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Test du MacBook Pro 15,4 pouces classique 2012

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Écrit par Pascal Thevenier   
Mercredi, 29 Août 2012 12:26

Apple a profité de la WWDC en juin dernier pour mettre à jour sa gamme de portables avec les nouveaux processeurs Intel Ivy Bridge. Présenté en vedette de ce show médiatique, le nouveau « Retina » a presque fait oublier que la firme de Cupertino commercialise également un MacBook Pro « classique » de 15,4 pouces doté des mêmes composants. Le MacBook Pro 9.1 conserve le châssis « Unibody » qui n’a pas pris une ride depuis son lancement en fin 2008. Si l’extérieur ne change pas, le MacBook Pro 15,4 pouces « classique » haut de gamme cuvée 2012 renferme un Core i7 3720QM à 2,6 GHz et une GeForce GT 650m avec 1 Go de GDDR5. D’autres nouveautés issues de la plateforme Chief Rivier sont aussi au menu comme l’USB 3.0 qui arrive enfin sur les Mac…




Un design intemporel

En dessinant le châssis « Unibody », Jonathan Ive a eu la main heureuse. Les lignes épurées rendent tout simplement son design intemporel… D’ailleurs, malgré sa cure d’amaigrissement, le MacBook Pro Retina arbore la même identité visuelle. D’un point de vue « industriel », chaque coque « Unibody » est usinée dans un bloc d’aluminium par des machines-outils à commande numérique. Les trous pour les diffuseurs et les leds de charge de batterie sont des micros perforations au laser. Ce châssis monobloc garantit une excellente rigidité avec une seule pièce qui joue à la fois le rôle de structure de support pour les composants (carte mère, batterie, graveur, disque, etc) et de coque extérieure. Cette conception imaginée par Apple a d’ailleurs été reprise par les constructeurs d’Ultrabooks… Les portables conventionnels font appel à une structure métallique interne et à une coque extérieure en matière plastique. Notons au passage que sur les machines économiques, il n’y a pas de structure métallique interne, ce sont des nervures internes dans la coque en plastique qui assurent la rigidité.

Le design « Unibody » va également de pair avec un grand trackpad de 104 x 76 mm en verre et une vitre au pourtour noir placée devant l’écran. Le verre est le matériau idéal pour une zone tactile. Il ne s’use pas et offre une glisse parfaite ainsi qu’un toucher agréable. Plusieurs années après son intégration dans les MacBook, le touchpad en verre débarque sur certains ultrabooks comme les ZenBook d’Asus et le X1 Carbone de Lenovo…

La vitre caractéristique qui, par défaut, prend place devant l’écran 1440x900 contribue à la rigidité et à la protection de la dalle mais aussi au rendu « gloss ». En option (100 €), Apple propose une dalle en 1680x1050 avec ou sans cette vitre (la finition est alors mate). Enfin, malgré une diagonale de 15,4 pouces, le MacBook Pro est assez compact avec 364 x 249 x241 mm et pas trop lourd : 2,56 Kg.


Evolution du MacBook Pro…

Les MacBook Pro commercialisés entre 2008 et 2009 faisaient toujours appel à un Core 2 Duo et ont été les premiers à offrir une solution à deux processeurs graphiques. En optant pour le duo GeForce 9400 et GeForce 9600m GT, Apple a fait d’une pierre deux coups. En effet, la solution proposée par NVIDIA était non seulement plus performante que la combinaison classique d’un chipset Intel (northbridge et southbridge) et un GPU externe mais elle nécessitait aussi une puce de moins.


En 2010, Apple remplace les bons vieux Core 2 Duo Penryn par les nouveaux processeurs Core Arrandale. Grâce à la nouvelle architecture et à la présence de l’Hyperthreading, les performances progressent de manière significative (+45%) malgré un recul apparent des fréquences. Toute la magie du mode Turbo fait son effet ! La GeForce 9400m cède sa place à l’HD Graphics intégrée au processeur et à son nouveau compagnon, le PCH (grosso modo un southbridge). La GeForce 9600m GT est quant à elle remplacée par une GeForce GT 330m sous cadencée par rapport aux spécifications de NVIDIA. Après une longue stagnation, les performances progressent modestement de 37%. Les MacBook Pro 2010 sont les premiers à « switcher » automatiquement et instantanément entre les deux GPU.


Avec les MacBook Pro 2011, Apple adopte les processeurs Core « Sandy Bridge » avec leur HD Graphics 3000 intégrée. Avec ces Quad Core dotés de l’HyperThreading et d’un mode turbo plus performant, les performances doublent (presque) selon les modèles comparés. Le plus gros changement se fait au niveau du GPU. Les GeForce GT 330m assez poussives sont remplacées par des Radeon HD 6750 presque trois fois plus véloces ! Les MacBook Pro 2011 sont aussi connus sous le nom » Thunderbolt » suite à l’intégration de la nouvelle interface haut débit. Apple fait par contre l’impasse regrettable sur l’USB 3.0…
Les actuels MacBook Pro 9.1 sont la septième génération de MacBook Pro « Unibody » depuis la version originelle lancée en octobre 2008. Avec la troisième génération de processeurs Core (Ivy Bridge), les performances progressent encore et toujours mais surtout au niveau de l’iGPU. L’HD Graphics 4000 est plus performante que la GeForce GT 330m des MacBook Pro 2010. Apple revient également à ses premières amours avec une GeForce GT 650m fortement cadencée et presque 25% plus rapide que la dernière Radeon utilisée dans le 3D Mark Vantage. L’USB 3.0 fait enfin son apparition ! Par rapport aux premiers MacBook Pro « Unibody », les performances des MacBook Pro 9.1 ont été multipliées par 3,4 au niveau du processeur et par 5,5 au niveau du GPU dédié (4,5 pour le GPU intégré).


Connectique rapide

Le châssis « Unibody » restant identique, le MacBook Pro 15,4 pouces 2012 n’offre pas plus de ports que les modèles précédents. On retrouve ainsi le port Thunderbolt, la nouveauté de l’an dernier, mais les deux ports USB passent enfin à la norme 3.0 ! Les périphériques externes rapides comme les disques durs ou les clés USB 3.0 ne seront plus bridés à ~30 Mo/s. Mieux, il suffit de laisser les périphériques sédentaires sur un hub USB 3.0 et connecter uniquement ce dernier au MacBook Pro… Avec 5 Gbps soit 600 Mo/s au total, l’USB 3.0 est parfaitement adapté à ce type de branchement. Côté performances, aucun souci à se faire, les ports USB 3.0 sont ceux du PCH Intel…


D’ici peu, le port Thunderbolt deviendra « plus utile » grâce à l’arrivée prochaine de « docking stations » à cette normes comme la Matrox DS1. Via la connexion Thunderbolt (10 Gbps), elles offriront selon les modèles : une interface Ethernet, des ports USB 2.0 et 3.0, une sortie HDMI ou DVI, des entrée et sortie audio, etc.


Le lecteur SDXC passe aussi à l’USB 3.0. Avec une carte SanDisk Extreme Pro de 8 Go annoncée « jusqu’à 95 Mo/s », nous avons mesuré au maximum 81 Mo/s en lecture et 36 Mo/s en écriture séquentielles.
Enfin, les MacBook Pro 9.1 conservent un port Firewire 800, cher à Apple. Plus performant que l’USB 2.0, il n’a depuis l’arrivée de l’USB 3.0 plus qu’un intérêt de rétro compatibilité avec d’anciens périphériques…
Au niveau sans fil, Apple s’en tient toujours au 802.11n et conserve la puce Broadcom BCM4331 PCI-Express. Les performances Wifi dépendent fortement du point d’accès mais avec notre Netgear WNDR4500, elles sont comparables à celle du modèle 2011 et excellentes. Le contrôleur Bluetooth évolue et adopte la version 4.0 de la norme.


Ivy Bridge et Kepler

Le MacBook Pro 15,4 pouces 2012 profite d’un processeur Intel Ivy Bridge en 22 nm 3D et d’une puce graphique Nvidia Kepler en 28 nm. A titre indicatif, le modèle 2011 reposait sur un Sandy Bridge en 32 nm et une WhistlerPro en 40 nm. Après un bref passage chez AMD, Apple revient donc chez NVIDIA comme pour le modèle 2010…


Intel Core i7 3720QM
Depuis 2011, les MacBook Pro 15,4 pouces reçoivent exclusivement des Core i7 Quad Core et les Sandy Bridge cèdent leur place aux Ivy Bridge. Si les nouveaux processeurs sont gravés plus finement, leur TDP reste inchangé en raison d’un montée en fréquence et de l’augmentation de la puissance de calcul de la puce graphique embarquée. Le MacBook Pro que nous testons ici exploite un Core i7 3720QM à 2,6 GHz. En mode Turbo, il grimpe jusqu’à 3,6 GHz quand un core est en charge. La fréquence maximale descend ensuite à 3,5 GHz sur deux cores et à 3,4 GHz à partir de trois cores. Au final, par rapport au dernier modèle 2011 haut de gamme équipé d’un Core i7 2760QM à 2,4 GHz, le gain sur la fréquence de base est de 200 MHz mais il n’est que de 100 MHz dans les différents modes Turbo. Au repos, les Ivy Bridge fonctionnent à 1200 MHz soit 50% plus vite que les Sandy Bridge.


La principale avancée des Ivy Bridge est la gravure en 22 nm 3D qui permet à Intel de monter en fréquence et intégrer une puce graphique nettement plus puissante sur une surface plus faible. Un Sandy Bridge mesure 216 mm² et compte 1,16 milliard de transistors tandis qu’un Ivy Bridge se compose de 1,4 milliard de transistors étalés sur seulement 160 mm². Le TDP étant toujours de 45 Watts, la chaleur est concentrée sur une surface plus faible. Intel a donc porté la température de fonctionnement interne maximale de 100°C sur les Sandy Bridge à 105°C sur les Ivy Bridge. Il n’est donc pas anormal d’observer des températures plus élevées au cœur des Ivy Bridge…


Par rapport aux Sandy Bridge, les nouveaux Ivy Bridge prennent en charge les mêmes jeux d’instructions : MMX, SSE (jusqu’au 4.2), EM64T, VT-x, AES et AVX. Les caches sont également identiques avec 32 Ko de L1 pour les données et 32 Ko de L1 pour les instructions ainsi que 256 Ko de L2 par cœur et enfin un LLC de 6 Mo.
Le contrôleur PCI-Express a par contre évolué et supporte maintenant la norme 3.0. Grâce à un encodage en 128/130 bits au lieu de 8/10bits, seul 1,6% de la bande passante est « perdue » contre 20% auparavant. En combinaison avec un passage de 5 GT/s à 8 GT/s, le PCI-Express 3.0 offre une bande passante 2x plus élevée que le PCI-Express 2.0. Comme leurs prédécesseurs, Les Ivy Bridge offrent toujours 16 lignes PCI-Express.
Le contrôleur mémoire supporte à présent la DDR3L à 1,35 volt. Côté fréquences, les Ivy Bridge comme les Sandy Bridge des MacBook Pro 15,4 pouces supportent la DDR3 à 1600 MHz.
Au final, les plus grosses avancées viennent de la partie graphique. L’HD Graphics 4000 embarque 16 unités de calcul au lieu de 12 dans l’HD Graphics 3000 et les unités VS/GS, Setup/Rasterize, Hierachical-Z et Hardware Clipper ont été optimisées. L’HD Graphics 4000 supporte DirectX 11 et OpenGL 3.1 ainsi qu’OpenCL et décode les flux vidéo H.264, VC-1 et MPEG-2.

NVIDIA GeForce GT 650m
Le choix d’une puce de la famille Kepler n’est pas étonnant vu la performance par Watt élevée délivrée par ces GPU. En outre, au moment de la conception des machines, AMD ne proposait pas encore de GPU mobiles en 28 nm…
Le MacBook Pro 9.1 embarque une GeForce GT 650m en 28 nm (GK107m) qui dispose de 384 Cuda Core cadencés à 774 MHz (900 MHz sur le modèle Rétina probablement en raison du surplus de pixels à piloter), 32 unités de texturing et 16 ROPs. Ce GPU est en quelques sortes ¼ de GK104 (GeForce GTX 680) ! En effet, il se résume à une seule unité GPC (au lieu de quatre). On retrouve donc un contrôleur PCI-Express 3.0, un GigaThread Engine, un cache L2, deux contrôleurs mémoire en 64 bits qui créent un bus mémoire 128 bits et l’unité GPC. Cette dernière se compose d’un Raster Engine commun à deux blocs SMX (avec chacun leur Polymorph Engine 2.0). Le GK107 mesure seulement 118 mm² mais compte quand même 1,3 milliards de transistors.

Dans les MacBook Pro, la liaison entre le CPU et le GPU est bien de type PCI-Express 3.0 mais seules 8 lignes sont utilisées, 4 autres sont exploitées par le contrôleur Thunderbolt. Ce choix n’est pas pénalisant pour les performances vu les débits atteints par le nouveau bus PCI-Express (32 Go/s). Cette configuration était déjà de mise sur les modèles 2011 mais en PCI-Express 2.0. Apple n’a pas installé une débauche de mémoire vidéo avec « seulement » 1 Go mais a retenu de la DDR5 à 1 GHz qui offre une bande passante de 64 Go/s. Nos tests avec GPU-Z en tâche de fond ont montré qu’aucun Boost n’est utilisé : En 3D, le GPU fonctionne constamment à 774 MHz. La GeForce GT 650m prend en charge DirectX 11, OpenCL, OpenGL, CUDA, 3D Vision et PhysX. Le moteur PureVideo HD de cinquième génération décompresse matériellement les flux MPEG-1, MPEG-2, MPEG-4 et H.264 jusqu’en 4K et les VC-1 et WMV9 jusqu’en 1080p.
Le TDP du GK107 n’est pas communiqué de manière officielle par NVIDIA. Il serait de l’ordre de 30~35 Watts (et probablement un rien inférieur à celui des Radeon HD 7xxx de la génération précédente).


Le GK107 à droite est ¼ de GK104...


PCH HM77
Par rapport au HM65 Cougar Point, le HM77 Panther Point apporte la prise en charge de l’USB 3.0. Un petit détail qui vaut son pesant d’or ! L’USB 3.0 ne bride plus les disques durs voire les SSD externes ni les clés USB rapides. Le reste de la connectique est inchangé avec les 2 ports SATA 6 Gbps exploités. La connexion avec le processeur est toujours de type Direct Media Interface. Avec une gravure en 65 nm et un TDP de 4,1 Watts, le PCH fait tâche au milieu des composants gravés en 2x nm…


Performances

Nous avons repris les scores obtenus par les MacBook Pro 15,4 pouces de 2010 et 2011 respectivement équipés de Core i7-2720QM 2,2 GHz et Core i5-540M 2,53 GHz pour les comparer à ceux du MacBook Pro 9.1 (2012). De 2010 à 2011, les performances ont quasiment doublé. Cette fois, les gains sont nettement moins impressionnants. Si on peut observer des performances de 12 jusqu’à 28% plus élevées, il ne faut pas perdre de vue qu’entre les modèles 2011 et 2012 testés, l’écart des fréquences de base est de 18% mais de seulement 10% en mode Turbo (3,6 GHz contre 3,3 GHz)… Par rapport à un MacBook Pro 15,4 pouces Late 2011 (donc à 2,5 GHz) les écarts seraient encore plus faibles…


MacBook Pro 2012 : Core i7-3720QM 2,6 GHz | GeForce GT 650m 1 Go | 8 Go
MacBook Pro 2011 : Core i7-2720QM 2,2 GHz | Radeon HD 6750m 1 Go | 4 Go
MacBook Pro 2010 : Core i5-540M 2,53 GHz | GeForce 330m GT 256 Mo | 4 Go
Timeline X 4820 TG : Core i3-330 2,13 GHz | Radeon HD 5650m 1 Go | 4 Go

Nous avons utilisé Cinebench R11.5 pour tester les performances de l’HD Graphics 4000 sous OS X grâce à GfxCardStatus qui permet de sélectionner manuellement le GPU utilisé. Avec un score de 23,75 fps, elle est 37% plus rapide que la GeForce GT 330m du MacBook Pro 2010 (17,34 fps) et plus de 2x plus rapide que l’HD Graphics 3000 (11,7 fps).



MacBook Pro 2012 : Core i7-3720QM 2,60 GHz | GeForce GT 650m 1 Go | 8 Go
MacBook Pro 2011 : Core i7-2720QM 2,20 GHz | Radeon HD 6750m 1 Go | 4 Go
MacBook Pro 2010 : Core i5-540M 2,53 GHz | GeForce 330m GT 256 Mo | 4 Go
Timeline X 4820 TG : Core i3-330 2,13 GHz | Radeon HD 5650m 1 Go | 4 Go
Asus X53SC : Core i3-2310M 2,10 GHz | GeForce GT 520mx 1 Go | 4 Go

Dans notre panel de jeux, la GeForce GT 650m est entre 27 et 53% plus puissante que la Radeon HD 6750 1 Go du MacBook Pro 15,4 pouces haut de gamme de début 2011. Vu sous un autre angle, la GeForce GT 650m offre grosso modo en 1680x1050 les mêmes performances que la Radeon HD 6750 1 Go en 1440x900. Elle permet de faire tourner de très nombreux jeux jusqu’en 1680x1050 en très haute qualité avec antialiasing 4x et anisotropic filtering 8x. Seuls quelques titres qui restent lourds malgré leur âge comme Crysis ou S.T.A.L.K.E.R. demandent des « concessions », entendez ne tournent pas de manière fluide en 1680x1050 avec AA 4x et AF 8x en qualité très élevée... Sniper Elite V2 semble poser visiblement des problèmes à moins d’avoir un « bon gros PC gamer » avec une carte graphique haut de gamme.



Autonomie, consommation et nuisances

Par rapport à la génération précédente, l’autonomie ne change pas vraiment. Lors de notre test, le MacBook Pro 2011 avait atteint 7:50 sur batterie. L’exploit a presque été réédité cette fois avec 7:45…
Avec les modes Turbo et le passage sur le GPU dédié dans certains cas, l’autonomie du MacBook Pro est très variable. Ainsi, en utilisant SmallluxGPU, la machine consomme jusqu’à 78 Watts et l’autonomie est de l’ordre de 1 heure ! Inversement, en laissant le portable au repos, c’est-à-dire en mode lecture de document, la consommation peut descendre à seulement 7,5 Watts avec le rétro éclairage de l’écran sur 4 et celui du clavier désactivé. L’autonomie dépasse les 10 heures… Laissé au repos mais avec les deux rétro éclairages au maximum, la consommation atteint 12,9 Watts, soit une hausse de 72% pour et autonomie réduite à un peu plus de 6 heures… Le comportement est similaire lors de la lecture de vidéos Flash en 1080p depuis Youtube : 5 ½ heures avec l’écran sur 4 et le rétro éclairage clavier éteint mais seulement 4 ½ heures avec les rétro éclairages au maximum. A noter que lorsque le navigateur télécharge la vidéo en local, la consommation est plus élevée que lors de la seule lecture.


Le MacBook Pro 15,4 pouces 2012 en charge maximale sous SmallluxGPU


Nous avons mesuré la consommation du MacBook Pro durant de nombreux tests. Elle ne dépasse pas les 80 Watts sous OS X et nous n’avons plus observé le phénomène de décharge significative de la batterie sur secteur qui se produisait sur le modèles Early 2011 durant certaines activités très soutenues. Côté prise, le wattmètre a relevé un maximum de 92 watts sous Windows 7 contre 88 Watts sous OS X. Cette fois, tout semble mieux harmonisé même si la recharge de la batterie reste laborieuse en usage soutenu.

Côté bruit et ventilation, le MacBook Pro 2012 se comporte grosso modo comme son prédécesseur. Les ventilateurs finissent à 6200 rpm dans les jeux, lors de rendus 3D ou durant des transcodages vidéo. Dans ces conditions, le niveau sonore est de l’ordre de 40 dB(A)… Au repos ou du moins tant que les ventilateurs restent à 2000 rpm, le MacBook Pro est pour ainsi dire inaudible.
Le bruit des ventilateurs devient gênant à partir de 4500 rpm. Pour une tâche donnée, les ventilateurs du modèle 2012 s’activent à une vitesse plus faible (5200 rpm) que ceux du modèle 2011 (6200 rpm) sans pour autant égaler le modèle 2010 (4200 rpm). Plus d'infos sur ce test précis sont disponibles dans le forum
En charge, le CPU pique des pointes à un peu plus de 100°C avec une moyenne de 95°C lors de notre phase de benchs 3D. Le GPU reste plus cool avec une moyenne de 86°C et des pointes à 90°C. Les tests ont été réalisés en pleine canicule avec un air ambiant à plus de 30°C ! Des phases de throttle ont été observées mais vu la température, difficile de blâmer le système de refroidissement… Malgré ces conditions extrêmes, le MacBook Pro 9.1 produit des performances très constantes (certainement plus faibles que si les tests avaient eu lieu à 22°C laissant ainsi plus de latitude à l’activation du Turbo). Bien que très chaud en surface (plus de 40°C sur le clavier), le MacBook Pro est resté relativement « exploitable » posé sur un bureau, ce qui est assez exceptionnel vu la situation…


Ecran

Le MacBook Pro 9.1 que nous testons cette fois est équipé d’une dalle en 1680x1050. Il s’agit d’une LTN154MT07 (Samsung) déjà livrée sur les modèles 2010 et 2011. De type TN à rétro éclairage LED, elle est de très bonne facture avec un noir à 0,4 cd/m² et un blanc à 300 cd/m² soit un excellent contraste de 750 à 1. L’angle de vision horizontal est assez large, à l’inverse de l’angle vertical. A défaut de dalle IPS ou VA, ce TN plutôt haut de gamme ne dénote pas surtout si on le compare à la moyenne des écrans actuels qui produisent un noir à plus de 1 cd/m² !


Et le reste ?

Beaucoup de choses n’ont pas changé par rapport au modèle 2011 (ou même par rapport au premier Unibody) comme le clavier, le trackpad, le superdrive, le Wifi 802.11n, les speakers 2.1 ou encore la camera. Contrairement au Retina, le MacBook Pro classique conserve sa rangée de leds vertes qui témoignent de la charge de la batterie, la led blanche de veille, le port infrarouge pour la télécommande et l’encoche Kensington. En usage standard, il n’y a rien à reprocher à cette machine à part la présence en série d’un antique disque dur de 750 Go à 5400 rpm (un Toshiba MK7559GSXF HDD2J60 comme sur le modèle 2011)… Une fois remplacé par un SSD, la machine est un véritable régal !


Un disque dur mécanique est anachronique dans une telle machine.



Conclusion

Malgré un lancement simultané, le MacBook Pro classique passe presque inaperçu à côté du MacBook Pro Retina et du battage médiatique qui l’accompagne. Il est vrai qu’extérieurement, le MacBook Pro 9.1 est identique aux modèles précédents et de nombreux autres composants sont inchangés… Mais ce n’est pas forcément un défaut car le châssis et une grande partie de ces composants sont éprouvés. Si la partie CPU de l’Ivy Bridge n’est pas aussi impressionnante que prévu, l’HD Graphics 4000 est une évolution sympathique. Les réelles avancées viennent de la GeForce GT 650m nettement plus musclée que les dernières Radeon HD 6770 et de l’USB 3.0 qui faisait franchement défaut au modèle 2011.

Au niveau tarif, Apple pousse en avant le Retina « premier prix ». Le modèle 2,3 GHz, 8 Go, SSD 256 Go et GeForce GT 650m 1 Go est vendu au même tarif que le classique haut de gamme à 2,6 GHz avec 8 Go, disque dur de 750 Go et GeForce GT 650m 1 Go. Il ne faut cependant pas perdre de vue que la configuration du modèle Retina est « figée » alors qu’il est très facile et peu coûteux d’upgrader un classique avec un SSD de 256 Go voire 512 Go et 16 Go de RAM… En outre, le SuperDrive peut toujours céder sa place à un disque dur. Le choix est donc assez cornélien, d’autant plus qu’Apple a poussé la mesquinerie jusqu’à limiter la mémoire graphique du MacBook Pro classique 2,3 GHz à seulement 512 Mo ! Chacun jugera en fonction de ses besoins et son budget.
Le prix du MacBook Pro « Unibody » haut de gamme étant pour ainsi dire invariable chez Apple, cette cuvée 2012 s’avère plus intéressante que la précédente notamment grâce à la GeForce GT 650m et à la présence de l’USB 3.0. Le MacBook Pro 9.1 est certainement le plus abouti de la série (et peut-être le dernier classique) !

Mise à jour le Vendredi, 15 Mars 2013 12:33