et c’est avéré ! Le Lenovo 3000 N100 est livré avec son adaptateur secteur et rien d’autre (excepté quelques documents sommaires).

Dès la sortie de la boîte, on comprend pourquoi Lenovo a eu la sagesse de donner l’appellation « 3000 » à cette gamme et de ne pas reprendre le très noble nom « Thinkpad ». Si le design anguleux à certains endroits rappelle certains liens de parenté, les plastiques n’ont rien de commun avec ceux de leurs cousins, ni leurs prix d’ailleurs. Quoi que… Certains Lenovo 3000 sont assez coûteux, plus même que des Thinkpad premier prix correctement équipés (notamment le R61). Dès lors, il nous semble judicieux de ne considérer ces « 3000 » que sous la barre des 600 €. Cette parenthèse étant faite, les plastiques sont peu flatteurs et la peinture argentée du capot se rayera probablement assez rapidement. Effet visuel pour maintenir un « esprit de gamme », le plastique qui recouvre les charnières de ce N100 a l’apparence des imposantes charnières de très haute qualité des Thinkpad… Soit dit en passant, les charnières utilisées maintiennent bien l’écran dans la position choisie et l’empêchent bien d’osciller lors de chocs ou de vibrations.
Mais de manière globale, soyons donc clairs : la qualité d’un Lenovo 3000 N100 n’a rien de comparable à celle d’un Lenovo Thinkpad.


D’excellentes surprises !

Jusqu’ici, le bilan semble bien terne mais il ne faut pas oublier que nous parlons d’un portable à moins de 500 €, soit moins qu’une carte graphique haut de gamme… L’ouverture du N100 se fait par un loquet qui rappelle un peu celui des Thinkpad mais en plus « léger ». L’écran 15,4 pouces 1280 x 800 est de type brillant et force est de constater que compte tenu du prix de la machine, il est plutôt bon. Pour le dire franchement, il rend même bien mieux les couleurs que celui de bon nombre de Thinkpad équipés de dalles normales. Côté clavier, inutile de s’attendre à une « frappe IBM ». Le clavier est correct, voire même un peu au dessus de la moyenne. Le pilotage de la souris se fait uniquement via un touchpad Synaptics auquel on peut reprocher une zone tactile trop petite. Exceptionnellement rare pour une machine premier prix, le Lenovo 3000 N100 dispose d’un lecteur biométrique. De concert avec le logiciel Omnipass, il permet de crypter des répertoires, de (dé)verrouiller la machine et de s’identifier en passant son doigt sur le lecteur. Il devient difficile de se passer de cette fonctionnalité après y avoir goûté !


Un équipement très fourni…

Vu le prix, on pouvait s’attendre à trouver le strict minimum. Erreur ! L’équipement de série à de quoi faire pâlir des modèles de gamme supérieure. Sur le côté droit, le N100 a les entrée et sortie audio, 3 ports USB 2.0, le graveur DVD HL-DT-ST DVDRAM GMA-4082N ATA et un connecteur VGA. A l’arrière, on retrouve la sortie TV S-Vidéo, le connecteur RJ11 du modem et la prise d’alimentation. Du côté gauche, la connectique est variée : 1 port USB 2.0, une prise FireWire, le connecteur Ethernet, le lecteur SD, le port PCcard et l’encoche Kensington. Au milieu de la face avant, le N100 dispose de 4 led : Wifi, Bluetooth, batterie et témoin de veille. Les enceintes de qualité moyenne se trouvent de part et d’autre du clavier comme sur la majorité des 15,4 pouces larges. Il n’y a aucune touche programmable complémentaire. Quatre boutons sont cependant présent dont trois pour le contrôle du volume et un pour le verrouillage de la machine.


Quid de la technologie ?

Trop souvent, les portables premier prix font appel à des composants dépassés et peu performants. Ici, le chipset est un Intel Calistoga-G i945GM autrement plus performant qu’un VIA VN896 comme celui qui équipait les Fujitsu Siemens de prix comparable. Par rapport à l’Asus X51R testé récemment, l’i945GM gère le dual channel. Quel intérêt avec un petit Celeron me direz-vous ? Il permet de donner un petit coup de fouet au circuit intégré dont les « performances » augmentent de 40% en 3D. Ce petit plus permet au Lenovo 3000 N100 de rivaliser avec l’Asus X51R dans 3D Mark 2003 mais aussi dans les jeux plus anciens comme Unreal Tournement 2004, parfaitement jouable en 1280x800… Le GMA 950 ou Calistoga-GM exploite une fréquence de 250 MHz et grâce à la DDR2-533 en double canal dispose d’une bande passante de 8,5 Go/s à se partager avec le Celeron M530 à FSB 533 MHz. Le GMA 950 dispose de 4 pixel pipelines avec leur unité de texturing ainsi qu’un vertex shader engine. Les vertex et pixel shaders sont supportés en version 2.0.

Le Celeron M530 est cadencé à 1,73 GHz. Il s’agit d’un processeur simple core équipé de 1 Mo de cache L2. Il est cependant dépourvu de tout système d’économie d’énergie mais le core Conroe-L n’est pas réputé pour sa gourmandise. Il supporte les jeux d’instructions SSE jusqu’en version 3, SSSE3 compris. A l’usage, ce processeur est suffisamment dynamique pour faire fonctionner Windows Vista en bureautique.


Il faut signaler que le petit Celeron est bien secondé par un disque dur HITACHI HTS541680J9SA00, un 80 Go 5400 rpm SATA dont le taux de transfert est très correct. Le temps d'accès est quant à lui normal pour un 5400 rpm. Nous avons d’ailleurs été agréablement surpris de constater que la présence d’un disque SATA alors que pour compresser les prix, de nombreux constructeurs écoulent des disques PATA… L’interface SATA permettra donc d’upgrader le disque vers une très grosse capacité.


Pour les équipements complémentaires, Lenovo est allé piocher chez Ricoh pour les contrôleurs FireWire (RL5C832 IEEE1394) et SD 4 en 1. Le contrôleur réseau Fast Ethernet provient de chez Realtek tandis que la puce Wifi 802.11g est signée Broadcom. L’utilitaire Broadcom qui complète le driver est franchement pratique et très fonctionnel.


Performances…

Il y a quatre ans, les performances de l'ECS ''Green'' G320 étaient lamentables principalement à cause du processeur VIA C3 1 GHz et du déjà antique VIA CLE266… Cette fois, premier prix ne rime pas avec lenteur accablante (à condition d’avoir installé un second module de 512 Mo). Ce portable offre de très bonnes prestations comme le montrent l’indice Cinebench 9.5 ou le CPU Mark. Le rapport prix/performances est même presque excellent ! A part ses plastiques moyens, le Lenovo 3000 N100 nous a donc conduit de bonnes en bonnes surprises.


Avec 2 x 512 Mo, les performances sous Windows Vista sont très satisfaisantes...


Avec un seul module de 512 Mo d'origine, le porable était vraiment "inutilisable"...


Usage (nomade)

Avec 360 x 267 x 39 mm et 2770 grammes sans le transformateur (285 grammes), le N100 est dans la moyenne. Cependant, malgré une batterie généreuse de 52170 mWh, l’autonomie se limite à 2 ½ heures en bureautique ou en lecture DivX Wifi activé. La faute incombe en partie au Celeron dont la fréquence reste fixée à 1,73 GHz. Un Pentium Dual Core ferait probablement mieux avec cette même batterie.

Maladie malheureusement courante chez Lenovo, une fois que le ventilateur a démarré, il ne s’arrête plus. Il est par contre discret à faible vitesse et le bruit est en partie couvert par le disque dur. Ce n’est qu’en 3D ou lors de fortes sollicitations qu’il monte dans les tours et se faire entendre. Le Lenovo 3000 N100 chauffe très peu…

Au chapitre des points forts, on peut souligner le même support en ligne que pour les Thinkpad. Lenovo propose tous les pilotes pour >Windows XP et Windows Vista ainsi que le célèbre Hardware Maintenance Manual qui décrit comment, si besoin, démonter complètement le portable ou connaître la référence de n'importe quelle pièce du portable.


Conclusion

Il y a trois ans, le portable le moins cher du marché (ECS ''Green'' G320 ~700€) était à fuir ! Aujourd’hui, le Lenovo 3000 N100 qui reprend ce titre change radicalement le bilan. Pour compresser le prix, Lenovo a fait appel à des plastiques peu flatteurs et à un processeur modeste (mais suffisant à la majorité des usages). La présence de seulement 512 Mo fait franchement pingre mais contribue à abaisser le prix sous les 500 €. Il faudra cependant au plus vite combler cette économie « déplacée »… Nous relativiserons cependant en soulignant qu’ajouter de la mémoire est très simple et peu coûteux. Et il est à nos yeux plus judicieux d’avoir limité la RAM mais conservé un bel équipement de série (lecteur biométrique, la sortie TV, FireWire et Bluetooth, disque dur correct). Compte tenu de son tarif, le Lenovo 3000 N100 offre d’excellents rapports : prix/performances, prix/équipement et prix/autonomie. Au final, que demander de plus ? A noter que le Lenovo 3000 N100 est décliné en Lenovo 3000 C200 avec un écran 4/3 (dès 469 €).

Lenovo 3000 N100 : 9,5/10
Pour :
FireWire, Sortie-TV, lecteur biométrique, performances suffisantes, autonomie correcte, prix, support en ligne, disque SATA
Contre : 512 Mo, qualité des matériaux (rigidité).
Mise à jour le Mardi, 10 Novembre 2009 20:23
 
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